Une première grande avancée diplomatique entre la Russie et les États-Unis

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La chambre basse du Parlement russe a ratifié mercredi la prolongation pour cinq ans du traité de désarmement nucléaire russo-américain New Start, au lendemain d’un accord in extremis entre les deux grands rivaux géopolitiques.
Le vote est intervenu au lendemain de la première conversation entre le président russe Vladimir Poutine et son nouvel homologue américain Joe Biden. Les négociations sur le traité New Start étaient bloquées sous la présidence Donald Trump.
Prolongation maximale de 5 ans
“L’accord entre Moscou et Washington est prolongé pour la durée maximale possible – cinq ans – jusqu’au 5 février 2026”, a indiqué la Douma, dans un communiqué, après un vote unanime des députés présents en séance plénière et diffusé à la télévision. Le texte doit être examiné dans la journée par la chambre haute du Parlement russe.
 
Projet de loi soumis par Poutine
Mardi soir, le président Poutine avait soumis ce projet de loi à la Douma après son entretien téléphonique avec Joe Biden. Washington et Moscou avaient indiqué qu’un “accord de principe” avaient été trouvé pour prolonger ce traité qui doit expirer le 5 février.
 
Première grande avancée diplomatique depuis longtemps
La prolongation de la validité du texte est la première grande avancée diplomatique depuis des années entre les Etats-Unis et la Russie, dont les relations sont au plus bas depuis la fin de la Guerre froide, en raison de désaccords persistants sur de nombreux dossiers internationaux.
 
Dernier accord sur les armements nucléaires
Signé en 2010, l’accord New Start est le dernier accord sur les armements nucléaires liant les deux pays. Dans le détail, il limite les arsenaux de la Russie et des Etats-Unis à un maximum de 1.550 ogives déployées pour chacun de ces deux pays, soit une réduction de près de 30% par rapport au plafond précédent fixé en 2002. Il limite aussi le nombre des lanceurs et des bombardiers lourds à 800, ce qui reste suffisant pour détruire la Terre plusieurs fois.
 
Donald Trump ne l’avait prolongé que d’un an
L’administration Trump n’avait accepté sa prolongation conditionnelle que d’un an, le temps de négocier un accord plus global incluant la Chine, mais les pourparlers avec Moscou comme avec Pékin n’avaient pas abouti. Les États-Unis ont quitté sous Trump trois autres importants accords internationaux: celui sur le nucléaire iranien, le traité INF sur les missiles terrestres de moyenne portée et le traité Ciel ouvert de vérification des mouvements militaires et de limitation des armements. La Russie a en conséquence, elle aussi, quitté ce dernier accord.
Par: 7sur7.be

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