Justice pour les victimes de la crise malienne : Une coordination nationale portée sur les fonds baptismaux

1

Il existe désormais une Coordination Nationale et des Coordinations Régionales des Victimes de la Crise Multiforme de 2012 au Mali. Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains (RDDH) avec l’appui du Programme Conjoint des Nations Unies d’Appui à la Promotion des droits de l’Homme (PDH) a bouclé les assises de son projet visant à organiser les victimes au sein d’une concertation nationale en vue de faciliter l’accès des victimes à la justice. Aux termes de l’atelier organisé les 26 et 27 janvier 2016 à l’INRSP, les participants ont mis en place un bureau national de coordination de 12 membres dirigé par Mme Haidara Aminai, victime de Bamako.

Le projet d’organisation des victimes, objet du partenariat RDDH/PDH, vise à consolider la cartographie des associations et coordinations des victimes, à faciliter la communication entre elles en vue de faciliter leur accès à la justice.

L’atelier qui a permis de mettre en place le bureau national des victimes de la crise malienne de 2012 fait suite à des ateliers d’appropriation du projet par les parties prenantes qui ont porté sur des rencontres des victimes et associations de victimes dans les régions de Koulikoro, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal et dans le District de Bamako.

La Coordination Nationale des Victimes de la Crise Malienne œuvrera en faveur des victimes de toute nature pour que justice soit rendue. Dans une synergie d’actions, les responsables de la coordination entendent mener même des actions concrètes de plaidoyer pour une représentation des victimes au sein de la Commission-Vérité-Justice et Réconciliation ainsi que des plaidoyers en vue de leur réinsertion socio économique.

Les responsables ont dénoncé la non représentation des associations des victimes dans la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) ainsi que le manque de consultations des victimes dans la prise des décisions lors du processus de réconciliation mené à Alger.

Rappelons que la crise multiforme que le Mali connait depuis 2012 a fait beaucoup de victimes et de toute nature. Des hommes, des femmes et des enfants ont fait l’objet des pires formes de violations des droits de l’Homme. Dès lors, de nombreuses victimes se sont constituées de façon spontanée en association et en réseaux pour une synergie d’actions commune sans être suffisamment organisées.

Daniel KOURIBA

PARTAGER

1 commentaire

  1. Il faut que les autorités actuelles du Mali sachent que cette structure est nécessaire et qu’il est impossible de cacher les réalités suite aux évènements de 2012. Du courage pour cette structure et nous y adhérerons tous sans équivoque. Je suis passé par le médiateur pour être indemnisé, on m’a jeté à la pâture, cela fait mal et très mal. Qu’Allah le tout puissant protège et aide le Mali. Comment peut-on faire taire la souffrance de paisibles maliens qui n’ont rien fait de mal à qui ce soit? Une complicité coupable de la part de nos autorités. Même au soulèvement populaire de mars 1991, Moussa TRAORE l’instigateur de cette crise a été dédommagé des casses qu’il a subit.

Comments are closed.