Edito : Une autre forfaiture de la classe politique

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L’on savait la classe politique extrêmement divisée, mais nul ne pouvait imaginer qu’elle était égocentrique au point de renier, voire remettre en cause ce qu’elle avait fait la seule condition non négociable de sa participation aux différentes joutes électorales, à savoir la mise en place d’un organe unique de gestion des élections. Par un fallacieux fétichisme de délai imparti pour la fin de la transition, la classe politique a remis en cause la possibilité de mettre en place le fameux organe unique. ” il ne reste plus que huit mois, on n’aura pas le temps de mettre en place cet organe unique, parce que nous n’accepterons qu’il y ait un jour de plus de prorogation “. C’est en substance ce qu’on entend de la part de certains leaders politiques. Comment la gravissime crise qui est celle du Mali peut laisser indifférent ceux qui sont censés nous gouverner ? Comment peut-il continuer à préparer le lit à d’autres militaires pour qu’ils s’emparent du pouvoir quelques mois après une autre élection présidentielle bâclée, tripatouillée, avec les mêmes organes qui ont montré leurs limites ?

Le refus de mettre en place un organe unique de gestion des élections au motif que le délai imparti est court, est non seulement une forfaitaire de la classe politique, mais aussi et surtout, prouve à suffisance qu’elle est immature, égocentrique et farfelue.

Par cette décision, pour le moins irresponsable, elle s’est non seulement discréditée aux yeux de l’opinion nationale, mais aussi, elle a prouvé qu’elle n’est pas digne de confiance d’où la nécessité de réaliser l’alternance générationnelle sur l’échiquier politique. Aujourd’hui, tout porte à croire que ce sont les anciens dignitaires du régime IBK qui sont à la manœuvre pour saboter la transition. Ils n’ont toujours pas digéré la chute de leur régime et sont prêts à mettre des bâtons dans les roues de la transition conduite par leurs bourreaux, à savoir les leaders du M5-RFP. Sinon, comment comprendre que tous les fora tenus sous IBK pour une sortie définitive de crise politique aient décidé de mettre en place un organe unique pour minimiser les contestations postélectorales, il n’a fallu que la chute de ce régime pour que les artisans de cette décision jurent par le Coran et la bible qu’il n’est pas possible maintenant de mettre en place un organe unique de gestion des élections ?

Il revient au M5-RFP et à la junte de s’assumer pour sortir le Mali de ces séries noires et interminables d’instabilité politique avec son corollaire de coups d’Etat à répétition, en dotant le pays d’institutions indéboulonnables et cela quel que soit le temps qu’il faut pourvu tout simplement qu’ils soient des modèles et qu’ils donnent le bon exemple de droiture, d’honnêteté, d’humilité, de probité et de patriotisme. En empruntant le droit chemin, que les autorités de la transition se rassurent qu’elles auront le soutien ferme et entier du peuple, pour le reste ” on s’en fout ‘ car selon un adage bien connu de chez nous, un ancien chef de village ne se battra jamais pour la prospérité de ce même village.

En somme, le colonel Assimi Goita, sur qui désormais le peuple fonde de l’espoir, doit s’assumer pour l’histoire et pour la postérité, en engageant d’ores et déjà les réformes indispensables pour le Mali kura. Si à l’œuvre l’on se rend compte que le délai imparti ne saurait être tenu, qu’il consulte le Premier ministre Choguel Kokalla Maiga et toute la classe politique pour ensuite prendre la décision de proroger de neuf mois afin de parachever l’œuvre entamée. Si l’ancienne majorité n’est pas d’accord, elle peut aller au boulevard de l’indépendance.

Youssouf Sissoko

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10 COMMENTAIRES

  1. Merci à Sissoko pour cette analyse pertinente de la situation actuelle au sujet de cette question d’organe unique.

    A mon avis, il appartient désormais à la société civile et aux citoyens lambda de prendre leur responsabilité face à cette ignominie d’une certaine franche de la classe politique à qui le peuple a donné suffisamment de chance pour qu’elle exprime tout son potentiel afin de sortir le Pays de la misère. Mais qu’ont ils fait de cette confiance du peuple, seulement à piller les maigres ressources du Pays pour s’enrichir avec les siens au détriment de l’écrasante majorité de la population.
    Comme si cela ne suffisait pas, ces politiciens restent impassibles à la souffrance du peuple et pire, sont opposés systématiquement à toute idée de changement pour améliorer la gouvernance du pays afin que le Pays puisse sortir de l’ornière.

    Comme vous l’avez si bien dit Mr sissoko, il appartient désormais au Président de la Transition et le Premier Ministre; sils veulent rentrer dans l’histoire par la grande porte, à s’inscrire dans cette voie qui mène vers le changement dans la gouvernance tant souhaité par les Maliens et qui est gage de paix et de prospérité pour notre Cher MaliBa.

  2. Toto tire nama
    Quand on suit ton raisonnement,on donnera raison à ceux qui dénoncent les hommes politiques des trentes dernières années.
    ON NE FAIT PAS LA POLITIQUE POUR DÉFENDRE DES PRINCIPES,MAIS POUR EMPÊCHER SON COLLÈGUE AU POUVOIR DE RÉUSSIR.
    Le régime de L’ADEMA PASJ a été combattu par le CNID,pas sur les principes car ils sont tous de la même tendance politique socialiste et de la grande famille du mouvement démocratique ,mais pour l’empêcher de réussir.
    Ensuite MOHAMED LAMINE TRAORÉ,vice président d’ALPHA OUMAR KONARÉ à la tête de L’ADEMA PASJ et son ministre de l’intérieur s’y est ajouté plus les héritiers de MOUSSA TRAORÉ conduits par CHOGUEL MAIGA.
    OUMAR MARIKO,après ses études,a créé son parti avec CHEICK OUMAR SISSOKO,toujours de la même tendance socialiste et de la famille du mouvement démocratique.
    Ils ont agrandi la famille,non pas des opposants,mais des aigris qui ne voulaient pas voir ALPHA OUMAR KONARÉ au pouvoir.
    ATT N’A PAS VOULU VIVRE ÇA.
    Il a appelé tout le monde à s’associer à la gestion du pouvoir sans poser des conditions de bonne gouvernance.
    Il n’a pas connu les mouvements sociaux qu’a connus ALPHA OUMAR KONARÉ.
    Pendant la transition de 2012,on a exercé la même politique haineuse contre DIONKOUNDA TRAORÉ aboutissant à le tabasser à mort jusque dans son bureau.
    On retrouve certaines des têtes contre ALPHA OUMAR KONARÉ.
    Avec la transition de cette année ,CHOGUEL MAIGA a décidé de ne pas gouverner avec ses camarades d’hier.
    On lui refait ce que lui et certains de ceux qui lui combattent aujourd’hui ont fait contre ALPHA OUMAR KONARÉ.
    La politique malienne des trentes dernières années se résument ainsi.
    En fait on a jamais fait de la politique,mais de la GUERRE contre ALPHA OUMAR KONARÉ,des AFFAIRES aux côtés d’ATT.
    Seul SOUMAILA CISSÉ versé dans l’opposition en 2013 a véritablement fait la politique contre celle d’IBK qui n’a jamais existé d’où une tension indéfinie.
    IBK a agi pour sauvegarder son pouvoir,pas pour défendre une politique.
    Face à lui,si ALPHA OUMAR KONARÉ aurait aimé avoir une opposition qu’a animée SOUMAILA CISSÉ dépourvue de haine envers le locataire de KOULOUBA,mais décidée à le pousser à agir dans le sens de la défense des INTÉRÊTS SUPÉRIEURS DU MALI.
    Les agissements actuels de la classe politique sont teintés d’une haine adressée à la personne de CHOGUEL MAIGA.
    On ne pense nullement au Mali,sinon on aurait milité pour une durée raisonnable de la transition c’est à dire qui permet les réformes nécessaires avant d’organiser les élections.
    OSER LUTTER,C’EST OSER VAINCRE!
    La lutte continue.

  3. C’est une malédiction pour le Mali d’ avoir telle classe politique ! Des gens assoiffés de pouvoir privés de tout sens de patriotisme jusqu’à nier l’ évidence que les conditions de dégradation imposent de prendre le temps qu’il faut pour aller sur de bonnes bases ! Ils veulent précipiter les élections pour maintenir leur système de décadence du Mali ! Vraiment ces gens méritent d’ être éliminer pour sauver le Mali ! Si le Mali doit être sauvé alors ces gens là vont être éliminés d’ une manière ou d’une autre !

  4. Choguel Kokalla MAÏGA n’aurait pas dû faire aux autres
    s’il avait eu l’intelligence de comprendre qu’on le lui ferait à son tour !

  5. Son excellence SISSOKO, l’idiot du village, arrête tes boniments, nous en avons marre ! …
    SANGARÉ, quand à toi, n’exclus pas Choguel lui-même aussi de ceux qui se sont ralliés à IBK – Si ce mec de Choguel avait préféré le Mali à la chienlit, il aurait pu se montrer patriote et non renégat aux temps IBK …
    Youssouf SISSOKO, on le sait sur AFRICABLE, le seul art que toi tu maîtrises dans ta vie, c’est bien entendu l’hypocrisie – Malgré ton idiotie débordante, comment peux-tu te permettre de vouloir qu’on épargne à Choguel ce que ce gars lui-même a allègrement infligé aux autres ? – La transition ne signifie point l’éternité, mais une brève période entre deux avènements importants – Choguel a quel mérite pour laisser des empreintes sur les destinées du Mali ? A chacun son tour chez le coiffeur ! – Tout arroseur sera arrosé lui-même aussi à son tour ! – Qui sème le vent récolte la tempête … – Ce ne sont là que certaines des lois inviolables de la Nature à ton attention, son excellence SISSOKO, l’idiot absolu !
    Je ne sais pas pourquoi toi aussi, tu as pu être, à l’insu général, un rédacteur en chef : un minable ignare haineux comme ça !

    • OH ! Monsieur
      Je crois que vous passez à coté d’une occasion historique d’être utile pour le Pays. Choguel n’a même pas fait encore deux mois vous parlez comme s’il était là depuis 30ans. Vous n’avez pas besoin d’insulter pour être compris ou entendu. Le Mali n’appartient à nous tous mais il s’agit d’un débat d’idée où chacun exprime ou avance ses idées.
      Personnellement, je m’en fout de savoir qui dirige la transition, l’essentiel c’est de mettre sur pieds des bases solides pour sortir le Pays de a situation où il se trouve. Et pour cela, on peut ne pas être d’accord mais la démarche mise en place par Choguel Maiga a le mérite d’être accompagné au stade actuel. EN tant que Malien observateur de l’évolution démocratique de notre Pays depuis mars 1991, nous n’avons pas eu de dirigeant méthodique et pragmatique à la taille de ce qu’a fait jusque là Mr Maiga.
      Certes, je partage l’idée qu’il est trop tôt de tirer un bilan de son passage mais cela présage d’un lendemain meilleur s’il maintient le cap, je voudrais dire que s’il arrive à se défaire des embuscades tendues par ces politiciens qui ont brillés par leurs incompétences pendant ces trente dernières années. Et j’ose espérer que vous n’en faites pas partie de cette race de politiciens décrits précédemment.

  6. SISSOKO, arrête tes boniments nous en avons marre ! …
    SANGARÉ, quand à toi, n’exclus pas Choguel lui-même aussi de ceux qui se sont ralliés à IBK – Si ce mec de Choguel avait préféré le Mali à la chienlit, il aurait pu se montrer patriote et non renégat aux temps IBK …
    Youssouf SISSOKO, on le sait sur AFRICABLE, le seul art que toi tu maîtrises dans ta vie, c’est bien entendu l’hypocrisie – Malgré ton idiotie débordante, comment peux-tu te permettre de vouloir qu’on épargne à Choguel ce que ce gars lui-même a allègrement infligé aux autres ? – La transition ne signifie point l’éternité, mais une brève période entre deux avènements importants – Choguel a quel mérite pour laisser des empreintes sur les destinées du Mali ? A chacun son tour chez le coiffeur ! – Tout arroseur sera arrosé lui-même aussi à son tour ! – Qui sème le vent récolte la tempête … – Ce ne sont là que certaines des lois inviolables de la Nature à ton attention, son excellence SISSOKO, l’idiot absolu !
    Je ne sais pas pourquoi toi aussi, tu as pu être, à l’issue générale, un rédacteur en chef : un minable ignare haineux comme ça !

  7. SANGARÉ, n’exclus pas Choguel de ceux qui se sont ralliés à IBK – Si ce mec de Coguel avait préféré le Mali à la ch ien lit, il aurait pu se montrer patriote et renégat aux temps IBK – Youssouf SISSOKO, on le sait sur AFRICABLE : le seul art que toi tu maîtrises, c’est bien entendu l’hypocrisie – Malgré ton idiotie débordante, comment peux-tu te permettre de vouloir qu’on épargne à Choguel ce que ce gars lui-même a allègrement infligé aux autres ? – La transition ne signifie point l’éternité, mais une brève période entre deux avènements importants – Choguel a quel mérite pour laisser des empreintes sur les destinées du Mali ? A chacun son tour chez le coiffeur ! – Tout arroseur sera arrosé lui aussi à son tour ! – Qui sème le vent récolte la tempête … – Ce ne sont là que des lois inviolables de la Nature, son excellence SISSOKO, l’idiot absolu – Je ne sais pas pourquoi toi aussi tu as être, à l’issue générale, un rédacteur en chef : un minable ignare !

  8. Petit sissoko, la classe politique malienne est plus mature que toi et ton mentor ki tenvoie déverser des balivernes sans queue ni tête. Pas un jour ne sera ajouté au temps restant, si tu cherches du travail sous la transition, mets-toi dès cet instant, sinon, les politiques vont récupérer leur pouvoir sous peu.

  9. On ne se bat plus pour le Mali,mais pour ses INTÉRÊTS POLITIQUES.
    CEUX QUI ONT DÉCIDÉ DE SOUTENIR IBK ET SON CLAN À EN FINIR AVEC NOTRE PAYS PAR DES DÉTOURNEMENTS COLOSSAUX DES DENIERS PUBLICS SONT DÉCIDÉS À DÉGAGER CHOGUEL MAIGA.
    Ils veulent lui payer son refus de les associer à son gouvernement.
    Ils ne pensent plus à l’assainissement de la pratique politique afin que la scène politique soit animée par des hommes politiques guidés à défendre des IDÉES,non à sauvegarder des intérêts.
    LA DURÉE DE LA TRANSITION EST INDIQUÉE POUR ÉVITER LA CONFISCATION DU POUVOIR PAR LES MILITAIRES.
    L’association avec ceux qui ont mobilisé les maliens pour provoquer la transition est une garantie de la cession du pouvoir à un pouvoir élu.
    L’inquiétude serait compréhensible pendant la présidence de BA NDAW qui a écarté la classe politique.
    Avec le M5-RFP à la PRIMATURE,c’est L’ESPRIT M5-RFP qui s’établit.
    Dès lors,le fétichisme de la durée de la transition ne doit plus être de rigueur.
    Il s’agit maintenant de s’engager à moderniser les institutions démocratiques,au lieu de penser aux élections.
    La transition de 2012 doit servir de leçon.
    Le fétichisme des élections a non seulement produit IBK et son CLAN,mais permis aux SÉPARATISTES de faire signer un accord les favorisant,la bataille suscitée de MAI 2014 est l’oeuvre d’un élu précipité.
    Il ne s’agit pas seulement de l’élection d’IBK à la PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE,mais du pouvoir qu’on a continué à donner à celui qui incarne la fonction malgré les erreurs impardonnables de son prédécesseur ATT qui a installé le JIHADISME au Nord du Mali.
    IL FAUT NÉCESSAIREMENT LIMITER LE POUVOIR DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE AVANT D’ENGAGER TOUTE ÉLECTION.
    C’est impératif car des erreurs encore du futur PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE,nous allons envier la Somalie.
    Le fétichisme de la durée de la transition doit laisser place au fétichisme de la modernisation des institutions démocratiques.
    La CEDEAO et la communauté internationale sont obligés de suivre les recommandations du peuple malien.
    LES SANCTIONS SONT CONTRE LES PUTSCHISTES,PAS CONTRE LES MALIENS.
    La CEDEAO agit pour permettre au peuple d’être souverain.
    On ne sanctionne pas pour sanctionner.
    On sanctionne pour permettre la SOUVERAINETÉ DU PEUPLE.
    Si la classe politique,la société civile,toutes les forces vives de la nation décident de la durée de la transition lors d’une assise nationale,personne ne peut s’y opposer.
    Si la CEDEAO s’oppose,elle va à l’encontre de L’ESPRIT qui fonde toute sanction contre la confiscation du pouvoir.
    Prendre son temps pour moderniser les institutions démocratiques,c’est éviter toute confiscation du pouvoir.
    En 1958,quand le GENERAL DE GAULLE est revenu au pouvoir à la suite d’une mobilisation populaire genre M5-RFP,il s’est attelé à corriger les insuffisances de la quatrième république avant d’appeler les français à élire les nouvelles autorités.
    Nous avons procédé ainsi en 1991.
    Mais en 2012,on n’a pas jugé nécessaire de convoquer une conférence nationale souveraine afin de corriger les insuffisances constatées à partir de 1992.
    Ce qui a encore suscité un autre COUP D’ÉTAT car les problèmes ont été occultés pour privilégier l’organisation des élections.
    Le fétichisme de la durée de la transition sert les ennemis de notre pays.
    Battons nous pour le fétichisme de la modernisation des élections.
    OSER LUTTER,C’EST OSER VAINCRE!
    La lutte continue.

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