Abéïbara : Les travailleurs du PSPSDN plient bagages

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Les événements malheureux se succèdent dans le Nord-Mali. En début de semaine dernière il nous est revenu que des travailleurs du Programme spécial pour la paix, la sécurité et le développement du nord (PSPSDN), ont commencé à quitter leur poste en raison des exactions qu’ils subiraient de la part du mouvement national de libération de l’Azawad et de l’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Il s’agirait de médecins, d’enseignants et d’ouvriers qui travaillent sur les chantiers du PSPSDN. À ce jour, les islamistes et le MNLA réussiraient à anéantir tous les efforts de développement entrepris dans ces zones.  Au moment où il nous revient que les combattants maliens rentrés de Libye et cantonnés sur le site de Takalote, et l’armée régulière malienne, seraient en train d’envisager patrouiller ensemble pour sécuriser le Nord de notre pays. Pendant que le MNLA procéderait actuellement au recensement des élus locaux qui soutiennent sa cause et ceux qui «roulent» pour l’Etat malien.

Kidal : come-back des compagnons-déserteurs du colonel Bamoussa 

Dans le camp militaire de Kidal, on reste bouche bée devant le retour des déserteurs qui ont accompagné le colonel Bamoussa dans son forfait. Pour rappel, Bamoussa a naguère déserté des rangs de l’armée malienne, en compagnie de 17 autres militaires. Ces derniers sont revenus à Kidal (pas au camp),  selon nos informations. Pourquoi ? Les supputations vont bon train. À en croire certaines sources, le retour de ses déserteurs aurait un rapport avec le paiement des soldes des militaires. Car ils sont arrivés au lendemain du paiement des soldes des militaires.  Quant au colonel Bamoussa Diarra, il est toujours dans le maquis. De bonne source, on apprend qu’il a fait venir, il y a plus d’une semaine, quelqu’un pour chercher sa mère et ses parents proches. Pour revenir à ses compagnons revenus à Kidal, une question taraude les esprits : l’ont-ils laissé en rade ou sont-ils seulement venus prendre leur salaire ? On en saura plus dans les jours à venir.

Clin d’œil sur la propagande du MNLA

Le mouvement national de libération de l’Azawad, qui recense actuellement  les élus locaux favorables à sa cause, a des façons très particulières de recruter dans la partie nord du pays et d’essaimer son influence dans cette zone. Sa propagande est ainsi énoncée : « À toutes et à tous qui aviez oublié les actes horribles et terroristes du Mali dans l’Azawad, l’assassinat de tous les habitants du village de Kel-Essouk (marabouts des Keltamasheq) à 50km de Gao, les assassinats perpétrés à Ber, Léré et Alkite, qu’attendez-vous de ce Mali ?» C’est le matraquage quotidien auquel ont droit les populations dans le septentrion malien. Dans le même temps, la division se fait jour dans les rangs du mouvement national de libération de l’Azawad. À l’instar d’Iyad qui espère fonder une République islamique. D’après nos informations, un négociateur nigérien aurait rencontré Iyad. Mais celui-ci s’est dit opposé à la démocratie et proactif pour l’instauration de la charia. Algabasse n’a pas l’air très emballé par tout ceci d’autant qu’il est Arabe et se méfie des autres ethnies. Il faut dire que les ethnies dans cette zone ne s’aiment pas d’un amour sincère.

À quoi  joue l’état-major ?

Au moment où le besoin se fait le plus sentir au Nord-Mali, en ce qui concerne le matériel roulant, l’état-major général des armées établi à Bamako s’en préoccupe peu. La preuve c’est qu’aucun des 40 véhicules donnés par les USA n’est arrivé à Kidal. Sans être dans les secrets de partition de ces véhicules, bien d’habitants de Kidal ne comprennent guère cette attitude de l’état-major général des armées maliennes. Certains n’hésitent même plus à apostropher les autorités militaires. Où sont partis ces véhicules? En attendant une réponse venant de la haute hiérarchie militaire, il y a de quoi être médusé par cette attitude peu défendable de l’état-major des armées. Faut-il peut-être espérer qu’on saura se tenir, ici, à Bamako, à bonne distance de ces véhicules. Et donc les envoyer là où, le besoin se fait le plus sentir.

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