La Direction Nationale de l’Action Culturelle : Création, Mission et défis : (Entretien avec Abdoulaye Diombana, administrateur culturel, chef de la division Arts et lettres)

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Pouvez-vous nous parler de la Direction nationale de l’Action culturelle (DNAC) ?

La Direction nationale de l’Action culturelle a été créée suite à l’ordonnance N° 01-026/ P-RM du 02 août 2001, comprenant deux divisions, la division Arts et Lettres et la division Coopération Culturelle. Elle est née de l’éclatement de l’ex- Direction nationale des Arts de la Culture. Créée en 1976, cette structure culturelle englobait un domaine très vaste auquel étaient attachées la Bibliothèque nationale, l’actuelle Direction nationale du Patrimoine culturel et l’actuelle Direction nationale de l’Action culturelle. Ainsi, elle était, de sa création en 1976 à 1988, l’organe principal des grandes  rencontres culturelles telles que : la biennale artistique, la semaine nationale du patrimoine culturel.

Quelle est la mission de la DNAC ?

La mission de la Direction Nationale de l’Action Culturelle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la politique culturelle définie par le gouvernement. Elle est chargée de stimuler et de promouvoir la création artistique et littéraire à travers la diffusion des œuvres artistiques et littéraires, de favoriser les échanges culturels au plan international. Dans cette vocation, elle élabore les plans d’organisations et suivies de l’action culturelle. Elle coordonne et contrôle les services régionaux et subrégionaux chargés d’exécuter la mission de la DNAC au niveau des régions, cercles et communes. Depuis sa création, la DNAC organise sous la supervision du Ministère de la culture la biennale (Bamako, Ségou, Kayes, Sikasso) et les festivals.

Quelles sont les difficultés auxquelles la DNAC fait face dans l’exécution de sa mission ?

Avec l’avènement de la démocratie, la culture a connu un recul. Sa rencontre avec la modernité, au lieu d’être un pont, a été un fossé. La culture a perdu sa dimension qui s’étendait à notre comportement, notre savoir faire, notre faire savoir, notre savoir être, bref notre diversité. L’absence des règlements dans le secteur donne libre cours aux acteurs de tout bord dans l’organisation des manifestations artistiques et culturelles. L’autre difficulté de taille est le manque d’accompagnement financier avec moins d’un pour cent (0,46 %) du budget national alloué à la culture.

Quelles sont les attentes de la prochaine édition de la biennale prévue pour cette année à Bamako ?

 Cette édition comme celles précédentes de 2003,2005, 2008 et 2010 sera axée sur le message de la paix et la fragilité culturelle de notre pays. Elle sera aussi un teste de reconquête de notre harmonie culturelle, de notre vivre ensemble. Même si le nombre de participants et de compétitions est réduit, l’initiative est à saluer. Parce que le Mali a besoin de se retrouver, et la biennale est un bon cadre de brassage.

Réalisé par Bacaï Yalcouyé et Aly Bocoum

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