Le Mali, un pays singulier qui dévore ses enfants à l’international

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Si on doit être chauvin, nous le serons, pour peu que nous voyions notre pays, rarement distingué dans les instances internationales, et pour peu que ceux qui le sont par la force de leur poignet soient des cibles à abattre. Par qui ? Des Maliens, alors que leur culpabilité n’est jamais établie !

Le Sénégal est un pays de contradiction démographique où opposition et majorité ne se font guère de cadeaux. Mais, dans le pays de la Teranga qui a obtenu d’innombrables consécrations dans les hautes sphères internationales (FAO, FIAA, Cour Internationale de Justice, SG FIFA etc…), dès qu’un de leurs concitoyens est candidat, toute la République marche derrière lui, car ils savent l’intérêt de diriger ces organismes internationaux pour leur pays et leurs habitants.

Si le Tchad s’en est sorti d’un isolement après avoir violé sa constitution, n’est-ce pas en plus de la France que son compatriote est président de l’Union Africaine ?

Au Mali, on a fait des pieds et des mains pour contrecarrer des Maliens à être dans le Parlement de la CEDEAO.

Chato Cissé a été vilipendée au Mali et par des Maliens établis en Afrique Australe, pour ne pas être élue présidente du Parlement panafricain le mois dernier, alors même que toute l’Afrique Occidentale et ses géants RCI et Nigéria, toute l’Afrique Centrale dont le président sortant et toute l’Afrique du Nord supportaient sa candidature.

Aujourd’hui, Hamane Niang qui a fait sortir le basketball malien de sa léthargie, en lui permettant d’être la discipline Numéro 1 des Sports au Mali, qui a rendu fier le Mali en lui permettant d’octroyer d’abord, la Présidence de FIBA Afrique puis de FIBA Monde est la proie à  abattre.

Le Malien vient de créer à Kigali le mois dernier la Basket Leagua Africa, une sorte de NBA ! Et voici, des Maliens, tapis dans l’ombre, incapables de faire leur combat à visage découvert, de mauvais perdants à l’élection du président de la Fédération Malienne de Basket-ball, aidés par une activiste en France, qui ont raté leur cible (Harouna B. Maïga) et s’attaquent à son parrain !

Heureusement, l’article du New York Times ne démontre en rien que le président de FIBA Monde a harcelé sexuellement des joueuses au Mali, mais la logique et morale en sport voudrait qu’il se mette à la disposition des enquêteurs, après sa démission temporaire, puisque les faits graves se sont passés quand il dirigeait la Fédération malienne de Basket-ball.

Ainsi va le Mali où les places internationales, déjà rarissimes pour des compatriotes, se font ôter par des … compatriotes !

Moustapha Maïga

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