Affaire de perdiem à la police lors des législatives du 29 mars 2020 : Quand le Ministre noie le poisson dans l’eau

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Le manque de précision dans les documents administratifs est-il devenu une tare dans notre gestion d’état. Aucun responsable n’est à 100% à la hauteur de sa mission. En 2013, le candidat IBK avait tout promis au peuple, la lune, le ciel bleu, les étoiles, la planète Mars, Nepturne, Saturne etc…

Deux ans après, il revient dire au peuple «je ne savais pas que la situation était ainsi ». Alors qu’il était le mieux placé pour savoir le niveau de la crise malienne après avoir été Ambassadeur, Ministre des affaires étrangères, Premier ministre, Président de l’Assemblée Nationale, Président de la République. Il avait proclamé l’année 2014 année de la lutte contre la corruption finalement, elle est devenue celle de la plus grande corruption, que le Mali n’ait jamais connu.

Quant au Général Ministre de la sécurité, disons de la sécurité intérieure, nous avions l’habitude d’attirer son attention sur le fait qu’en démocratie, on ne tire pas sur des personnes non armées. Les instructions données à ses troupes ne rentrent pas dans le cadre du respect des droits de l’homme, car on peut faire respecter le couvre-feu sans passer par la brutalité ou l’assassinat de pauvre citoyen démuni de tout.

L’occasion lui a été donnée de prouver que son diplôme de Master 2 en stratégie de défense, sécurité, gestion des conflits et des catastrophes, ainsi que son brevet de l’école de guerre (enseignement supérieur de 2ème degré) sont mérités par sa façon d’opérer. On le sait également spécialiste en maintien d’ordre. Le couvre-feu devrait être une occasion pour lui de prouver son talent dans ce domaine à ne tirant ou ne blessant personne. Mais tel ne semble pas être le cas, vues toutes les bavures dénoncées dans les journaux. Aussi la police lui reproche, de n’avoir pas reçus toute la totalité de leurs perdiems à hauteur de ce qui est réglementaire.

C’est en fait après la dénonciation, de cette pratique décriée que le Ministre semble avoir donné des précisions qui ne sont d’ailleurs pas complètes. Il aurait dû dégager le nombre de jours qu’il fallait pour la présence des éléments suivant les localités dès le départ. C’est ça la transparence totale. Les policiers ne demandaient pas plus que cela. Certains mécontents pensent même que l’argent ainsi collecté servira à achever un nouvel immeuble en construction sis à Badalabougou Est probablement vous appartenant.

Journal CARREFOUR a été victime de cette pratique dans votre ministère. Savez-vous que vous devez au Carrefour les frais d’abonnement pour deux ans  n’ont payé jusque-là, sur un simple refus de votre conseiller à la communication, parce que nous avons critiqué certaines pratiques du département. Pourquoi, ne pouvons-nous pas penser que vous êtes dans une telle pratique depuis longtemps au même titre que votre conseiller à la communication ?

Au lieu d’aller combattre les djihadistes qui semblent limiter le pouvoir du Président IBK aux seules alentours des chefs-lieux de région, vous maltraitez de simples citoyens qui ne cherchent qu’à se nourrir, alors qu’en démocratie, lorsque les citoyens ne sont plus traités comme des humains à part entière, la démocratie devient une fiction Monsieur le ministre.

D’ailleurs pour les mêmes raisons la liberté de la presse et son pluralisme comme on le voit fréquemment en Europe est une condition du bon fonctionnement de la démocratie. Donc attention à la dérive totalitaire !

Seydou Diarra

 

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