Pour avoir découpé son mari, père de ses 6 enfants : N.D et son féticheur écopent de la peine de mort !

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    La session de la Cour d’Assises au titre de l’exercice 2021-2022 continue. Ainsi, le jeudi 19 janvier dernier, les juges avaient au rôle une affaire d’assassinat incriminant une quadragénaire. Elle est l’auteure de l’assassinat atroce de son époux avec qui elle a eu 6 enfants durant une vingtaine d’années de mariage. Elle et son féticheur furent condamnés à la peine de mort pour Assassinat et complicité d’Assassinat, Charlatanisme, extorsion, dépossession frauduleuse et escroquerie.

    20 ans de vie conjugale n’ont pas empêché cette bonne dame de raccourcir la vie de son mari par coups de machette.

    Que s’est-il passé ?

    En effet, selon l’arrêt de mise en accusation et de renvoi devant la Cour d’Assises, le 8 novembre 2021, la meurtrière par ses initiales N.D, employée de Commerce de son état saisissait le Commissaire de Police de Kalaban-Coro d’une plainte contre D.C (le Féticheur) pour dépossession frauduleuse et escroquerie. Elle explique avoir fait connaissance du fétichiste-guérisseur traditionnel par le truchement d’une amie au moment où elle avait des soucis dans son foyer. N.D affirme qu’en dépit de multiples sacrifices effectués, ses problèmes ne faisaient que s’empirer, que D.C finissait par la convaincre que, d’après ses fétiches, son mari serait à l’origine de tous ses malheurs et projetait d’attenter  à sa vie tout en indiquant qu’il était impératif pour elle de prendre les devants.

    Aussi, déclare-t-elle, que conformément à son plan, advenu cette nuit, elle a entrebâillé la porte de la maison et les hommes de main de D.C sont venus enlever son conjoint pour l’assassiner et d’ajouter que depuis, celui-ci a détourné ses biens notamment 6 documents, relatif à des parcelles à usage d’habitation et des maisons bâties.

    Interpellé suite à la déclaration de sa cliente (N.D), le féticheur a réfuté ces allégations comme étant mensongères. A son tour, il a soutenu, pour sa défense,  que l’assassinat du mari de cette dernière était l’œuvre des propres mains de sa cliente, qu’après son forfait, elle s’était précipitée chez lui pour raconter la scène et solliciter son concours, d’ailleurs, qu’il avait pris soin d’enregistrer ses aveux sur son téléphone portable. Pour cela, qu’elle ne lui a remis qu’une parcelle à usage d’habitation et deux maisons bâties, à titre de rémunération de ses consultations fétichistes.

    N.D interrogée à nouveau, a fini par confesser son crime, c’est-à-dire l’assassinat de son propre mari en avouant qu’elle avait agi seule mais sur instigations de D.C, au motif que la victime (son défunt mari) projetait de la tuer. En plus, comme une envoutée, qu’elle avait dissimulé une machette dans la chambre conjugale avec laquelle, elle surprenait son mari dans son sommeil, après l’avoir asséné d’un premier coup à la tête,  qu’elle enchaînait avec un second coup, sous l’effet duquel la victime a rendu l’âme. Après son forfait, qu’elle a découpé le corps de la victime en morceaux qu’elle a mis dans 3 sacs pour les jeter dans la rivière, située entre les quartiers de Daoudabougou et Sogoniko.

    Le jeudi 19 janvier, les deux complices étaient devant la Cour d’Assises pour répondre de leur acte funeste. N.D pour l’Assassinat et D.C pour Complicité d’Assassinat, Charlatanisme, extorsion, dépossession frauduleuse et escroquerie. « Je l’ai tué pour ce qu’il me faisait subir dans le foyer » a déclaré N.D à la barre en justifiant son crime.

    Quant au féticheur D.C, il a maintenu son propos en disant qu’il a été sollicité par la meurtrière après l’accomplissement de son infraction pour l’aider à enterrer l’affaire. Chose qui va lui valoir ces chefs d’accusation : « Complicité d’Assassinat, Charlatanisme, extorsion, dépossession frauduleuse et escroquerie ».

    Après plusieurs heures d’horloges de débats sur ladite affaire, le jury a enfin statué en condamnant les deux accusés à la peine de mort.

    L’aboutissement du fétichisme peut être l’assassinat, qui se paye cash devant la justice.

    Par Mariam Sissoko

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