Mali: un journaliste enlevé dans le centre par des jihadistes (famille et association)

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Issiaka Tamboura, directeur de publication de l'hebdomadaire Soft
Issiaka Tamboura, directeur de publication de l'hebdomadaire Soft

Un journaliste malien a été enlevé jeudi dans le centre du Mali par des jihadistes présumés, une première depuis le début de la crise dans le nord du pays en 2012, a appris l’AFP samedi auprès de sa famille et d’une association nationale de journalistes.

“Issiaka Tamboura, directeur de publication de l’hebdomadaire Soft, a été enlevé jeudi par des jihadistes armés entre les localités de Boni et de Nokara (centre) et conduit vers une destination inconnue”, a déclaré à l’AFP un membre de sa famille, contacté par téléphone.

Le journaliste conduisait une voiture, était seul et détenait sa carte de presse au moment de son rapt, selon la même source. Il faisait souvent état des “exactions” des jihadistes dans le centre du Mali, a indiqué à l’AFP un autre membre de sa famille.

Le véhicule à bord duquel le journaliste a été enlevé aurait été retrouvé samedi au pied d’une colline dans le centre du Mali mais aucun des trois téléphones qui étaient en sa possession ne répondait, a affirmé à l’AFP une source de sécurité malienne.

L’enlèvement d’Issiaka Tamboura par “des hommes armés” a été confirmé par la Maison de la presse de Bamako, qui regroupe plusieurs associations de journalistes maliens. “Nous sommes très inquiets. Depuis le début de la crise malienne, des journalistes maliens ont été molestés, intimidés mais c’est la première fois qu’un journaliste malien est enlevé. Nous demandons sa libération immédiate”, a déclaré à l’AFP Alexis Kalembry, un responsable de la Maison de la presse.

Le Mali occupe la 115e place dans le classement mondial de la liberté de presse 2018 établi par l’ONG Reporters Sans Frontières (RSF).

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Les jihadistes ont été en grande partie chassés du nord du Mali ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire, qui se poursuit actuellement.

Cependant, les violences jihadistes ont non seulement persisté, mais se sont propagées du nord vers le centre et le sud du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires.

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1 commentaire

  1. Sangaré le pédé, Nfp le niais fou pourri, kinguikili et consorts vont encore dire que c’est Boua.
    Bonne année d’aigreur.

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