Cri de détresse d’un compressé : Qui veut pousser les compresses du Mali a la violence

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Les compressés du Mali sont restés résilients pendant plus de 30 ans, après la privatisation sauvage de leur société et entreprise d’Etat par les institutions de Bretton-Wood. Cette situation dramatique, dont les compressés et leur famille sont les premières victimes ne doit laisser personne indifférente, surtout les autorités qui ont la charge de gérer leurs dossiers. Ils ont oublié que les déflatés sont des êtres humains comme eux. Leur seul tort, c’est d’avoir perdu leur emploi dans des conditions effroyables et depuis, sont exposés à toutes sortes de dangers.

Certes, beaucoup d’entre eux sont morts, mais pas tous, contrairement aux allégations gratuite d’un ancien haut gradé de l’hôtel des finances. Les compressés ont gagné une autre manche de victoire contre l’Etat dans le procès de dénonciation de protocole d’accord (Arrêt N°187/16-CA du 24fevrier 2016). Faisant économie des détails, une mission des experts rémunérés aves l’argent du contribuable à travailler avec professionnalisme sur leur dossiers (Arrêt n°2019/PM-CAB du 11janvier 2019). Comme si cela ne suffisait pas, une autre mission dite interministérielle chargée du traitement des dossiers des compensés a été mise en place (décision N°00010/MTFP-SG du 12 janvier 2021). Les frais de fonctionnement de cette commission sont également pris en charge par le budget national, avec comme seul objectif, prendre des dispositions en vue de la mise en œuvre du protocole d’accord transactionnel compris entre les compressés du Mali et le gouvernement.

Mieux, en 2021 le Premier ministre, Chef du gouvernement a déclaré sur les ondes de l’ORTM « Inchallah, les compressés seront payées avant la fête », malheureusement ils ont fêté avec leur familles AID EL ADHA 2021 et 2022 sans percevoir un copeck. C’est dommage ! La recommandation de la commission interministérielle, dans son rapport final du 24 septembre 2021 signé par le représentant de l’hôtel de finances stipule : « l’Etat ne saurait imposer aux travailleurs compressés une quelconque modalité de payement. Qu’en conséquence, comme par le passé, faire le payement du montant convenu à travers un notaire dument désigné par les compressés eux-mêmes ». Les article 419 et 425 du CPCCS donnent raison aux compressés et confirment la proposition faite par la commission. Paradoxalement, la direction Générale du contentieux de l’Etat a compris autrement ou ne veut pas comprendre, raison pour laquelle elle prétend avoir formé  pourvoi contre l’arrêt N°187/16 du 24 février 2016, soit six ans après la signification dudit arrêt par voie d’huissier. Même les néophytes savent que, le pourvoi est formé par un délai de deux mois à compter de la date de signification dans le cas d’espèce. La question suivante se pose : pourquoi le patron des hôtels financiers a accepté la mise en place de la commission interministérielle sachant bien que son « défenseur », la direction générale du contentieux de l’Etat a fait pourvoi contre l’arrêt susdit ? Les compressés estiment que le plus haut gradé de l’hôtel des finances a bien compris que, le pourvoi Prétendument formé voire fabriqué ne saurait aucunement annuler l’arrêt en question. Si ça n’est pas la diversion, le Ministre SANOU des finances doit diligemment prendre des dispositions pour payer les droits des compressés, conformément aux recommandations de la commission interministérielle. C’est une question d’honneur pour notre cher pays. Ça fait honte d’entendre que, 30 ans après le Mali est le seul pays dans la sous-région où les droits compressés ne sont encore épongés. Leurs dossiers sont en souffrance dans les « geôles » de l’hôtel des finances, au vu et au su de toutes les autorités. Peut-être une main invisible est en train de les pousser à la violence.  Les déflatés ne demandent que, le paiement intégral du montant consensuel qui sera considéré comme solde de tout compte. Le Premier Ministre disait « sans la justice, le MALI KOURA est un vain mot ». Ajouter que, sa refondation passe nécessairement par la lutte contre l’injustice. D’ici là, les 500 mille compressés du Mali et leurs familles se mobilisent pour des marches pacifiques sur la primature et le ministère de l’Economie et des finances très prochainement. Affaire à suivre.

Cheick Oumar Samaké-Compressé

 

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