Tuerie de civils à Ouatagouna : Vague d’indignation et un deuil national de trois jours

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Comme lors des précédentes attaques, au Mali, le drame survenu, dans la nuit du lundi au dimanche dernier à Ouatagouna, a créé une vague de soutien et d’indignation. Le président de la transition Assimi Goïta a décrété un deuil national de trois jours pour rendre hommage aux victimes.

Les attaques simultanées menées dans quatre villages de la commune de Ouatagouna, au nord du pays, dans la nuit du dimanche 8 au lundi 9 août 2021, qui ont fait au moins 51 morts, ont provoqué une vague d’indignation au Mali et à travers le monde, et les messages de condamnation d’associations de droits de l’Homme, de personnalités publiques, de partis politiques… affluaient mardi. Le président de la transition malienne, Assimi Goïta, a décrété un deuil national de trois jours, pour rendre hommage aux victimes. Assimi Goïta a présenté ses « sincères condoléances aux familles durement éplorées ». Il a  « condamné avec la plus grande fermeté cet acte ignoble » et a assuré qu’il « ne restera pas impuni ». Pour le président de la transition, les Maliens doivent « rester unis, soudés et déterminés, dans cette épreuve, afin de poursuivre notre lutte contre le terrorisme.» Il a aussi indiqué que les forces armées « sont à pied d’œuvre, pour rechercher et neutraliser les auteurs de cette barbarie.»

L’ Association Malienne des Droits de l’Homme (AMDH) a condamné, hier mardi , avec « énergie », le masscre.  Elle a invité les autorités maliennes à assurer leur devoir régalien dans le cadre de la sécurisation des personnes et de leurs biens. Pour l’Association de défense des droits humains, les autorités judiciaires doivent diligenter l’ouverture d’une enquête judiciaire afin d’identifier et juger, le cas échéant, les auteurs de ces crimes graves constitutifs de crimes contre l’humanité. La Minusma, la mission des Nations Unies au Mali, a qualifié ces attaques délibérées contre les populations civiles « d’atteintes graves au droit international des droits de l’Homme et au droit international humanitaire. » Selon la Minusma, elles sont susceptibles d’être qualifiées de crime contre l’humanité par les tribunaux compétents. « Des dispositions sont en cours en vue du déploiement par la Minusma d’une mission sur le terrain pour sécuriser les lieux, ainsi que de l’intensification des patrouilles dans la zone affectée en coordination avec les Forces de défense et de sécurité maliennes. La Mission  aidera également à l’ouverture d’une enquête de droits de l’Homme afin de déterminer les circonstances dans lesquelles ces atrocités ont été commises et situer les responsabilités, afin d’aider les autorités maliennes à traduire en justice les auteurs de ces crimes », a précisé, dans un communiqué, la Minusma. Pour l’Association des Communautés de Culture Songhay en Mouvement-IR GANDA, les autorités politiques, administratives, militaires et sécuritaires régionales et internationales doivent tout mettre en œuvre pour que les auteurs de barbaries soient rapidement mis hors d’état de nuire, afin de circonscrire ce cycle de violence que connaissent le pays et le cercle d’Ansongo en particulier.

Ces attaques ont été aussi condamné par la classe malienne. « Un acte crapuleux et intolérable que je condamne avec la plus grande vigueur. Je demande aux autorités nationales de renforcer la protection et la sécurité de nos compatriotes dans les zones à risque », a indiqué dans un communiqué, l’ancien Premier ministre Moussa Mara. L’alliance Ensemble Pour le Mali (EPM) a condamné « fermement cette attaque violente, inhumaine et injustifiée. »

Housseini Amion Guindo dit POULO, ancien ministre et président du parti CODEM a appelé le gouvernement à tout mettre en œuvre pour garantir la sécurité de nos populations sur l’ensemble du territoire national et faire la lumière sur ces atrocités.

M.K.Diakité 

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