Le président de la République a rencontré le chef de file de l’opposition : IBK et Soumi vont-ils enfin fumer le calumet de l’entente pour un dialogue inclusif ?

01 Nov 2019 - 01:19
Mis à jour: 7 ans
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Le président de la République a rencontré le chef de file de l’opposition : IBK et Soumi vont-ils enfin fumer le calumet de l’entente pour un dialogue inclusif ?
Rencontre IBK – Soumi : Le méchage avant la guérison
Les deux leaders politiques, à savoir Ibrahim Boubacar Keita et Soumaila Cissé, que le destin a voulu que le Premier soit le Président de la République et le deuxième, le chef de file de l’Opposition, sont issus de la même formation politique, qui est l’ADEMA. Ce qui sous-entend  qu’ils sont les deux poumons d’un même corps, car partageant le bilan de la gestion de l’ADEMA et de la  presque totalité du Mouvement démocratique. IBK a été, tour à tour, ambassadeur, ministre, Premier ministre et Président de l’Assemblée Nationale  sous ses deux prédécesseurs, Alpha Oumar Konaré et Amadou Toumani Touré, tandis que son challenger Soumaila Cissé fut secrétaire général de la Présidence, Directeur Général de l’ACI, ministre des finances et celui des travaux publics de l’équipement et du transport, avant de gérer pendant plus de huit ans la prestigieuse Union sous régionale, UEMOA, au nom du Mali. Il est aujourd’hui député à l’Assemblée Nationale.Qu’est ce qui pourrait autant opposer ces deux anciens collaborateurs, sinon complices, au point de se haïr ? Savent-ils qu’en critiquant l’un on trouvera toujours le raccourci de critiquer l’autre car ils ont tous leurs  responsabilités  dans la gestion du Mali post-révolution du 26 Mars ? IBK et Soumaila Cissé sont tous condamnés à réussir la transition politique en cours, au risque de périr ensemble, quand une meute de porteur d’uniformes  ferait irruption sur la scène politique, que Dieu nous en préserve. Ils doivent comprendre qu’au-delà de leurs divergences d’opinion, de leur discorde sur beaucoup de sujets d’intérêt national, qu’ils sont obligés de collaborer pour sortir le Mali de la gravissime crise dans laquelle il est empêtré depuis 2012.Le jour où ils comprendront qu’une grande partie de l’avenir de notre pays se joue en ce moment précis et que le temps, loin d’être leur meilleur allié, doit plutôt leur servir de boussole pour ne pas être pris de court, ils se mettront ensemble pour cheminer la main dans la main. Car, la résolution des maux qui minent le Mali doit être la priorité de tous les acteurs sociopolitiques. Il faudrait  alors sauver  le Malid’abord, pour ensuite continuer l’éternel combat politique, qui du reste alimente et enrichi la démocratie. IBK et Soumi que rien ne devrait opposer compte tenu de leurs parcours et de ce qui les lie, doivent aujourd’hui mettre le Mali au-dessus de leurs egos. Pour ce faire, la balle est dans le  camp d’IBK, car  c’est au Président de la République de prendre l’initiative et de n’exclure personne, lui qui préside aux destinées de tous les maliens y compris ceux qui s’opposent et qui se sentent exclus. Cette rencontre, qui est la énième depuis l’accession d’IBK à la magistrature suprême, sans qu’aucune avancée notable n’ait été constatée dans la résolution de la crise multidimensionnelle, est la preuve que le Président de la République a, soit un manque de volonté, ou bien il est  un mauvais négociateur. Dans tous les cas de figure, un échec à rassembler les maliens de quelque bord politique qu’ils soient est un aveu d’incompétence. Quant au chef de file de l’Opposition, il doit comprendre que la politique de la chaise vide n’a jamais été payante, tout comme le jusqu’auboutisme dans les décisions à prendre. Soumaila Cissé doit être flexible et avoir cette intelligence politiquede lâcher du lest quand il le faut et dedurcir le ton si nécessaire. Autrement dit,il doit avoir le bâton et la carotte. Il serait mieux pour lui d’adopter une position médiane pour ne pas paraitre aux yeux de l’Opinion comme un opposant va-t’en guerre. En définitive, le décor étant planté par IBK, Soumaila Cissé doit saisir cette opportunité pour engranger des points, en participant au dialogue national inclusif, non pas de façon factice, mais avec de véritables propositions de sortie de crise. IBK et Soumaila Cissé  ne sont-ils pas  alors condamnés à collaborer ensemble ? Youssouf Sissoko

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Commentaires (23)

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T.Sankara
T.Sankara 7 ans
".. Soumaila Cissé doit être flexible et avoir cette intelligence politiquede lâcher du lest quand il le faut et dedurcir le ton si nécessaire..." ICI, C'EST LE LIEU DE DURCIR LE TON. IBK NE CHERCHE QU'A FINIR SON MANDAT ET MANGE L'ARGENT QU'IL NOUS A VOLE (LA DIFFERENCE SUR LE PRIX DE L'AVION AIR-IBK). ALORS QU'AU DNI, IL SAGIT DU MALI.
Kinguiranke
Kinguiranke 7 ans
Tres bien dit T.Sankara, le Mali ce n'est pas la petite farce de Boua IBK mais une affaire de vrais filles et fils du Mali, notre pays sombre et nous devrons le sauver!
T.Sankara
T.Sankara 7 ans
"...IBK et Soumaila Cissé sont tous condamnés à réussir la transition politique en cours, au risque de périr ensemble, quand une meute de porteur d’uniformes ferait irruption sur la scène politique, que Dieu nous en préserve...." A L'ETAT ACTUEL DU MALI, CE SERAIT LE MOINDRE MAL.
Sangare
Sangare 7 ans
Mr YOUSOUF SISSOKO,il serait plus pertinent et surtout éclairant de faire savoir depuis quand les deux s'opposent et préciser les éléments qui créent cette divergence entre deux personnes qui se connaissent depuis les bancs de l'école. LA DIVERGENCE entre les deux hommes, c'est depuis leur collaboration dans le gouvernement conduit par IBK sous l'autorité d'ALPHA OUMAR KONARE. Le chef de gouvernement IBK est un gros fainéant aimant le luxe accompagné naturellement de gaspillage des deniers publics, prenant un temps énorme à traiter des dossiers qui bloquent le travail des autres ministres. Le ministre des finances est pour une gestion RATIONNELLE des deniers publics et la diligence dans le traitement des dossiers . IBK comme chef de gouvernement n'a pas apprécié la pression qu'exerçait son subordonné ministre des finances sur lui. Le fait que le président donnait, chaque fois, raison à SOUMAILA CISSE a crée UNE HAINE chez IBK n'arrivant pas à comprendre qu'on puisse donner raison à son subordonné. Il faut préciser aussi qu'Ibk ne s'est jamais aussi entendu avec MODIBO SIDIBE ministre de la santé, puis ministre des affaires étrangères dans son gouvernement. LES FAINÉANTS ONT TOUJOURS DES PROBLÈMES AVEC LES TRAVAILLEURS. Le putschiste AMADOU AYA SANOGO a été manipulé par IBK pour en finir avec ses deux ennemis SOUMAILA CISSE et MODIBO SIDIBE. Les faits sont palpables et les chiffres le confirment qu'économiquement le Mali a fait un bond énorme pendant la DÉCENNIE AOK du fait du travail de SOUMAILA CISSE. Le bilan d'AOK est terni par la corruption exponentielle que lui-même a souligné. Il est du fait du président du parti IBK. Sous sa présidence l'ADEMA PASJ a adopté la pratique de l'UDPM. On ne peut en aucun cas associer SOUMAILA CISSE au bilan de l'ADEMA PASJ puisqu'il n'était pas un dirigeant principal. Il s'est révélé par son travail dans le gouvernement. Dire QU'ILS SONT LES DEUX POUMONS D'UN MÊME CORPS est pure mensonge. ILS N'ONT JAMAIS ÉTÉ DANS LE MÊME CORPS puisqu'il n'y a jamais eu convergence de vues entre les deux hommes depuis sous ALPHA OUMAR KONARE. On a intérêt à faire cette précision, si on veut sauver ce pays car c'est mettre dans l'esprit des maliens que SOUMAILA CISSE va reproduire les pratiques UDPMISTES d'IBK, s'il est élu à la présidence de la république en disant qu'ils sont dans le même corps. Leurs parcours respectifs montrent le contraire. SOUMAILA CISSE A TOUJOURS ÉTÉ BRILLANT DANS LES FONCTIONS OCCUPÉES. C'est facile de vérifier. Donc il serait logique de penser qu'il le serait à la présidence de la république. Arrêtons d'écouter les hommes politiques, jetons plutôt un regard sur le travail effectué par eux dans les fonctions occupées. C'est la meilleure façon de faire le bon choix, si on aime réellement son pays. On ne doit pas dire à SOUMAILA CISSE de prendre langue avec un homme politique qui a piteusement échoué comme l'ont prévu tous ceux qui connaissent réellement IBK, mais exiger à IBK de partager le pouvoir. S'associer avec IBK sans exiger qu'il renonce à certains de ces pouvoirs, c'est être son complice dans la déchéance continue de notre pays depuis qu'ALPHA OUMAR KONARE a quitté la présidence. SOUMAILA CISSE aide plutôt son pays en poussant IBK à partager le pouvoir. C'est le comportement qu'il est entrain d'adopter. Si le pays est dans cette situation, c'est de la faute de celui qui a la commande du bateau. S'il aime son pays, il doit se pousser un peu pour permettre à SOUMAILA CISSE de l'aider à conduire le bateau qui est entrain de suivre un chemin inconnu. OSER LUTTER,C'EST OSER VAINCRE! La lutte continue.
Kinguiranke
Kinguiranke 7 ans
Le bateau Mali est en train de chavirer sangare, il faut pas etre politquement correcte, il faut appeler un chat, un chat. La verite est que Sissoko Jali est parti tres vite en besogne comme d'habitude mais il doit comprendre que son Boua IBK est incapable et incompetant et il ne peut pas dirier le Mali. Boua ka bla!
OPPOSITION ET POUVOIR C EST DU 'KOTEBA 'ABRAHAMIQUE!
OPPOSITION ET POUVOIR C EST DU 'KOTEBA 'ABRAHAMIQUE! 7 ans
C EST DU THEATRE COMIQUE L OPPOSITION ET LA MAJORITE! EST CE QUE CA EXISTE QUELQUE PART , LE CHEF DE L OPPOSITION FAISANT AUTOMATIQUEMENT PARTIE DU CABINET DU PRESIDENT POUR PESER DIRECTEMENT ET CONSTRUCTIVEMENT DANS LES PRISES DE DECISIONS?
ARDO Galo
ARDO Galo 7 ans
Excellent article noté 16/20 Je dirais jamais entre Soumeila et Ibrahim celui qui est meilleur, mais aujourd'hui il s'agit de faire le vrai diagnostic du Mali à travers un dialogue Inclusif ou exclusif si on le veut. Cette bonne idée de faire un diagnostic était devenue de l'opération . Personne ne doit se rétracter sous aucun prétexte pour se faire excuser de venir au secours de la chère Patrie qui leur a tout donné. Merci Monsieur Youssouf Sissoko.
MR. ARDO, A T ON VRAIMENT DU DIAGNOZ?...SUPPOSONS,... ET LE JOUR D APRES DIAGNOZ,...? C EST QUOI ON FAIT LA?
MR. ARDO, A T ON VRAIMENT DU DIAGNOZ?...SUPPOSONS,... ET LE JOUR D APRES DIAGNOZ,...? C EST QUOI ON FAIT LA? 7 ans
Merci ARDO GALO, bon commentaire note 17/20, Mai's QUOI apres ce diagnoZ?... LES MAUX DE CE PAYS SONT DESORMAIS PAS INVISIBLES MAIS EN VIOLENTES ERUPTIONS VOLCANIQUES,.... STABILISER LE GRAND MALADE, LE TEMPS DU DIAGNOZ EST PASSE, L ACTION!LES ACTIONS! L INTERVENTION ET CELUI DE TOUT DE PEUPLE EN DEHORS DE BAMAKO ,CAR CETTE VILLE EST LA CONCENTRATION DES VIRUS QUI CAUSENT LES PUTREFACTIONS!
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