Egalité entre hommes et femmes : Une charte pour le respect des droits des femmes dans le secteur des medias

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Ministre de la Promotion de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Mme Sangaré Oumou Ba
Ministre de la Promotion de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Mme Sangaré Oumou BaH

En effet, l’égalité entre les femmes et les hommes constitue un principe fondamental qui doit être mis en œuvre par les medias dans tous les domaines où s’exercent leurs responsabilités. Toute chose qui inclut leur obligation à  combattre toutes les formes de discrimination, directes ou indirectes.

Dans son intervention, Dramane Aliou Koné  dira que la participation équilibrée des femmes et des hommes à la prise  de décision est un préalable à la liberté d’expression et à l’accès à l’information.

« Le droit à l’égalité des femmes et des hommes requiert que les organes médiatiques prennent toutes les stratégies idoines pour promouvoir une représentation et une participation équilibrées des femmes et des hommes dans toutes les activités au sein des rédactions, des associations professionnelles, organes de régulation. », a indiqué le président de la Maison de la presse. Qui poursuit que ces principes sont  le fondement sur lequel repose la présente Charte.

Il s’agit selon lui, de lutter contre la marginalisation des femmes et toutes les formes de discrimination dont elles sont victimes. Mais aussi, refléter une image plus conforme aux rôles effectifs qu’elles jouent dans la vie politique, économique, sociale et culturelle du pays.

« L’égalité entre les hommes et les femmes est un droit fondamental qui constitue une valeur capitale pour la démocratie. Afin d’être pleinement accompli, ce droit ne doit pas être seulement reconnu légalement, mais il doit être effectivement exercé et concerner tous les aspects de la vie. », a-t-il conclu.

Pour sa part, Pauline Bend, représentante de l’institut Panos en Afrique de l’Ouest expliquera que son organisation a pour mission de démocratiser la communication, et consolider des espaces publics pour des sociétés africaines ouvertes, où les opinions des citoyens sont éclairées, et leurs voix amplifiées et entendues.

A l’en croire, cette charte est l’un des produits de l’institut Panos. Selon elle, les medias ne sont pas à l’origine des inégalités, mais ils les alimentent. Alors qu’ils sont  les mieux placés pour combattre  la persistance et la reproduction des inégalités et pour promouvoir une société véritablement équitable.

« Les inégalités entre femmes et hommes dans le domaine de l’information et de la communication se manifestent sous plusieurs aspects : faible accès aux hautes responsabilités ou aux moyens de production, la présence limitée et très contrastée selon les rôles joués ou les positions occupées dans les médias, écarts de rémunération ou reconnaissance professionnelle inégale. », a-t-elle expliqué.

Rose Dolo, représentante d’Oxfam Novib indiquera que  son organisation se donne pour mission de réaliser un monde juste et sans pauvreté. Mais aussi,  s’engage avec d’autres à réaliser la mission de sensibilisation et d’éducation aux droits des femmes et aux rôles  qu’elles jouent dans notre société.

Sangaré Oumou Ba, quant à elle ajoutera que cette tribune est d’une importance capitale. Par cette politique nationale Genre, dit-elle, le Mali entend concrétiser ses engagements nationaux, internationaux et africains pour l’édification d’une société démocratique et d’un Etat de droit où l’égalité entre femmes et hommes constitue une valeur fondamentale telle qu’inscrite dans la Constitution du 25 février 1992.

Elle s’est réjouie de cette démarche des médias maliens de promouvoir un environnement médiatique plus favorable aux droits des femmes à l’information et à l’expression. Avant de féliciter toutes les parties prenantes de cette Charte.

Le ministre Choguel Kokala Maïga dira que l’engagement de toute la corporation de la communication et de l’information dans une politique d’égalité entre les femmes et les hommes est une priorité qui en appelle à une double responsabilité. Avant de conclure que  les médias dans tous leurs contenus, se doivent d’offrir une représentation juste aux femmes, compte tenu de leur rôle prépondérant dans la lutte contre les stéréotypes et la promotion de l’égalité des chances.

                                                                                                                             Aoua Traoré

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