Retrait du droit de vote du Mali à l’Onu : Les petits poissons sacrifiés sur l’autel des gros requins

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Dans notre pays, pour sauver les gros poissons, nos dirigeants ont coutume de s’attaquer au maillon faible de la chaîne. Le président IBK ne saurait faire exception à cette douloureuse règle et pour cause !

Lors de sa tournée en 4ème région en décembre 2015, le président IBK a pointé dans son séjour de Bla son doigt accusateur sur certains de ses ministres. En substance, il a déclaré qu’on lui avait menti quand à l’électrification de ladite ville. Comme pour dire qu’à sa grande surprise rien n’en a été.

Auparavant, lors de sa visite à Niono, il a martelé avec toute la force nécessaire que les logements sociaux construits dans cette ville ressemblent à de petits poulaillers qui ne doivent abriter des êtres humains. La suite, on la connaît : le président de la République a tout simplement relevé le préfet du cercle de Bla, Bakary Ouonogo, en guise de sanctions de la «faute».

Pour prouver qu’il est le seul commandant à bord du bateau-Mali, sans passer par quatre chemins, il a relevé de ses fonctions, Sékou Kassé, l’ambassadeur du Mali auprès de l’ONU suite au constat de non versement de la cotisation bi- annuelle du Mali à l’institution internationale. Est-ce pour mettre en exécution la fameuse menace de son Premier ministre, Modibo Keïta, qui disait en substance que dans cette affaire des sanctions vont tomber ? Ou alors, est-ce parce qu’ils se sont partagés les rôles dans cette affaire aussi humiliante : l’un pour promettre les sanctions et l’autre pour les mettre à exécution ?

Mais, sous d’autres cieux, c’est bien le Premier ministre qui devrait rendre le tablier suite à cette affaire qui n’honore pas le Mali. En tous cas, c’est bien cela que la décence en politique commande !

L’on pourrait à présent se demander à juste raison pourquoi protéger les gros poissons aux dépens des petits. Dans tous les cas, c’est la première fois que le Mali n’a pas daigné payer sa cotisation à l’ONU pendant que la délinquance financière a le vent en poupe aux dépens du peuple travailleur !

Fodé KEITA

 

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