Vaccination anti-covid-19 et femmes enceintes : Sentiments mitigés

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Au Mali, la vaccination contre la maladie à coronavirus a débuté en mars 2021 par le vaccin AstraZeneca. Après des études, la vaccination a été ouverte aux enfants de 12 ans et aux femmes enceintes. Que pensent-elles de ce vaccin ?

Avec l’avènement du vaccin Fitzer, les femmes enceintes ont été introduites dans les cibles de la vaccination contre la Covid-19. Au début de la vaccination, les données ou les études n’ayant été approfondies sur les vaccins, les autorités avaient écarté les femmes enceintes et les enfants. Aujourd’hui, elles font partie des cibles de la vaccination et peuvent se faire vacciner sans problèmes ou conséquences.

« De la prise de la décision de faire vacciner les femmes enceintes à nos jours, nous remarquons que celles qui viennent se faire vacciner ne sont pas nombreuses. Elles ne sont pas convaincues au fond d’elles-mêmes du fait que le vaccin les protège vraiment », explique Dr. Nana Konaté, médecin appui du Programme Elargi de Vaccination à l’hôpital du district en Commune IV de Bamako.

« Elles se posent la question à savoir, poursuit-elle, pourquoi avant on nous interdisait et aujourd’hui on nous demande d’aller faire le vaccin. Jusqu’à présent les femmes enceintes viennent mais de façon rare ».

Kadidia Koné, enseignante, « Je suis enceinte de 7 mois et à chaque fois que je passe pour mon contrôle de routine, on me conseille de me faire vacciner. J’avoue que c’est difficile pour moi de me faire à l’idée que le vaccin n’aura aucun effet sur moi et mon bébé. C’est pourquoi je ne l’ai pas encore fait ».

Pour Mariam Coulibaly, ménagère, « en réalité, cette histoire de vaccination me semble assez préoccupante pour nous les femmes enceintes. C’est déjà stressant pour moi de penser à l’accouchement et à d’éventuels risques qui ne sont pas à négliger. S’il faut que j’accepte de faire un vaccin sur lequel je n’ai aucune garantie quant à son efficacité encore moins sur les effets secondaires ! Je préfère attendre mon accouchement pour me faire vacciner si je dois le faire un jour ».

Pour sa part, Fanta Samaké, vendeuse, affirme que « malgré tout ce qui se dit sur le vaccin, je me suis faite vacciner quand-même. Lors d’un de mes contrôles, les vaccinateurs étaient en train de sensibiliser les femmes enceintes sur l’importance de la vaccination pour se protéger soi-même ainsi que ses enfants ».

« Nous profitions des causeries débats lors des vaccinations de routine pour parler des vaccins et surtout de celui contre la Covid-19 », dit Dr. Nana Konaté, médecin appui au Programme Elargi de Vaccination contre la Covid-19 à l’hôpital du district en Commune IV de Bamako. A ses dires, lors des campagnes de vaccination également, les journées de mobilisation sont organisées et donc elles sont mises à profit pour faire appel à toutes les personnes pouvant aider à faire adhérer les gens. « Il s’agit là des femmes leaders de la Coordination des Associations et Organisations féminines (Cafo), des chefs de quartiers, de la Fédération des Associations de Santé Communautaires, Fenascom… à qui on explique le vaccin, les objectifs et autres. Ces personnes font la restitution auprès des communautés dans les CScom, les quartiers et autres, ajoute Dr. Nana.

 

Aminata Agaly Yattara

Cet article a été publié avec le soutien de JDH Journaliste pour les Droits Humains et Affaires Mondiales Canada

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