En prélude aux concertations nationales : Le chérif de Nioro opte pour les militaires pour conduire la transition

07 Sept 2020 - 13:21
Mis à jour: 6 ans
20
En prélude aux concertations nationales : Le chérif de Nioro opte pour les militaires pour conduire la transition
Très écouté au sein de la classe politique, la sortie du chérif de Nioro était très attendue. Il s’est enfin prononcé sur la transition. Son appel sera-t-il entendu ?   Connu pour son franc parlé et ses prises de positions, le chérif de Nioro Mohamed Ould Cheicknè dit Bouyé Haïdara s’est exprimé vendredi 4 septembre 2020 sur la personnalité censée à même de diriger la transition. Entouré par ses fidèles, le chérif dit porter sa confiance aux militaires pour conduire la transition. Le fils de Cheick Hamala Hamaoulah estime qu’il y a un travail titanesque à faire que seuls les militaires sont à meure de conduire sans influence des politiciens qui, à ses dires, ont leurs agendas cachés. En clair, le chérif ne veut pas de civils pour diriger la transition au risque a-t-il poursuivit que le pays ne sombre.  Il a demandé à la Cédéao d’accéder à sa requête pour le bien être des maliens. Cette sortie du chérif contre les politiciens n’est pas étonnant dans la mesure où il a été toujours hostile à la façon dont les hommes politiques maliens se comportent. Il a l’habitude de rappeler à son frère Mahmoud Dicko de se méfier de l’amitié des politiciens maliens, excellents dans l’art de trahir leur prochain. Il y a quelques jours seulement, il a invité la junte à ne jamais collaborer avec Soumeylou Boubeye Maiga, ancien Premier ministre et avec Karim Keita, fils de l’ancien président IBK. La proposition de Bouyé a certainement été accueillie avec stupéfaction par la classe politique notamment le M5-RFP. Les partisans de Mahmoud Dicko sont unanimes à dire que la transition soit dirigée par un civil. Sur le sujet, l’autorité morale du M5 qu’est l’imam Dicko ne semble pas être sur la même longueur d’onde  avec le chérif. L’imam est intervenu sur une chaine internationale affirmant qu’il préfère qu’un civil dirige la transition. Pour ou contre, le dernier mot selon le CNSP revient au seul peuple souverain du Mali de décider de ce que va ressembler la transition  d’où la tenue des concertations nationales prévues du 10 au 12 septembre à Bamako. C’est dire que dans les jours à venir, nous allons assister à plusieurs voyages Bamako-Nioro, histoire de faire changer l’avis du « faiseur de roi ». L’homme reste toujours influent. C’est ce qui a d’ailleurs motivé la présence du médiateur de la crise malienne, Goodluck à Nioro le 12 août 2020. Mohamed Keita 

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (20)

User
MAANINFINYA N EST PAS adamadenya!
MAANINFINYA N EST PAS adamadenya! 6 ans
MAANINFINYA N EST PAS adamadenya!
tienkafo
tienkafo 6 ans
Nous ne voulons plus des hommes politiques, à commencer par Bouyé et Dicko
Free
Free 6 ans
Ah ce n’est pas ce Chérif qui soutenait IBK il y a quelques semaines, jusqu’à lui composer son mini gouvernement? Hum, no comment!
FARAHOUNAH DENW CONTRE LES ADAMADENW
FARAHOUNAH DENW CONTRE LES ADAMADENW 6 ans
l islam a detrui toutes les formations politiques sociales et culturelles endogenes et meme les hommes femmes et enfants de ces peuples noirs....depuis et toujours , ouvrez les yeux de l esprit...
LES DIFFERENTS ACTEURS DE L ISLAM AU MALI SONT A LA BASE DU RETARD HUMAIN AU MALI ET SUREMENT EN AFRIQUE.
LES DIFFERENTS ACTEURS DE L ISLAM AU MALI SONT A LA BASE DU RETARD HUMAIN AU MALI ET SUREMENT EN AFRIQUE. 6 ans
MERCI KENEDOUGOU! LES DIFFERENTS ACTEURS DE L ISLAM AU MALI SONT A LA BASE DU RETARD HUMAIN AU MALI ET SUREMENT EN AFRIQUE. ? FAAROFIN DENW NE SONT PAS LES MEMES QUE LES ADAMA DENW! CHERS FAAROFIN DENW NE VOUS PRENNEZ PAS COMME DES ADAMADENW, ADAMADENYA(MOUSSALAKAYA =TOUJOURS COMPROMETTANT SUR LE FAUX) EST DIFFERENT DU MAAFINFINYA (DROITURE ET INTEGRITE)... ?
Toumani
Toumani 6 ans
Quiconque s'allie au chérif de Nioro court à sa perte. Le premier fût Moussa Traoré qui a fini en condamné à mort pour avoir fait tirer sur des enfants. En suite vint le tour de Sanogo à qui il avait apporté tout son soutien et qui est attendu par les geôle à la fin de son procès pour avoir assassiné des bérets verts. Ensuite viendra le tour d'IBK pour qui il avait battu campagne et qui sera jugé pour la mort des manifestants. Tout pouvoir doit se méfier du chérif comme de la peste. C'est un traître à l’affût de ses intérêts et un piètre calculateur. Ce vieil ignorant est devenu, grâce à la crédulité des maliens, un acteur dans la politique à laquelle il ne connait rien. Un pays moderne ne se laisse pas influencer par un charlatant de cette espèce. Il faut que le pays se réveille. Si les militaires se laissent duper par l’enthousiasme suscité par le coup d'état et se laissent embobiner par l'appât du pouvoir, ils se feront un grand tort à eux-mêmes et au pays.
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (139)
  • Nfp (95)
  • kan (33)
  • Citoyen du monde (29)
  • Coulibaly Yacouba (27)