Réfugiés à Bamako, des Peuls dénoncent des exactions dans le centre du Mali

04 Mai 2018 - 14:56
Mis à jour: 9 ans
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Réfugiés à Bamako, des Peuls dénoncent des exactions dans le centre du Mali
peulh
Ils sont une petite centaine, majoritairement des femmes et des enfants, à avoir trouvé refuge dans un bâtiment inachevé de la banlieue de Bamako. Fuyant les affrontements interethniques du centre du Mali, ils dénoncent les exactions dont sont victimes les membres de la communauté peule. « Il y a ici 81 déplacés: 24 femmes, 38 enfants et 19 hommes. Vous voyez, ils vivent de manière précaire », a expliqué à l’AFP Oumou Touré, une bénévole venue porter assistance à ces Peuls arrivés mercredi à Dialakorobougou, à une dizaine de kilomètres de la capitale malienne. « Moi, j’ai été obligé de fuir Koprepen », l’un des deux villages d’où proviennent les réfugiés, dans la région de Koro, à plus de 700 kilomètres au nord-est de Bamako, explique un homme s’exprimant en langue peule. Dans une cour bordée de murs en parpaings et écrasée de chaleur, des femmes en boubous multicolores, foulards noués sur la tête, sont assises à côté d’un grand bidon d’eau en plastique bleu. Deux membres de l’association peule Tabital Pulaaku Mali préparent le repas dans de grandes marmites posées à même le feu. « Le fils du chef de village a été tué et son premier garçon a été blessé, les balles l’ont atteint au cou. Mon frère jumeau a été tué aussi. Un vieux de 70 ans a été tué », raconte Moussa Barry. « Une fois qu’ils ont tué les trois personnes, on a fui et ils ont mis le feu au reste. Ils ont aussi volé notre bétail. On est parti dans le village de Coumbawouro. Le chef de village et le maire nous ont dit d’aller à Bamako », ajoute-t-il. Les assaillants « portaient les tenues traditionnelles des chasseurs dozos », une confrérie traditionnelle présente au-delà des frontières du Mali, notamment en Côte d’Ivoire. Les dozos ne sont pas tous dogons, mais dans le centre du Mali, c’est bien le cas. – ‘Hommes et animaux’ – Les violences se multiplient depuis deux ans dans le centre du Mali entre Peuls, traditionnellement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, pratiquant majoritairement l’agriculture. Fin mars, l’ONU s’est dite « préoccupée par l’ampleur des violences intercommunautaires » dans le centre, évoquant un bilan d' »au moins une cinquantaine de morts ». « Lorsque les chasseurs arrivent, ils tuent les animaux, ils tuent les hommes et les dépècent comme ils dépècent les animaux », affirme une réfugiée du village de Youdjou. En visite dans le centre, le Premier ministre Soumeylou Boubeye Maïga a réitéré fin mars les engagements du gouvernement à « faire toute la lumière sur les violations et abus graves des droits de l’homme et à traduire en justice leurs auteurs ». La communauté peule accuse régulièrement les autorités de tolérer, voire d’encourager, les exactions de groupes de chasseurs traditionnels à son encontre, au nom de la lutte contre les jihadistes, ce que démentent catégoriquement les représentants de l’Etat. « C’est sûr que parmi les jihadistes, il y a des peuls, mais tous les peuls ne sont pas jihadistes et tous les +chasseurs+ ne sont pas dogons », souligne l’universitaire malien Moussa Coulibaly. – Expulsions – A la mi-avril, le maire de Koporona, à 32 km de la ville de Koro, Etienne Poudiougou, a ordonné à « tous les peuls » de quitter sa commune dans les 48 heures. Il sera « bientôt entendu par les enquêteurs », a déclaré une source judiciaire à l’AFP. La communauté peule dénonce également des exactions dans la région de Menaka, frontalière avec le Niger, où des attaques récentes contre des civils ont fait près de 50 morts selon l’ONU. Les circonstances de ces tueries restent floues, dans une zone où des affrontements opposent des jihadistes liés à l’organisation Etat islamique à la force française Barkhane et à l’armée malienne, parfois appuyées par deux groupes armés principalement touareg. Vendredi, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a exhorté tous les acteurs de la région de Menaka à « tout entreprendre afin d’épargner les communautés qui y vivent ». « Les actes de violences intercommunautaires ne sont pas rares dans cette région, notamment en cette période de l’année en raison des aléas climatiques qui rendent difficile l’accès à l’eau et aux pâturages. Ce qui est inhabituel, c’est l’ampleur de ces violences, le nombre de morts, de blessés et des gens qui ont fui », souligne la Croix-Rouge.

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Commentaires (16)

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Sangare
Sangare 8 ans
Il n’y a pas de genocide ! Il n’y aura jamais de genocide au Mali. Aucun de nos Leaders n’est capable de commettre un tel crime.L’armee avec des officiers superieurs d’origine multi-ethnique s’y opposera categoriquement.C’est Amadoun Koffa qui seme la confusion et entretient sciemment la confusion. Il a preche la Djihad dans ces regions et a trompe le petit peuple .Il paie ses partisans un salaire attrayant,leur offre femmes. Ceux qui accusent le gouvernement de genocide s’exposenr aux memes dangers que les partisans de Koffa.Ils se placent en position d’etre interroges par les Services de Securite d’Etat et si les preuves ne sont pas apportes ,il pourraient passer des annees en prison pour collaboration avec les djihadistes.Il semble qu’il y a des elements exterieurs qui poussent certains Maliens manipulables a attaquer ainsi le gouvernement.Si ce meme gouvernement a su garder le sang froid en traitant avec les criminels qui ont egorge devant la television plus d’une centaine de soldats Maliens sans armes,et qui ont egorge les hauts officiels locaux en poste a Kidal,ce meme gouvrtnement ne peut ordonner le massacre des civils citoyens Maliens.Notre armee tombe systematiquement dans des embuches et y a perdu des centaines de soldats.Personne parmi ces accusateurs n’a dit mot.Cette meme armee ne fera pas grace aux informateurs de Kaffa.
Sangare
Sangare 8 ans
Il est clair que les peulhs se trouvent dans une situation confuse tres difficile, Amadoun Kouffa opere dans les zones habitees par les Peulhs.Sans doute,certains peulhs se sont joints a lui.Les militaires viennent et abattent un certain nombre de peulhs denonces par la population pour diverses raisons,sans prevue de leur appurtenance a Kouffa.Voila la situation qui est creee et qui risqué de perdurer aussi longtemps que Kouffa ne sera pas abattu.Pour arreter une telle situation,et ne pas exposer la Communaute Peulhs aux vengeances et exactions injustes de certains groupes ehniques ,les Chefs peulhs doivent s'accorder sur un certain nombre de principes et prendre des decisions graves suivantes:Kouffa tue des innocents,des chretiens comme des musulmans. il agit en dehors de la croyance majoritaire islamique autorisee au Mali.Il n'a droit a aucun support et protection de la Communaute Peulh.En outré il porte une atteinte grave a cette Communaute.Il expose inutilement tous les peulhs a des actes ayant une connexite genocidaire.Les Chefs peulhs ont le devoir de proteger les Communautes peulhs.Par consequent,les Chefs peulhs doivent expliquer cette position aux populations et ordonner de denoncer Koffa et ses partisans et aider l'armee dans ses combats contre les groupes rebelles de Kouffa.Il est important d'accelerer l'elimination d'Amadoun Koffa.Par ailleurs,le Gouvernement doit se pencher sur le probleme qui prevaut depuis toujours entre agriculteurs et eleveurs dans ces regions de culture et d’elevage.L'elevage est aussi important que l'agriculture.Nous sommes dans un elevage extensif ou les animaux brouttent non seulement les herbes mais aussi les tiges de mil et autres restes herbaux laisses après les recoltes .Nous estimons que les gouverneurs des regions en accord avec le Gouvernement doivent affecter des espaces aux communautes d'elevage dans ces regions .Les peulhs doivent apprendre a cultivar certains herbages que les animaux aiment.Une grande partie de ces fourrages seront seches pour la saiaon seche et les animaux pourront aller paitre dans ces espaces de pature.Dea espaces pourront etre affectes le long du fleuve Niger et de certains scours d’eau.
Nfp
Nfp 8 ans
"L’état malien est l’auteur et donneur d’ordre de ce génocide à commencer par son chef qui a reçu et fait armer les chasseurs pour exterminer les peulhs" RIGOUREUSEMENT EXACT! "Qui a vu ou entendu l’état les rappeler à l’ordre à fortiori les sanctionner." RIGOUREUSEMENT EXACT! "Le général Sidi Touré a qualifié les peulhs de djihadistes sans réserve et précisé que la stratégie de l’armée est cliarement destinée à les éradiquer." RIGOUREUSEMENT EXACT! Mais comme toujours, si par malheur le génocide se produit, nous nous empresserons d'accuser d'une seule voix la communauté internationale, la France, les Pays-Bas, l'Allemagne, la Minusma , la planète Mars, et comme toujours, NOUS AURONS LA CONSCIENCE NETTE!!!
L'état malien est donneur d'ordre du génocide car c'est l'armée qui massacre les peulhs et c'est l'armée malienne qui a armé les chasseurs.
L'état malien est donneur d'ordre du génocide car c'est l'armée qui massacre les peulhs et c'est l'armée malienne qui a armé les chasseurs. 8 ans
Les partisans du génocide peulh mentent et essaient de couvrir les crimes contre les peulhs. Les peulhs n'ont aucun contrôle sur Amadou Kouffa et ses complices peulhs et non peulhs. Quand on devient un terroriste, on ne demande pas l'avis de sa communauté, on s'engage tout seul avec ses paires malfaiteurs. Le problème, c'est que l'armée malienne est devenue une milice génocidaire. Au lieu d'identifier et punir les terroristes, elle devient elle-même terroriste en commettant des crimes de faciès sur les innocent bergers peulhs, en armant les chasseurs donsos et les associations dogons, en enlevant, en assassinant et enterrant dans des fausses communes des innocents. L'état malien est l'auteur et donneur d'ordre de ce génocide à commencer par son chef qui a reçu et fait armer les chasseurs pour exterminer les peulhs. Le général Poudiougou, le ministre Amion Guindo ont particulièrement contribué aux massacres des peulhs par sentiment ethnocentriste et en utilisant leur fonctions étatiques. Le général Sidi Touré a qualifié les peulhs de djihadistes sans réserve et précisé que la stratégie de l'armée est cliarement destinée à les éradiquer. Qui a vu ou entendu l'état les rappeler à l'ordre à fortiori les sanctionner. Les peulhs sont tombés bien bas s'ils ne sont pas à mesure de répondre à ce petit ministre Amion Guindo et ces généraux assassins. L'état peut continuer à tuer les peulhs à travers les massacres de l'armée malienne et des chasseurs qu'il a armés. Les assassins paieront, c'est certain, c'est une question de temps.
yugubané
yugubané 8 ans
« Les assassins payeront, c'est certain, c'est une question de temps.» Çà, on n'a pas besoin d'être un prophète de l'Apocalypse pour prédire la guerre civile et la fuite de notre vaillante armée après l'avoir provoquée. Les ignares qui sont plus ou moins bienveillants avec ces assassins de Peuls semblent avoir oublié qu'il suffit de 2 pickups de terroristes pour que toute garnison prenne la clé des champs laissant les civils se débrouiller. Forćons les Peuls à prendre les armes, on verra si l'état et l'armée qui ont fui devant 312 Bilakorow du MNLA prendront leurs responsabilités. On verra aussi si ces fameux Dogons et Bambaras sortiront du bois pour résister. ????
mene
mene 8 ans
Que les peuls s'organise à combattre dans leur rang les terroristes qui tuent sans discernement. Les autres s'organisent pour combattre ces terroristes et pourquoi les bons peuls ne font pas autant pour purifier leur rang?
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