Transition en cours au Mali : Le Réseau des Femmes pour la consolidation de la paix exige l’implication des femmes

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Crée en 2018, le Réseau des Femmes pour la consolidation de la paix (RFCOPA) en collaboration avec la Fondation Friedrich Naumann a organisé, les 19 et 20 janvier 2021, à l’hôtel Salam de Bamako, un atelier de renforcement de capacités des femmes sur le thème : « Rôle et place des femmes dans le processus de la transition au Mali ». L’objectif général de cet atelier est de capitaliser les avis, propositions et préoccupations des femmes rurales et urbaines et proposer des solutions afin de contribuer à la réussite de la transition malienne ainsi que la situation sécuritaire du Pays.

La cérémonie d’ouverture des travaux de cet atelier était présidée par le représentant du Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Chiaka Magassa, secrétaire général dudit département, en présence de la présidente du Réseau des Femmes pour la consolidation de la paix (RFCOPA), Mme Traoré Fanta Coulibaly, du directeur Afrique de l’Ouest de la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté, Jo HOLDEN, de la représentante du maire de la commune III du district de Bamako, Mme Bagayoko Aminata Sanogo, de l’expert Aly Tounkara, des participants et d’autres personnalités. Après les mots de bienvenue de la représentante du maire de la commune III de Bamako, Mme Bagayoko Aminata Sanogo, la RFCOPA, Mme Traoré Fanta Coulibaly a fait savoir qu’il est important et nécessaire d’impliquer les femmes dans le processus de la transition en cours au Mali. Selon elle, cela passe nécessairement par la création d’un vrai cadre de dialogue constructif et inclusif avec les différents acteurs de développement au Mali. Enfin, elle a remercié la fondation Naumann pour son soutien. Quant au directeur Afrique de l’Ouest de la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté, Jo HOLDEN, il a indiqué que cette transition est l’ultime occasion pour le Mali de démocratiser son système politique, de se doter d’une Constitution et d’un corpus juridique qui répondent aux aspirations du peuple, mais surtout de mettre en place des institutions solides et durables animées par des hommes intègres, capables de propulser le pays sur les rampes du développement économique et du progrès social. « Ce combat ne doit pas être seulement l’affaire des hommes ; les femmes ont aussi leur place et un rôle qui leur est dévolu », a souligné Jo HOLDEN. Pour le représentant du Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Chiaka Magassa, le dynamisme des femmes du Mali, s’illustre par les milliers d’associations et d’organisations féminines, formelles et informelles, qui œuvrent au quotidien pour le bien-être des familles, des communautés et du pays entier. A ses dires, les femmes travaillent inlassablement, pour le retour de la paix, et pour la cohésion sociale, au sein des communautés. Selon lui, le Gouvernement de la République du Mali, demeure résolument engagé en faveur de la protection et la promotion des droits de la femme ainsi que son autonomisation, en témoignent les instruments juridiques internationaux et régionaux ratifiés dans ce sens. « Malgré ces efforts qui sont reconnus par tous, il reste encore beaucoup à faire, pour améliorer la participation des femmes, dans les instances de prise de décision », a précisé Chiaka Magassa. Enfin, il a indiqué que les recommandations issues de cet atelier seront utilisées à bon escient par son département.

Aguibou Sogodogo

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1 commentaire

  1. Nos pauvres femmes se comportent comme si le Mali doit s’arrêter pour les observer dans leur cinéma de tous les jours, comment peut-on dire que les femmes ne sont pas impliquées dans cette transition? Quel cinéma et fourberie de la part de cette structure? Nous sommes sidérés. Continuez ce cinéma et nous verrons comment les choses prendrons fin. Ce dont nous devons nous plaindre aujourd’hui dans ce pays, c’est de mettre les personnes qu’il faut à la place qu’il ne faut pas, c’est ce qui gangrène l’avancée de ce pays depuis toujours, mais surtout exacerbé par l’avènement de la démocratie dans le régime de Alpha Oumar KONARE et les pouvoirs successifs. Aucun pays ne peut se développer avec les comportements de nos dirigeants qui font fient des cadres compétents de ce pays et tant que cet aspects ne serait pas pris en compte, nous resterons longtemps dans l’ombre.

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