L’ENP au cœur d’un imbroglio sans précédent : -La fille d’un grand prêcheur de la place accouche en pleine formation

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-Le médecin chef, le DG de l’Ecole et le Commandant de compagnie sanctionnés injustement !

L’école nationale de police (Enp) est au cœur d’un scandale inédit dans l’histoire de la police malienne. En pleine formation, une élève policière donne naissance. Incroyable mais vrai. Depuis la semaine passée cette nouvelle anime les débats et continue de faire les choux gras des réseaux sociaux. Le Directeur général de la Police dans une fuite en avant a sanction injustement le médecin chef, le Directeur Général de l’Ecole et le Commandant de compagnie.    

En effet, il s’agit d’une nouvelle recrue du nom de Awa HAIDARA qui a donné naissance en pleine formation le 19 Avril passé. Alors qu’ils étaient à 4 mois de formations. Si l’on s’en tient à la période normale d’une grossesse qui dure en général de 9 mois, la recrue a cependant passé au concours à 5 mois de grossesse. C’est très curieux quand même. Sans être expert dans les recrutements militaires, à ce que l’on sache c’est que les femmes enceintes et celles qui ont déjà donné naissance sont exclues du recrutement. Mais comment Awa a pu franchir toutes les étapes du recrutement en étant enceinte ? N’a-t-elle pas participé aux différentes épreuves de test ? En 9 mois de grossesse ni les services médicaux, ni ses camarades, encore moins les formateurs n’ont pu constater cette grossesse ? Voilà entre autres des questions que bon nombre de maliens se posent.

Les étapes du processus de recrutement brûlées !

Selon des sources bien introduites, HawaHaidara n’a jamais fait une visite médicale chez le médecin chef de l’école nationale de police. Car, son nom ne figure pas dans le registre.  Elle a donc brulé toutes les étapes du processus sans se soumettre aux règles du recrutement. A en croire à nos sources, même la visite d’arrivée à laquelle toutes les recrues doivent passée n’a été faite par la protégé du grand prêcheur connu pour ses revendications de la lignée du prophète paix et salue sur Lui. Ceux qui ne parlent que de Dieu, de son Prophète doivent à notre avis dénoncer la mauvaise gouvernance. Mais malheureusement force est de constater que ce sont eux qui proposent des listes aux recrutements privant les fils des pauvres.

Et comme le bon Dieu ne dort pas,  il a fait découvrir les plans machiavéliques du grand prêcheur et de sa protégée de fille au grand jour.  Puisque selon nos enquêtes, tout avait été prévu pour que AwaHaidara aille accoucher chez elle. Mais le coronavirus a joué à sa défaveur. « Ce n’était pas prévue qu’elle accouche au camp. C’était connu, elle n’a pas fait la prise de sang, ni la visite corporelle. Il n’existe nulle part dans la base des données du médecin qu’il a effectué une visite médicale de AwaHaidara. Il n’y en a pas », nous dévoile notre source.  Avant d’indiquer : « Pour le cas précis de Awa Haidara, tout était calculé. La formation militaire de trois à quatre mois devrait terminer et ils devraient observer deux semaines voire un mois de congé avant de revenir pour la formation professionnelle. Ce qui devrait permettre à Awa d’aller accoucher chez elle. Mais avec l’arrivée du coronavirus, tout le monde a été consigné. C’est pourquoi elle a accouché là-bas ».  A en croire notre source, « Awa n’est pas seule, il y a même des handicapés parmi les recrues ».

La fuite en avant de la hiérarchie

Aussitôt que la nouvelle a été rependue, le Directeur général de la Police dans son fuite en avant et pour sauver sa tête, a sacrifié injustement le Dg de l’école, le médecin chef et le Commandant de compagnie. Mais comment sanctionner le médecin chef qui n’a jamais visité la fille une seule fois ?  Alors qu’elle est passée quatorze fois à l’infirmerie. Tout a été malicieusement préparé et  on a l’impression qu’elle est tombée du ciel à la police et comme tant d’autres.

Quant au commandant de compagnie,  si nous faisons une analyse succincte de la situation, tout porte à croire qu’il n’était pas au courant de la grossesse de Awa encore moins être complice. Sinon il aurait pu éviter le scandale de se produire s’il était complice. S’il ne l’a pas fait, ça veut dire qu’il n’est pas au courant.

Ce qui est surprend dans cette affaire, c’est le comportement du Directeur général de la Police. Il a confié le dossier à l’inspection pour des enquêtes approfondies afin situer les responsabilités. Mais sans même que l’inspection ne commence son travail, la sanction est tombée. Cette attitude prouve à suffisance que le Directeur fuit en avance ses responsabilités et se permet de sanctionner injustement les maillons faibles dans cette affaire.

Oumar SANOGO

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