Transparence dans la gouvernance des industries extractives : La coalition malienne « PCQVP » monte au créneau

Le centre Aoua  Keita a servi de cadre le vendredi dernier pour l’atelier de validation de l’Etude sous régionale  sur le « Contenu Local et Transferts infranationaux dans le secteur des industries extractives au Mali ». C’était sous la présidence du représentant du ministre des Mines Robert Diarra, qui avait à ses cotés le représentant de la Commission Mine et de l’Energie de l’Assemblée Nationale, l’honorable Boubacar Sissoko et la présidente de la Coalition Malienne « Publiez Ce Que Vous Payez » (PCQVP), Barry Aminata Touré.

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Les ressources naturelles constituent une source importante de revenues et d’emplois pour les pays producteurs comme le Mali. Les pays africains notamment ceux de l’Afrique de l’Ouest possèdent des réserves  significatives dans le domaine minier, pétrolier et gazier.

Pour la présidente de la Coalition Malienne PCQVC, Barry Aminata Touré, ces ressources extractives sont exploitées depuis des dizaines d’années mais l’impact de ces activités sur le développement et notamment celui des populations riveraines n’est pas perceptible. Cependant dit-elle, celles-ci subissent les nuisances environnementales et perdent parfois leur cadre de vie et leurs moyens de subsistance à la suite déguerpissements consécutifs à la décision d’exploiter des gisements.

Selon elle, l’exploitation des ressources naturelles engendre parfois des frustrations et parfois des conflits en raison notamment de la mauvaise redistribution des revenus, leur affectation ou du manque des opportunités offertes par les compagnies sur le plan de l’emploi et de l’achat local.  Et cet atelier est la restitution et la validation de l’étude menée au Mali sur « le contenu local et les transferts infranationaux dans le secteur des industries extractives ».  A l’en croire, cette étude entre dans le cadre de l’exécution  du Projet « Promotion des Droits Economiques et Sociaux des Communautés Riveraines des Sites d’Extraction.

Le représentant du Ministre des Mines, Robert Diarra pour sa part a remercié la Coalition pour cette initiative. Pour lui, elle dénote de la volonté des parties à améliorer la gouvernance dans la gestion des ressources et l’exploitation des industries extractives dans notre pays.  Robert Diarra a indiqué que ce rapport est très important pour le département des Mines et par ricochet pour le gouvernement. Car il vient compléter les initiatives du gouvernement dans le cadre de l’amélioration de la gouvernance dans la gestion des industries extractives que celui- publie dans le cadre de l’Initiative pour la Transparence  des Industries Extractives (ITIE).

L’honorable Boubacar Sissoko  pour sa part a indiqué que la Coalition est pionnière car à cause d’elle, il y a eu une prise de conscience, une sensibilisation, un changement de comportement dans le domaine des industries extractives. A ses dires, cette étude fait suite à celle de la commission économique de l’Union Africaine qui  a démontré que rien qu’au Mali de 2010 à 2014, les pertes de l’Etat malien en termes financier liés à ses ressources naturelles  sont 5 fois supérieures à l’aide cumulée accordée à l’Etat de l’indépendance à nos jours. Selon lui, si le Mali avait pu maitriser ces richesses, il n’aurait pas besoin d’être assisté de nos jours.

Fily Sissoko

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