Camp d’entraînement des gardes de N’Tomikorobougou : Une balle perdue tue une dame à Sirakoro-Dounfing

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    Il était 9 heures, quand Mme Camara Koniba Diakité était partie à la foire du quartier pour acheter du pain. Subitement, elle a été atteinte par une balle perdue dont la provenance serait le camp d’entraînement de N’Tomikorobougou. Sa position devant le vendeur de pain aurait permis à la population de déterminer la trajectoire de la balle. Un agent du camp, du nom de Djomo Camara, qui était non loin de l’action, a appelé immédiatement les pompiers qui sont venus attendre l’arrivée de la police, en disant qu’ils ne peuvent pas intervenir dans des affaires de balle perdue avant l’arrivée de la police.

    La lenteur dans l’intervention des secouristes a fait que la dame s’est vidée de son sang. Et la police, après avoir pris des photos, a emporté la balle assassine. D’après la police, cette balle tirée d’une arme appelée 12-7, aurait  perforé le ventre de la vieille de l’infortunée dame provoquant sa chute suivi de son décès. Son corps fut transporté à l’hôpital de Kati, où le décès a été constaté.

    Suite à cela, Djomo Camara, a interpellé sa compagnie, qui a dépêché une équipe sur place pour constater les faits. C’est ainsi que ladite équipe s’est présentée chez le mari de la défunte ; qui est un garde à la retraite. Les condoléances furent présentées par les officiers de la Garde nationale, qui se sont portés garants de financer toute la cérémonie funèbre et autres.

    Selon les habitants de Sirakoro-Dounfing, ce n’est pas la première fois qu’un tel accident survient. Ils ont indiqué que les balles de douze-sept viennent à chaque fois se fracasser contre les arbres ou les toits de maisons. Avant de dire que le problème a été évoqué devant les autorités, qui n’ont pas levé le petit doigt.

    Le garde Dramane Camara, premier garçon de la défunte et tous les membres de la famille sont inconsolables.

    Les habitants de Sirakoro-Dounfing, le cœur serré de se voir à la merci des balles perdues, dont ils n’entendent même pas le bruit, ont présenté leurs condoléances à la famille éplorée et sont restés inconsolables

    Abréhima Gnissama (stagiaire)

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