Inculpé pour »coups mortels » : Niamankoro Traoré prend 10 ans de réclusion criminelle

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    Dans son audience du lundi 24 août dernier, la première session de la Cour d’assises de Bamako s’est prononcée sur l’affaire du ministère public contre Niamankoro Traoré poursuivi pour ” coups mortels “. A l’issue d’intenses débats, il été condamné à 10 ans de réclusion criminelle.

    De l’arrêt de renvoi, il ressort que le 18 juillet 2017, à la suite d’une altercation au bar “Togo” sis à Hamdallaye ACI 2000, l’accusé Niamankoro Traoré a poignardé Alassane Kéïta. Grièvement blessé, ce dernier est décédé des suites de ses blessures, le lendemain. C’est ainsi que l’auteur du coup a été interpellé par les éléments du Commissariat de police du 5ème arrondissement et placé sous mandat de dépôt le 21 juillet 2017.

    Selon l’acte d’accusation, tant à l’enquête préliminaire qu’à l’information, Niamankoro Traoré a reconnu les faits à lui reprochés.  Comme toute explication, il soutient que la victime, sans aucune explication, était venue s’emparer de la bouteille de bière qu’il avait devant lui. Selon l’inculpé, ce comportement d’Alassane Kéïta avait provoqué une altercation entre lui et Bakoroba Thienta qui lui avait fait des remontrances.

    Toujours selon l’inculpé, quand il a voulu intervenir entre les deux, Alassane aurait cassé une bouteille pour tenter de l’agresser.  C’est en réaction à cette attitude que lui aussi aurait sorti son couteau pour le poignarder au ventre.

    Notons que le bulletin N°2 de son casier judiciaire n’est pas versé au dossier, les renseignements de moralité recueillis sur son compte lui sont favorables et le certificat d’expertise mentale atteste qu’il ne souffre d’aucune maladie mentale ou psychique de nature à influer sur sa responsabilité pénale.

    Après des débats très houleux, l’accusé a été retenu dans les liens de l’accusation avec circonstances aggravantes parce qu’il a posé son acte en état d’ébriété. Ainsi, il a été condamné à 10 ans de réclusion criminelle.        

    Boubacar PAÏTAO

     

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    Accusé d’attentat à la pudeur sur Lalla Fofana :

    Wadiel Doumbo condamné à trois ans de prison ferme

    La première session de la Cour d’assises de la Cour d’Appel de Bamako, au cours de son audience du mardi 25 aout dernier, a tranché dans l’affaire du ministère public contre Wadiel Doumbo poursuivi dans un premier temps pour ” viol ” puis l’accusation a été requalifier en ” attentat à la pudeur “. A l’issue des débats, il a été retenu dans les liens de l’accusation et condamné à trois ans de prison ferme.

    Selon l’acte d’accusation, souffrant de maux de ventre, la demoiselle Lalla Fofana a appris que Wadiel Doumbo est un marabout réputé pour avoir soulagé beaucoup de malades.  Ainsi, courant août 2017, elle s’est rendue chez Doumbo pour consultation. Au cours de leur entretien, il fait croire à la fille qu’il possédait une poudre qui serait très efficace contre les maux dont elle souffrait.  Mais que ladite poudre doit être appliquée au pénis de quelqu’un avec lequel elle doit obligatoirement faire le rapport sexuel.  Après avoir pris la poudre, Lalla Fofana est retournée le lendemain chez Doumbo pour lui expliquer qu’elle n’a trouvé personne pour l’utilisation du médicament car elle n’a pas de petit ami.  Séance tenante, Wadiel Doumbo s’est proposé d’être la personne la mieux indiquée. Un choix qui n’était pas du tout du goût de la petite.  Mais face à ses manœuvres, la pauvre fille a finalement cédé.

    Comme ses maux de ventre n’avaient disparu malgré le rapport sexuel tenu avec le marabout guérisseur, elle est retournée de nouveau chez lui et celui-ci lui a appliqué de nouveau la poudre sur son pénis pour coucher avec elle une seconde fois. Quelque temps après, la petite fille a constaté qu’elle n’avait pas ses règles. Elle s’est rendue alors chez le marabout où celui-ci lui a appliqué une poudre dans le vagin pour la rassurer qu’elle voie dans un bref délai ses règles.

    Finalement, la mère de la petite s’est rendue compte qu’elle est enceinte et interrogée sur la paternité de l’enfant, Lalla Fofana a dénoncé Wadiel Doumbo comme auteur de sa grossesse.

    Sur la requalification des faits en attentat à la pudeur, l’arrêt de renvoi précise que les faits, tels que ci-dessus relatés, constituent en réalité le crime d’attentat à la pudeur prévu et puni par l’article 225 du Code pénal qui dispose que “tout acte de caractère sexuel contraire aux mœurs exercé intentionnellement et directement sur une personne est un attentat à la pudeur”. Ainsi, la Chambre d’accusation a requalifié les faits de viol en attentat à la pudeur.

    Sur le renvoi devant la Cour d’assises, l’accusation dira que l’inculpé a, tant à l’enquête préliminaire que devant le magistrat instructeur, nié en bloc les faits à lui reprochés. Et de poursuivre que cette dénégation n’est qu’une stratégie qui consiste à refuser d’admettre l’évidence, encore une tentative de disculpation qui ne s’aurait résister au moindre doute. Aussi, l’histoire d’utilisation de poudre sur le pénis d’un homme comme condition sine qua non pour la guérison des maux de ventre de la petite fille n’était qu’un stratagème pour attirer la victime dans ses filets.

    L’arrêt de renvoi mentionne clairement que la victime, Lalla Fofana, avait déclaré dans son audition à la police avoir dit au marabout qu’elle n’avait pas un petit ami pour utiliser la poudre au moment où il la lui remettait. Donc, l’accusation estime que profitant de l’âge de la victime, le marabout a su la manœuvrer pour assouvir sa sale besogne. Ainsi, pour l’accusation, ces détails prouvent à suffisance qu’il est entièrement coupable et sa responsabilité pénale ne fait l’objet d’aucun doute.

    A l’issue d’intenses débats, Wadiel Doumbo a été retenu dans les liens de l’accusation et condamné à trois de prison ferme.

                                                                   Boubacar PAÏTAO

     

     

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