Koulouba: Qui veut succéder à Traoré ?

04 Mars 2013 - 19:37
Mis à jour: 14 ans
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Candidat_ElectionLa perspective d'une prochaine élection présidentielle devant être couplée aux législatives, les 7 et 21 juillet, agite de nouveau le marigot politique bamakois. Toutefois, plusieurs mois de crise, depuis l'incursion des groupes armés au Nord du pays, ont durablement altéré la cote des candidats qui devaient concourir en avril 2012. Débarqué en décembre par l'ex-junte du capitaine Amadou Haya Sanogo, l'ancien Premier ministre, Cheick Modibo Diarra, semble définitivement discrédité. La popularité de Soumaïla Cissé, patron de l'URD, n'est pas meilleure. Originaire de Niafunké dans la région de Tombouctou, l'ex-patron de la commission de l'Uemoa était exilé ces derniers mois. Il n'est réapparu au Mali qu'à l'occasion de la visite de François Hollande, début février. Même s'il est présenté comme un "expert" dans la résolution de la crise, l'ex-ministre des affaires étrangères, Soumeylou Boubèye Maïga, originaire de Gao, s'est attiré de nombreuses inimitiés. Il est toujours perçu comme un cacique d'un système aujourd'hui largement décrié par les Maliens. Responsable des renseignements de 1993 à 2000 et cofondateur de l'Adema, Maïga pourrait concourir à la prochaine présidentielle sous son nom. Chantre de la concertation nationale ces dernières semaines, Ibrahim Boubacar Keïta "IBK", 68 ans, attend toujours son heure. Chef de gouvernement sous Alpha Oumar Konaré et actuel président du RPM, parti membre de l'Internationale socialiste, ce dernier a participé à une discrète réunion de travail au siège du Parti socialiste (PSl français lors de sa visite à Paris, du 8 au 11 février. Si officiellement la France ne soutient aucun candidat, l'ancien premier ministre Modibo Sidibé semble toutefois tenir la corde. Réfugié à la résidence de l'ambassade de France à Bamako après sa brève interpellation par la junte en avril dernier, il a toujours occupé des fonctions officielles depuis 1992. Pur hasard? Sidibé s'apprête à lancer son propre parti. Quant au président malien par intérim, Dioncounda Traoré, il lui est interdit de se présenter. Temps couvert pour Amadou Sanogo Le lancement inopiné de l'opération Serval a affaibli l'ancien putschiste Amadou Haya Sanogo, contraint de faire acte d'allégeance au pouvoir de Dioncounda Traoré. Amadou Haya Sanogo a mis beaucoup d'eau dans son jus d'ananas depuis le déclenchement de l'opération Serval, le 11 janvier. Après avoir menacé le Mali de tous les maux en cas d'intervention de forces extérieures pour résoudre la crise au Nord du pays, le capitaine putschiste s'est résolu à regarder les chars français, ainsi que les divers contingents des forces africaines (Cedeao, Tchad...) défiler dans Bamako et dans le reste du pays. Le tombeur du président Amadou Toumani Touré "ATT" en mars 2012 se voit par ailleurs progressivement déposséder de sa capacité de nuisance. Autrefois étoffé, le dispositif assurant sa sécurité (une dizaine de pick-up, des engins blindés...) a été démantelé à la demande de la CEDEAO. Très discret ces dernières semaines, Amadou Sanogo devra quitter son quartier général de Kati, en banlieue de Bamako. Ce camp est désormais destiné aux instructeurs européens devant former l'armée malienne dans le cadre de l'European Union Training Mission (EUTM). Le capitaine putschiste pourrait rejoindre le camp du 33" Régiment de commandos parachutistes à Djicoroni-Para, non loin de la cité ministérielle à Bamako, ou bien l'état-major situé à proxi¬mité du ministère de la défense. Pour mieux contrôler ses faits et gestes, le président Dioncounda Traoré, ragaillardi par les résultats de l'opération Serval sur le terrain, a également investi Sanogo, le 13 février, comme patron du comité militaire chargé du suivi de la réforme des forces armées et de sécurité. Une mission pour laquelle il recevra un salaire mensuel de 2,5 millions FCFA. La cérémonie, qui vaut allégeance de l'ex-putschiste, s'est déroulée au palais de Koulouba devant l'exécutif malien et la haute hiérarchie militaire. Lettre du Continent africaintelligence.fr

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Commentaires (51)

User
guerrier du mandé
guerrier du mandé 14 ans
tous des escrocs
Amadeus
Amadeus 14 ans
Boubeye mon candidat !
kabako12
kabako12 14 ans
Le changement est avec CMD
sidibé
sidibé 14 ans
Je demande aux autorités Maliennes, d'etre très vigilantes par rapport au comprtement de la Mauritanie. C'est une piège contre le Mali. La Mauritanie possède des mauvaises graines (MNLA), qu'elle veut nous faire pénétrer. Le Mali a besoin aujourd'hui d'un Homme de principe, de rigeur. Cet homme parmi les cinq, est IBK.
blanche neige
blanche neige 14 ans
Si le Mali veut sortir du tunnel et de la corruption ,les maliens doivent elire un homme neuf ,qui n'a pas trempé dans toutes les magouilles du pays depuis 50 ans ! Le Mali doit renvoyer dans leurs foyers tous ces politiciens véreux qui se sont enrichis en pillant le pays et qui revent de pouvoir continuer a assurer le futur de leur descendance . Chassez ces chacals qui ne pensent qu'à leur interet personnel !
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