Le Mali et l’imposture des négociations de Ouagadougou

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L’écrivain et universitaire malien Manthia Diawara déplore la solution de sortie de crise arrêtée dans la capitale burkinabè. Loin de sauver la démocratie, elle l’enterre un peu plus.

Le prséident par intérim Dioncounda Traoré aux côtés de l'ex-puschiste Amadou Sanogo, Bamako, 12 avril 2012 (REUTERS)

«I Djof Fama, I Djo, Mansa mina don te bi di» (Vous avez raison, mon roi, mais aujourd’hui n’est plus le jour où on arrête les chefs), Salif Keita (The Lost Album)

Beaucoup de gens se demandent aujourd’hui, comment faire revenir les Maliens à la raison. Pourtant les problèmes du Mali dépassent les frontières du territoire national, et sont par conséquent plus grands que les Maliens. Ils devraient peut-être se remettre à l’écoute de la chanson, «I Djo Fama» de Salif Keita, le prince du Mandingue, pour mieux prendre la mesure «des soleils des démocraties», et changer leur fusil d’épaule.

Salif Keita dit dans ce morceau qu’on a beau avoir raison, à cause du sang noble qui coule dans nos veines, ce n’est pas pour autant que l’on peut utiliser la force pour mettre fin au règne d’un chef.  Les temps sont révolus, où les princes arrêtaient d’autres princes pour les jeter en prison, les tuer, ou en faire des esclaves.

Nous, Maliens, sommes tous des princes, à l’aune de nos ancêtres —les Soundiata, les Tiramaghan et Daman Guilé— comme le chantent les griots; seulement, il faudrait savoir que les temps ont changé, et les règles de gouvernance avec.

Le premier constat qui saute aux yeux, en écoutant cette chanson du prince du Mandingue, est que les maliens ont besoin de plus de sagesse qu’il ne fallait au temps de leurs ancêtres et de tous les pseudo-traditionalistes et démagogues de l’Islam et de la souveraineté nationale.

La responsabilité d’ATT

Les maliens en veulent à leur ancien président, Amadou Toumani Toure, (ATT), pour deux raisons principales. D’abord les militaires ne lui ont jamais pardonné d’avoir enlevé le pouvoir de leurs mains, en arrêtant leur chef, Moussa Traoré. Mais, en regardant de plus prêt, ATT, comme Salif Keita, avait compris que les temps avaient changé, et que la dictature sanguinaire de Moussa Traoré ne pouvait durer sans risque de perdre tout le monde à cause de l’entêtement d’un tyran. D’autres diront qu’ATT a été pragmatique dans son attitude; mais les militaires, eux, ne l’ont pas oublié.

La deuxième raison pour laquelle ATT s’est attiré le courroux de la classe politique au Mali concerne la manière dont il est arrivé à la présidence, sans le concours des partis politiques déjà bien établis depuis la troisième république. On l’accuse alors d’avoir détruit la démocratie en faisant recours à un populisme soutenu par le clientélisme et la corruption.

Pendant ses deux mandats, ATT a pratiqué une politique de consensus qui octroyait de plus en plus de voix et de pouvoir aux chefs religieux, et par conséquent s’éloignait des valeurs républicaines.  La classe politique, pour survivre, était forcée de courtiser ce que les maliens appellent l’ATT-cratie.  Et cette classe, non plus, ne lui a pas pardonné de lui avoir ravi le pouvoir.

Lorsque les problèmes du Nord arrivent, avec, en plus, la défaite de l’armée malienne par les rebelles Touareg à Tessalit, toutes les haines des maliens convergent sur ATT.  Les maliens, aveuglés par l’irrationalité du nationalisme et la nostalgie des épopées de Soundiata, ne pouvaient trouver d’autres candidats pour faire face à cet affront provoqué par ATT.

Pourtant la situation du Nord est plus complexe et ne peut être réduite à la seule question nationale; à celle d’un pays qui serait affaibli par l’incompétence d’un seul homme, en fut-il le président. Un pays déjà enclavé, pauvre et dépendant pour sa survie, de voisins immédiats, et de l’aide néfaste et étrangère des occidentaux.

Il y a d’autres facteurs à la crise

Pour commencer, il faudrait dire que le Mali est victime du dommage collatéral de la guerre avec la Libye, qu’Obama, Sarkozy et l’éloquent philosophe, Bernard Henri Levi (BHL), n’ont pas su arrêter. Ainsi, en étant intervenus par obligation morale et en ayant éliminé Kadhafi pour asseoir la démocratie en Libye, ils ont contribué à la destruction de ce qui restait de démocratique dans un autre Etat, déjà fragile.

L’armée malienne est mise à mal dès les premières attaques des rebelles Touareg, issus de l’ancienne armée du Colonel Kadhafi, bien équipée et mieux formée que leurs ennemis du Sud. Il faut aussi ajouter que l’armée malienne, après avoir été écartée du pouvoir suprême par ATT, ne nourrissait plus les mêmes motivations pour se battre, ou même de mourir pour sauver son territoire, que des Islamistes d’Ansar dine, d’Aqmi/Al Qaida et du Mouvement de Libération National de l’Azawad (MNLA), mais aussi que le Boko Haram du Nigeria, ou le Ançar Islam de la Somalie. Au final, le Nord est devenu un eldorado d’intégristes, de trafiquants de drogues et d’esclavagistes qui ne pouvaient que profiter du vide constitutionnel.

On s’étonne aujourd’hui de ne pas voir Obama, Sarkozy et BHL s’alarmer, avec la même rigueur qu’en Afghanistan et en Libye, en voyant se constituer de jour en jour une armée d’intégristes musulmans qui ont déjà imposé la Charia à Tombouctou et Gao.

Il est tout aussi étonnant, sinon surréel, de voir les maliens de l’intérieur et de la diaspora, plus remontés contre un ATT que la junte a chassé à un mois de la fin de son dernier mandat, qu’ils ne le sont contre les Djihadistes qui avancent vers Mopti, ou contre les Occidentaux qui ont mal géré l’invasion de la Libye et rendu la région plus vulnérable aux attaques d’Al Qaida.

Seule la Cédéao semblait être plus réaliste en insistant sur le rétablissement de l’ordre constitutionnel. Pour une fois, beaucoup ont salué le rôle de la Cédéao qui, par la sanction et la menace de l’intervention militaire, avait réussi à faire venir à la raison la junte et les opposants d’ATT, qui  pensent, à tort, que leur seul salut se trouve dans ce putsch.

La junte garde la main

Nous avions pensé voir le début de la fin de notre cauchemar dans l’installation de Dioncounda Traoré, président de l’Assemblée Nationale, comme président intérimaire de la République, comme le stipulait la constitution. Mais voilà que les négociations de Ouagadougou, au lieu de renvoyer définitivement la junte dans les casernes, s’il s’avérait trop de demander à les juger comme des criminels, ont révélé le Capitaine Sanogo et ses acolytes comme détenteurs de toutes les cartes de ces soit disant négociations.

C’est comme si on détournait la constitution, avec un président intérimaire qui n’en porte que le nom, et acceptait maintenant la légitimité du coup d’Etat. C’est à se demander si les maliens haïssent tant ATT et la classe politique, pour leur préférer des militaires venus au pouvoir par un putsch. Il est aussi difficile à croire que les négociateurs de la Cédéao n’aient pas anticipé un scénario de ce genre pour le rejeter d’office.

Pourtant beaucoup d’observateurs avisés avaient déclaré que la Cédéao agissait dans son propre intérêt dans la bonne gestion du cas malien.  A titre d’exemple, on donnait d’abord la menace croissante d’Al Qaida, dans toute la région, de l’Algérie au Nigeria. Ensuite on pointait du doigt les régimes récemment fragilisés par les guerres civiles (Côte d’Ivoire, Libéria et Sierra Leone); les Eats menacés par des conflits tribaux ou religieux (Nigeria, Guinée, Niger etc.); ou simplement, à l’instar du Mali, par des mécontentements au sein de l’armée, chez les étudiants et la classe politique qui ne voient pas d’autres manières d’arriver au pouvoir (Burkina Faso, Mauritanie, Gambie et Guinée Bissau).

Clairement, toute la sous-région regarde avec beaucoup d’intérêt la manière dont la Cédéao gère la situation au Mali. La Guinée Bissau s’est déjà invitée à suivre le mouvement du putsch malien. Il saute, donc, aux yeux que le cas malien dépasse aujourd’hui le simple fait de souveraineté nationale, pour se transformer en poudrière dans toute l’Afrique de l’Ouest, bientôt contrôlée par des militaires qui n’auront pour interlocuteurs que d’autres dictateurs comme des intégristes, et des politiciens et intellectuels qui seront leurs griots.

Ce qui manquait aux négociations de Ouagadougou

Il nous semble que ce qui manquait aux négociations de Ouagadougou était d’abord, bien sûr, la présence des algériens, ne serait-ce qu’en tant qu’observateurs. Le rôle de l’Algérie est si important dans le Nord qu’aucune solution ne pourrait être envisageable sans son concours.

L’autre omission assez flagrante concernait l’absence à la réunion des personnalités du poids d’un Olusegun Obasanjo, ou Kofi Annan, comme émissaires de la Cédéao, pour signifier l’urgence et la gravité de la situation au Nord; dire à la junte de ne pas constituer d’obstacles aux négociations; et inviter les classes politiques maliennes à aller au-delà de leur haine pour ATT, et être à la hauteur des attentes de leurs voisins.

Après tout, le Mali n’est pas si diffèrent du Sénégal, et, au dire de la presse sénégalaise et malienne, ATT n’était pas pire que Wade. Tous les deux avaient contribué à affaiblir les systèmes républicains en donnant de plus en plus de pouvoir politique aux leaders religieux ; tous les deux étaient accusés de népotisme et de corruption; Wade avait sa Casamance, et ATT ses rebelles du Nord. Mais, là où les Sénégalais ont attendus les urnes pour régler le compte de Wade, les Maliens, épris par l’opportunisme et l’esprit de vengeance, ont purement et simplement déposé ATT, à un mois des élections.

Le Sénégal nous donne une leçon de démocratie, avec toutes ses imperfections; et le Mali met un frein à l’avancée de la démocratie, pour des raisons qui ne peuvent être qualifiées que d’égoïstes envers la population qui vivait en paix, même affamée. Ces militaires et politiciens qui détestent tant ATT et qui sont si intransigeants dans les négociations de Ouagadougou roulent dans des Mercedes et ont de quoi manger.

L’autre ironie réside dans le fait que le Mali, seul, ne pourra rien contre les rebelles du Nord, ni ne pourra résoudre les problèmes de corruption, de la pauvreté et de l’éducation qu’ils reprochent à ATT d’avoir créés.  Mais, bon, «Who cares?» tant que les griots continuent de chanter leurs louanges, comme ils l’avaient fait pour Soundiata, Tira Maghan et Daman Guilé.

Réécoutons Salif Keita, car nous avons encore la capacité de nous relever au-dessus de la médiocrité et de rendre cette Afrique, et le monde entier, encore fiers de nous.

Manthia Diawara 

slateafrique.com – 17/04/2012

 

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29 COMMENTAIRES

  1. La sitiation du Nort mali pour quoi la CNRDRE NE PAS plus vite. par ce que IL de rebelle.Si vous naves pas partir alor donne des armes a civille on ve partir nous on na degas prais 🙁

  2. correction
    les maliens n’ont pas deposé ATT il ya eu coup d’état sans mouvement populaire.

  3. J’ai comme l’impression que MD parle d’un autre Mali et d’un autre ATT. si c’est le cas, son analyse est peut être correcte.
    Quelle est cette démocratie qui n’a pas de territoire?
    Sachez qu’une démocratie de consensus est une anarchie certaine.

  4. Ecrivain et universitaire, Mr Manthia Diawara sait que les mots dans le texte ont leur importance. D’où les remarques qui suivent:
    ATT comme Moussa Traoré sont des officiers arrivés au pouvoir avant d’être des civils. On ne saurait donc les opposer à une institution dont ils sont le produit.
    Plus qu’une politique de consensus, ATT a pratiqué réactionnaire basée sur le clientélisme, le népotisme, la corruption et l’affairisme prédateur sur fond de privatisation massive de l’Etat et de l’économie.
    De la souveraineté nationale, ATT n’en avait cure; la preuve, Blaise Compaoré négociait nuitamment avec des preneurs d’otages en territoire malien sans en référer à personne au Mali, par dessus les épaules d’ATT qui n’a jamais moufté.
    La Mauritanie exerçait un droit de poursuite contre la racaille islamo-salafiste en territoire malien sans se référer à personne. Les Algériens de mêmes. Où est donc le souci du principe de souveraineté qu’ATT, militaire de formation, a laissé à l’abandon; tout comme il a laissé à l’abandon toute une armée qui a fini par être gangrenée par la corruption et des recrutements népotistes; une armée où la hiérarchie s’adonne aux trafics de drogue et d’armes en puisant dans l’arsenal national?
    Dans ces conditions, les Maliens sont en droit de se révolter et de détester ce type de régime néocolonial pourri et tenu par une kyrielle de généraux et de politicards ventripotents.
    Une ATT-cratie à vomir!
    Il est aussi faux de prendre le Mali pour un dommage collatéral de la guerre criminelle des chacals de l’Onu, de l’Otan et des criminels Obama-Sarkozy-Cameron contre la Libye et le Guide Kadhafi. Cette guerre criminelle contre la Libye, concernait également de façon centrale le Mali et toute la zone sahélienne. Il n’y a que les satrapes nègres, ces obligés de la Françafrique, à ne l’avoir pas compris par aveuglement ou par intérêts calculés. ATT avec !
    De même vous semblez ignorer qu’on ne peut compter sur des prédateurs criminels occidentaux pour garantir la paix et le bonheur de nos peuples. Mais c’est à nous de « compter sur nos propres forces en libérant notre génie créateur ».
    En tant qu’universitaire comment pouvez-vous créditer BHL d’éloquence et d’intelligence philosophique? Aucune recrue universitaire française n’oserait une telle reconnaissance. Ce type des médias poursuit ses affaires personnelles, un héritage accumulé par ses parents sur le dos des centrafricains au bon temps des colonies que nos satrapes perpétuent aujourd’hui au bénéfice des intérêts occidentaux; lesquels intérêts sont soutenus ici par les Salafistes d’Afrique du Nord et les monarchies racistes et rétrogrades du Golfe.
    Comment pouvez-vous parler de mauvaise gestion de la crise libyenne par les Occidentaux. Une guerre de massacre, d’assassinat extrajudiciaire de masse au missile et au bazooka ne peut relever que d’une gestion criminelle ; une opération de destruction d’un pays et d’un peuple souverain en plus de l’assassinat infrahumaine de son leader.
    Devant cette barbarie, les satrapes de la CEDEAO n’ont rien dit. Et leur silence a poignardé les peuples d’Afrique. Aussi contrairement à vous, nous prenons la CEDEAO pour ce qu’elle est, tout comme l’UA. Des caisses de résonnance de la voix de son maître: l’Occident impérialiste et la banco-cratie mondiale (FMI-Banque Mondiale, BCE et consorts en plus du CFA de la BCEAO -Une monnaie coloniale de pillage de l’Afrique)
    A Ouagadougou, l’absence des Nègres de service que sont Olusegun Obasanjo, Kofi Annan et autres Jean Ping n’est pas à regretter. On a là que des nègres de service d’un ordre onusien caporalisé par les puissances impérialistes pompeusement appelées “Communauté internationale”.
    N’oubliez pas que Koffi Annan a accompagné la partition du Soudan, le démantèlement de la Somalie, le naufrage criminel du Ruanda, l’asphyxie et la saignée démographique de l’Irak dans le cadre du programme criminel “Pétrole contre nourriture”.
    Enfin de la “Démocratie sénégalaise” permettez nous de rire. D’ici peu, le peuple et la jeunesse sénégalaise vont déchanter de ce homme, ancien premier ministre de Wade; C’est dire que l’homme n’est pas neuf. Il n’incarne nullement une alternative, mais simplement une alternance néocoloniale. Homme de réseau maçonnique (Grand Orient de France), et sûrement un françafricain en perspective. Que peuvent attendre les peuples d’Afrique de tels politiciens qui, le soir venu, se cachent dans des caves pour écouter en bandes déguisées des cours de sociologie ou de philosophie idéalistes. Quelle honte pour l’Afrique d’avoir comme fils de tels nègres dont Att était de compagnonnage.
    En ce sens, il est éminemment responsable du délitement des institutions maliennes et des menaces qui pèsent sur la Nation.

  5. En regardant le drapeau de ton commentaire il me semble que toi aussi ressemble à un apatride de première classe.
    Ce que le journaliste dit est plus proche de la réalité que ta stupide réaction.

  6. Cette analyse c’est du n’importe quoi ,on ne veux plus des hommes politiques ce sont des apatrides les militaires ont accompli leurs mission c’est tout ,on sans fiche des hommes politiques tu n’a rien fait comme analyse tu as raconté du n’importe quoi

  7. femme d’afrique,
    Le malien en majorité n’aime pas la vérité;J’approuve ton point de vue.
    Tu dis trois fois, c’est trois fois:
    -Code de la famille,
    -La marche des femmes militaire,
    -AMO
    C’est la raison pour laquelle je trouve que nous sommes coupables

  8. Tu fais honte aux Universitaires….quelle réflexion bâclée! Ce n’est pas parce que on a un titre universitaire qu’on peut se permettre d’être spécialiste ou se proposer à faire des réflexions comme ci comme ça sur n’importe quelle situation. Le respect même qu’on doit à la connaissance, au savoir nous empêche à franchir ce pas. ça se voit clairement que tu interprètes mal les faits, même la simple chanson dont tu fais allusion, ce n’est pas une traduction fidèle. Et ça prouve que tu t’es laissé attrapé par la spontanéité….Un peu de respect aux gens, surtout aux intellectuels. On n’est pas intellectuel, parce que on le veux.

  9. bonne analyse
    merci pour cet éclairage
    au moins, il existe des intellectuels qui ne sont pas partisans et qui savent faire la part des choses. Bravo à toi.

  10. Mon cher DIAWARA, on comprend que vous ne vivez pas au Mali si non vous alliez parler autrement. Les politiciens ont failli à leur mission de bonne gouvernance et l’ ARMEE a agit en tant que protectrice de la Nation et pour cela elle a le soutient de tout bon citoyen.
    VIVE LE CNRDRE VIVE LE MALI UNI DERIERE SON ARMEE.

    • mon cher, tu as intérêt à ouvrir les yeux. cesses de te prostituer pour des idées vengeresses qui ne font qu’enfoncer jour pour jour ton pays dans un abîme insondable!

    • mr Boubakara, pour commencer, Je suis citoyenne malienne vivant au Mali et ne suis affiliée a aucun parti politique.
      J’approuve tout a fait l’analyse de Monsieur Diawara.
      Je pense que comme vous, beaucoup de malien n’ont pas compris leur propre responsabilite dans les derives de la gouvernance sous ATT.
      La democratie c’est le pouvoir au peuple, et non aux partis politiques que vous accusez si aisement.
      Ces 10 dernieres années, combien de fois le peuple est-il sorti dans la rue pour canaliser les pratiques des dirigeants? 2 fois:
      * une fois pour dire non au code de la famille, ce qui a aboutit a une rectification dans le sens voulut par le peuple, vu qu’on a eu un nouveau code rétrograde a l’image de l’integrisme croissant et au rôle de plus en plus croissant des religieux dans la sociéte
      * Une deuxieme fois pour réclamer des armes pour les soldats au nord. La aussi les femmes de Kati ont été reçues et des armes ont ete commendes comme demande par le peuple.
      Tous les autres reproches qu’on entend aujourd’hui sont des nouveautés, parce qu’au mali, pour être a l’air du temps, il faut vomir sur ceux qui sont partis et applaudir ce qui arrivent.
      C’est totalement irresponsable

  11. Tout le monde s’indigne des actions de Sanogo! Mais ou était tout le monde quand ATT dirigeait ❓ ❓

    • TRES BONNE QUESTION QUE BEAUCOUP REFUSENT DE POSER POUR NE PAS AVOIR A Y REPONDRE!!!

    • Merci grand Lass quand nous ( SADI ) disait non a att,on nous traitait d’aigri et de mechant;Tout le Mali est devant le fait aujourd’hui.Que le seigneur triomphe la verite.
      Vive Le mali vive le comite vive Mariko Vive Sanogo

    • Je vais repondre. ATT est un traitre mais cela ne veut pas dire qu’on doit le remplacer par un autre comme lui ou pire. Quand ATT etait venu les bas peuple l’avait acclame’.Et le nouveau venu?sors dans la rue il est plus hai que le traitre.

  12. Ici en Allemangne quand on dit je vais a Timbuktu on veu dire par la dans l’inconnu, dans um autre monde inconnu.
    ILS connaissent cette ville que par des legendes, ils ne savent meme pas c’est où
    C’est grave CAS meme je trouve je leur dis toujours que c a quelque kilometre de chez moi?

  13. Enfin de cet écrivain que j’admire tant, un analyse clair qui met les vrais points sur les ‘i’. Le danger dont personne ne semble se soucier dans ces articles que nous lisons quotidiennement sur Maliweb, est que les Jihadistes avancent sur Mopti et Bandiagara comme au temps d’Elhaj Oumar Tall , ils sont déjà au en train de détruire les toguna et imposer le charia aux derniers des Dogon qui possédent encore l’esprit de leur culture ancestrale. Combien de temps que la classe politique de Bamako va continuer à de fractionner ad finitum pendant la la population reste paralysée et confuse, au moment qu’Ansar Dine et compagnie avanent à pas d’hyène,. grugent ce qu’il reste de ce magnifique pays. Blaise va t-il attendre que ces intégristes retrogrades assoiffés de pouvoir soient rendus à la frontière du Burkina pour mobiliser ses troupes? Où sont et que font les 2000 a 3000 soldats ‘en standby’ de la CEDEAO? Ce sont comme toujours, les pauvres femmes qui paieront la note.

  14. Avec des analyses bidon comme ça, on ose se dire écrivain. il faut vraiment que le bon sens change de planete pour assister à de tel théatres.

  15. Touré Il faut vraiment avoir un probleme mental, pour croire à des betises pareilles, depuis hier j’observais tes postes pour etre sur que je ne me trompe pas, et beh j’ai eu la confirmation que tu es atteinds d’une maladie cronique provoquée par une constipation dangereuse, mon cher frere il n’est pas trop tard, tu peux toujours te soigner sinon l’etape suivante est decisive car elle peut t’amenner au suicide,

  16. Manthia Diawara, quelle analyse ? tu as muri, tu es désormais Manthia KEITA.

  17. A TT , ANCIEN DIRIGEANT SALAFISTE DE ANSARDINE EST EN DISSIDENCE AVEC SA BASE EN LIBYE AQMI . CELA LUI A COUTE SON FAUTEIL . LES NARCO TRAFFIQUANTS SE TRAHISSENT TOUJOURS ! GRANDS VOLEURS DE DENIERS MALIEN CE TOUMANI .

    VIVE LA JEUNESSE MILITAIRE POUR UN RENOUVEAU DEMOCRATIQUE AU MALI !

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