14 janvier sur l’ensemble du territoire ?

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L’interrogation est d’autant moins fortuite qu’elle est inspirée des affirmations d’une instance aussi sérieuse que le conseil des ministres du Mali. Mercredi dernier, en effet, son traditionnel communiqué hebdomadaire faisait état d’une restitution de la commémoration de la Journée du 14 Janvier à travers un résumé des activités ayant marqué cet événement. En dépit d’une perception plutôt mitigée dans l’opinion, la plus haute instance de décision gouvernementale se réjouit quand même d’une adhésion massive des Maliens à la cause et à l’appel des autorités pour magnifier d’un cachet particulier la journée commémorative de la Souveraineté Retrouvée. Par-delà cette grossière infantilisation, les observateurs ne sont pas moins médusés et abusés d’apprendre par la même occasion que cette nouvelle fête d’indépendance du Mali a été observée sur l’ensemble du territoire national. Or, ni les symboles de souveraineté ni l’administration ne sont assez suffisamment déployés pour ce faire. En atteste d’ailleurs le pied de nez des mouvements signataires de l’Accord trois jours plus tard à Kidal, une des nombreuses localités où l’absence des symboles de l’Etat fait obstacle à toute communion à la dimension nationale même quand elle est acceptée de tous.

Un avenant de 4 milliards environ pour une liaison électrique

D’un Conseil des ministres à un autre, les avenants de marchés publics abondent dans des proportions de plus en plus douteuses. Difficile de déterminer leur fréquence, mais on retient que le traditionnel rendez-vous gouvernemental de la semaine dernière en a connu un curieux épisode. Avec notamment un avenant que le Gouvernement a chichement conclu au profit de l’entreprise KALPATARU POWER TRANSMISSION LTD pour le montant faramineux de 3,776 milliards et un délai d’exécution de quatorze (14) mois supplémentaire. Ledit marché est relatif à la construction d’une liaison électrique de 225 Kilo Volts devant desservir les localités de Sikasso-Bougouni- Sanankoroba-Bamako. Le hic est que le montant initial n’est guère mentionné dans ledit communiqué qui est par ailleurs muet sur les facteurs ayant prévalu au non-respect du délai d’exécution par l’attributaire, pas plus les explications ne sont convaincantes sur les facteurs ayant engendré les surcoûts d’exécution. Et ça n’est manifestement pas l’évocation de coûts supplémentaires dans la fourniture des équipements et d’imprévus dans  l’exécution des travaux ou encore de cas de forces majeures qui peuvent dédouaner le bénéficiaire du marché de ses obligations dans le cahier des charges. Il y a en définitive anguille sous roche comme dans la plupart des avenants devenus légion, à défaut d’être le nouveau filon.

Rassemblées par la Rédaction

 

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