Programme Wascal au Mali : Les 11 doctorants valident leurs projets de recherches

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Le siège du programme de formation doctorale, Wascal en changement climatique et agriculture, sis à l’IPR/Ifra de Katibougou, a abrité du mardi 17 au mercredi 18 mai 2022 le Comité dudit programme. Il a été soldé par la validation des protocoles de thèse des 11 doctorants inscrits à ce programme au Mali.

La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le directeur des études de l’IPR/Ifra de Katibougou, Pr. Moussa Tangara. Il avait à ses côtés le coordinateur du programme Wascal à l’IPR/Ifra, Dr Yacouba Diallo et Pr Moussa Karembé de la Faculté des sciences et techniques de l’Usttb.

Le directeur des études a profité de ces mots d’ouverture des travaux pour remercier au nom du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et la direction générale de l’IPR/Ifra de Katibougou, les membres du comité qui, malgré leurs agendas très chargés, ont effectué le déplacement pour, dit-il, partager leurs expériences avec les étudiants thésards. Il a également adressé une motion spéciale de remerciements à l’endroit non seulement du bailleur du programme qu’est la République fédérale d’Allemagne pour son appui inestimable, mais également les partenaires d’exécution qui sont l’Université de Cape Coast (UCC) du Ghana et l’Université des sciences, des techniques et des technologies de Bamako (Usttb) pour leurs engagements dans le consortium de gestion du programme Wascal au Mali.

Le Centre de services scientifiques ouest-africains sur le changement climatique et l’utilisation adaptée des terres (Wascal) est une organisation internationale entièrement d’Afrique de l’Ouest qui se concentre sur la recherche universitaire et transdisciplinaire, le renforcement des capacités scientifiques de niveau universitaire et le service aux décideurs en Afrique de l’Ouest avec des conseils scientifiques sur l’adaptation des impacts du changement climatique et la gestion de l’utilisation des terres. Elle coopère avec de nombreuses agences et universités de la région, fournissant une plateforme de connaissances d’excellence à ses partenaires. C’est donc en quelque sorte une initiative ayant pour mission principale d’aider les pays d’Afrique de l’Ouest à relever les défis de l’adaptation au changement climatique à travers le renforcement des capacités des ressources humaines et la recherche scientifique. Elle est financée par le ministère allemand de l’Education et de la Recherche (ZEF) et résulte d’un constat général. C’est celui de la dépendance de l’économie de la plupart des pays d’Afrique subsaharienne au secteur agricole. Et ce secteur est de nos jours le plus affecté par la variabilité saisonnière et interannuelle du climat. Le réchauffement, le changement de la quantité de précipitations, l’augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère sont quelques effets du changement climatique et qui sont susceptibles de modifier positivement ou négativement les productivités du bétail, des cultures et des forêts.

Les activités de Wascal sont mises en place et gérées en partenariat entre les instituts de formation et de recherche allemands et onze (11) pays d’Afrique de l’Ouest, à savoir: le Bénin, le Burkina Faso, le  Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Gambie, le Mali, le Niger, le Nigéria, le Sénégal et le Togo.

L’IPR/Ifra de Katibougou, en partenariat avec l’Université des sciences, des techniques et des technologies de Bamako (Usttb) et l’Université de Cape Coast du Ghana, coordonne la mise en œuvre des activités du programme de formation doctorale en changement climatique et agriculture (CC & Agric).

Ce programme vise à former des ressources humaines hautement qualifiées pour les pays d’Afrique de l’Ouest à l’anticipation des effets du changement climatique. La formation dure 3 ans. C’est un programme d’études supérieures anglophones qui implique les meilleurs esprits des universités partenaires régionales pour couvrir le programme. Mais, avant l’inscription au programme, un cours intensif de quatre mois de maîtrise de l’anglais est proposé à l’Université de Cape Coast (UCC), au Ghana, pour les candidats francophones étudiants et à l’Université de Lomé, au Togo pour les candidats anglophones sélectionnés. Les étudiants inscrits ont participé à six mois de cours à l’IPR/Ifra de Katibougou sur des modules et sous-modules d’enseignement.

Au cours de la phase cours-curriculum, les étudiants sont invités à élaborer un plan de recherche détaillé, y compris le budget, qui doit être accepté par un comité d’études supérieures. Le programme de recherche de deuxième cycle en CC&A fourni le budget de recherche convenu à l’étudiant. D’où la tenue de ce comité de programme les 17 et 18 mai 2022 au siège de ce programme phare à Katibougou.

Et conformément à l’objectif recherché, les deux jours de discussions du comité de programme ont permis à cette quatrième promotion de mieux organiser leurs propositions de recherche en vue  d’atteindre leurs objectifs de travail de terrain grâce aux critiques et suggestions d’amélioration des membres du jury composé d’enseignants-chercheurs de l’Institut polytechnique rural de formation et de recherche appliquée (IPR/Ifra) de Katibougou, de l’Institut d’économie rurale/Centre régional de recherche agronomique (IER/Crra)  de Sotuba, et de la Faculté des sciences techniques (FST) de l’Université des sciences, des techniques et des technologies de Bamako (Usttb).

Les travaux ont été soldés par la validation des protocoles de thèse des 11 doctorants de dix nationalités. Il s’agit de Alieu Saidy de la Gambie, Ewulo Taiwo Aderonke du Nigeria, David Abiola Akodekou du Benin, Dodji Komlan Aziandeke du Togo, Inoussa Zabré du Burkina Faso, Konan Akissi Elise de la Côte d’Ivoire, Berdjour Albert du Ghana, Issiaka Maman Bizo du Niger, Pierre Claver Cesar Diedhou du Sénégal   et deux Maliens (Adama T. Traoré et Mahamadou Lamine Katilé). C’est le Cap-Vert qui manque au lot de cette vague et c’est pourquoi le Mali s’est retrouvé avec deux doctorants sur les 11.

Ils ont adressé à la fin de l’exercice, leurs sincères remerciements et reconnaissances à l’endroit des membres du jury pour la qualité de leurs expertises et les responsables du programme Wascal au Mali pour avoir réuni toutes les conditions nécessaires pour leurs études.

« Nous sommes aujourd’hui animés par un sentiment de satisfaction générale parce que l’étape de la validation de recherches constitue une étape décisive pour la bonne exécution de nos travaux de recherches. Avec les différentes observations et les recommandations formulées par le jury qui est constitué de hautes personnalités dans le domaine de la recherche, cela va nous apporter un grand plus dans les objectifs que nous comptons atteindre d’ici à la fin de nos travaux de recherches », a reconnu Issiaka Maman Bizo du Niger.

Pour sa part, le coordinateur du Programme Wascal à l’IPR/Ifra de Katibougou s’est dit très heureux de voir la fin de cette phase avec surtout, dit-il, la validation par l’ensemble des étudiants des projets de recherche de thèse. Selon lui, cette validation est essentielle et très importante pour le reste des activités de recherche et d’études de cette 4ème promotion. Occasion pour lui d’adresser à son tour ses sincères remerciements à l’ensemble des acteurs (ministère fédéral allemand de l’Education et de la Recherche-Bmbf, bureau exécutif Wascal à Accra, au Ghana, le ministère de tutelle, la direction générale de l’IPR/Ifra, personnel enseignant et d’encadrement) qui interviennent dans la mise en œuvre de ce programme au Mali.

  1. Dolo

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