Vient de paraitre : Couleurs et douleurs du silence, d’Albakaye Ousmane Kounta

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Son père préfère l’inscrire à l’école et ce n’est qu’après avoir terminé ses études que Talfi pourra vivre son épopée, une aventure qui le mènera du Delta intérieur du Niger aux étendues sablonneuses mais pleines de vie et de mystères du Sahara.

Le livre d’Albakaye Ousmane Kounta est une ode aux univers magiques du fleuve et du désert, somme toute normale pour un Tombouctien nourri des légendes relatives à ces deux emblèmes de la Cité des 333 saints.

Signalons que l’auteur, ancien instituteur, économiste, planificateur, conseiller technique dans plusieurs ministères et opérateur économique privé, se verra rendra un hommage mérité lors de la Semaine de la Francophonie, le 10 mars prochain à l’Institut Français de Bamako.

Ramata Diaouré

 

Hommage à Albakaye Ousmane Kounta

Le Pleureur

Ce poème a été rédigé à l’occasion de l’exposition Le pinceau et la plume, joignant des œuvres de Vincent Van Gogh et de poèmes de Albakaye 0usmane Kounta à la résidence de l’Ambassade des Pays-Bas au Mali.

Ce jour-là, les souvenirs de cent vingt-cinq ans de peinture de Van Gogh sont idéalisés, embellis par la plume du Pleureur,

Ce jour-là, Ie vent du Nord qui souffle sur les tableaux poétisés de Van Gogh a asséché ses larmes,

Soixante ans auparavant, Ie Pleureur introduisit la poésie dans les sables du désert, dans les dunes de Tombouctou,

Aujourd’hui, Albakaye, Ie Pleureur, magnifie la rencontre entre deux nations, deux cultures qui, à travers peinture et poésie, expriment leur amour et estime réciproques,

Transporte par les sonorités du «kolo» et du «toubal», l’aigle posa Ie moineau sur ses ailes majestueuses, survola Ie Djoliba à travers monts et vallées, à travers plaines et dunes,

Espérant trouver sur les bords asséchés de «sababou et alkamsi»,

Hélas, la guerre a laissé derrière elle pleurs, amertumes et tristesse,

Et, l’écrivain poète, devenu peintre, pinceau à la main, ne put alors qu’irriguer de ses larmes les oasis oubliées.

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