Interview presque imaginaire : IBK : « il y a des dogotoro et des mogotoro ! »

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Interview presque) imaginaire : IBK : « il y a des dogotoro et des mogotoro ! »

Depuis le  retour d’IBK  de Paris où, il vient de subir une intervention chirurgicale pour un adénome de la parathyroïde, sa résidence de Sébéninkoro ne désemplit pas. Ça rentre et ça sort. De jour comme de nuit. Comme dans un moulin. Au premier rang de ces visiteurs de la 23e heure, les politicards en quête de portefeuille ministériel. Ou d’un poste de « DG » ou de « PDG » d’une entreprise publique de la place. Les plus zélés, eux, rivalisent de courbettes sous le regard amusé de la première dame.  Ils sont prêts à tout pour montrer à IBK qu’ils sont prêts à donner leur vie pour lui. Comme ils le faisaient sous ATT. C’est au moment où l’un d’eux lui massait les pieds, que nous entrons dans le salon bondé de monde.  Au regard de l’importance des questions à aborder, IBK prend congé de ses encombrants visiteurs pour se mettre à notre disposition, juste à côté, dans le jardin. Dont les fleurs embaument l’air de leur parfum exquis.

 

Mr le président, vous avez rajeuni de vingt ans ?

 

Tu peux le  dire, Le Mollah ! Regarde comment ces toubibs gaulois se sont occupés de moi. Non seulement, je suis en bonne santé ; mais j’ai l’impression d’avoir retrouvé mes trente ans. Preuve, si besoin est, qu’il y a « dogotoro » et « mogotoro ».

 

C’est-à-dire ?

 

Les « dogotoro », ce sont les médecins qui s’occupent tellement bien de leur patient, que ce dernier se sent pousser des ailes. Le patient retrouve, d’un coup de bistouri, sa jeunesse ; tandis que le « mogotoro », c’est un médecin-boucher.

 

Un médecin-boucher ?

 

C’est-à-dire, ces médecins qui jouent au damier d’une main et, de l’autre, ils vous opèrent avec un couteau de cuisine.

 

Voulez-vous dire que, c’est pour échapper aux « mogotoro » de nos hôpitaux que vous vous êtes envolés pour la France où il y a de vrais « dogotoro » ?

 

Je suis en convalescence, donc ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit ! Je réaffirme que nous avons, au Mali, les meilleurs médecins d’Afrique, voire du monde.

 

Alors, pourquoi vous ne  vous êtes pas fait opérer à l’hôpital Gabriel Touré ou à l’hôpital du Point G ?

 

Parce qu’il y avait trop de coupures d’électricité !

 

C’est la seule raison, Mr le président ?

 

Non ! La vraie raison, c’est que mon cousin, François Hollande m’avait invité pour faire un tour, avec lui, sur son scooter.

 

Le même sur lequel il avait été photographié, quand il se rendait, nuitamment, chez Julie Gayet ?

 

Qui t’a raconté ça ? T’es dangereux, toi ! Pour tout te dire, c’est pour me déposer à l’hôpital sur son scooter, pas pour aller voir Sokona ou Ségolène !

Propos recueillis

par Le Mollah Omar

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