Présentation des Voeux à Koulouba : IBK à mille lieues d’ATT!

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Ibrahim Boubacar Keïta, président de la République malienne
Ibrahim Boubacar Keïta.
REUTERS/Louafi Larbi

A l’issue des échanges formels des vœux de fin d’année à la présidence de la République, il est de tradition que le locataire du palais de Koulouba invite ses différents hôtes à un cocktail. Si IBK a sacrifié à cette tradition, le nouvel homme fort du Mali évite toutefois de venir papoter avec ses invités autour de ces dégustations, comme le faisait si bien son prédécesseur, ATT pour le nommer.

 

C’est à l’occasion de cette cérémonie de présentation de vœux que les Maliens issus de différents corps socioprofessionnels du pays ont la chance de parler avec le chef de l’Etat. Qui pour attirer son attention sur les difficultés de leur quotidien. Qui pour lui soumettre telle ou telle doléance. Certains invités s’en donnaient à cœur joie pour prendre des photos de souvenirs avec le dépositaire de la plus prestigieuse institution de la République.

Avec l’humilité légendaire qu’on  lui connaît, l’ex-président de la République, ATT, ne se privait pas de ce plaisir de se mêler à ses invités en sirotant un verre de jus avec eux et en bavardant de tout et de rien avec plusieurs d’entre eux. Ce qui réjouissait plusieurs invités qui découvrait en cette rencontre qui n’arrive pas tous les jours l’occasion de toucher ou d’approcher le chef de l’Etat. Ce partage de la chaleur humaine avec ses concitoyens semble peu ragoûtant pour son successeur. Le président IBK, lui, préfère se tenir à très bonne distance de ses hôtes. Et la menace du virus Ebola n’a rien arrangé à la chose. IBK se contente, à la fin de la cérémonie, d’un petit sourire les mains soigneusement repliées et évitant tout contact avec ceux qui se sont déplacés pour lui souhaiter leurs vœux les meilleurs pour la nouvelle année. Pire, le locataire de Koulouba ne se donne même pas la peine de descendre dans la cour pour être avec ses invités au cocktail. C’est ce qu’on a remarqué lors de la cérémonie de présentation des vœux de la presse.

IBK, son Premier ministre, les ministres Camara et Baby ont, eux aussi, brillé par leur absence à ce méchoui, qui a perdu son caractère de moment de partage et d’échanges informels. Seuls quelques vagues conseillers et cadres de la présidence se sont mêlés aux journalistes pour échanger avec eux lors de ce moment de détente, loin des dictaphones et autres caméras. Comme on le voit : IBK n’est vraiment pas ATT, qui ne dédaignait  pas s’incliner avant de serrer la main de ses invités à Koulouba !                        

  Bruno D. SEGBEDJI

Commentaires via Facebook :

27 COMMENTAIRES

  1. Merci Kassin pour cette excellente analyse et extraordinaire decryptage de la situation socio-politique, economique et financière du Mali.

  2. Mes voeux de bonne et heureuse annee 2015 a toute la famille de Maliweb. Specialement aux HASSIDIW (que je m’en vais citer) qui n’ont cesse de rendre la vie difficile a IBK.
    – Bougobalini
    – Yugubane
    – Moussa ag
    – NFP
    – Kassin
    – Le General Sanogho, Naloma
    – Djeden
    – Kinguiranke
    – T.Sankara
    – Emoo
    – Doudouba
    – Koudis
    – Coco
    – Rebel
    – Broulayi
    – Samboudjan
    – Lynx22
    – LeSablier
    – Sankingba
    – El-haj Niyefokeyesegou
    – 1FILSDUMALIBA
    – Sikasso
    – Evil Devil
    – Blanche Neige
    – Pkagame
    – Sentinelle
    – Moussa Mara Demission
    – Donko, 2
    – Bamako 2010
    – Alkerou
    – Dabokounda, peter tosh
    – Le Scientifique
    – Laudemus
    – Korotumu
    – ApemaMali
    – Le Cardinal
    – Boucher
    – Tiefari
    – Kalilou
    – Sgoumbo
    – Goussoumdoumbo
    – Ere Djibo
    – Maiga Issa
    – Ousmane
    – Dr Anasser ag Rhissa
    – Kabako12
    – Rinz
    – Mynti
    – Lelong
    – Wokloni
    – Moulaye
    – Dakabiton
    – Diopgalsen
    – Hamadi
    – Mansare
    – Barbapapa
    – Taisky
    – Bazouka
    – Mande boukari
    – Ben77
    – Yadupour
    – Laxon Binke
    – Charlotte Epifante
    – Aldjouma
    – Alma
    – Sabour
    – Seydou Camara
    – Maguie Mint
    – Totototorino
    – Takaprin
    – Kone31
    – Counfoni
    – Abdulsadia
    – Gnousso
    – Lastus
    – Cheickmodibo Sanogo
    – Djambar
    – Intelence, Legacy
    – Seke
    – Stbko
    – Mel
    – Koumba Sacko
    – Coulibaly Yacouba
    – Kouyate
    – Noriega
    – Tidiane
    – Moussa Traore
    – Montirajoy
    – Mali-Chez Nous
    – Inziss
    – Fill
    – Kalam
    A cette 1ere liste s’ajoute tous ceux qui sont soit en repli TACTIQUE ou STRATEGIQUE, soit en FUITE comme:
    – Chauvin
    – Tienimango
    – Autre source
    – LaBamakoise
    – Miche
    – Doukara
    – Onate
    – Mondious karateka
    – Babaduhon
    – Etc
    J’espere que Lynx22 m’aidera a detecter les doublons 😉

  3. Sigbedjou.. le temps ou on vous distribuait des enveloppe pour louer ATT est fini. C’est maintenant le travail et IMT a raison IBK n’a meme pas besoin de serrer la main a des attardés comme toi lors d’une ceremonie.

  4. De grâce, nous somme en 2015 avec un gouvernement de 2015 pour essayer de se départir de ces mauvais comportements de la rue par certains responsables rétrogrades qui ne se soucient d’aucune avancée durable et compétitive de la vision d’un pays mis en danger par eux-mêmes.
    ATT ne serait pas une référence au Mali pour ceux qui croient en cela pour leurs propres intérêts.
    En tout cas, une flagornerie comme celle-ci ou celle d’un intervenant n’est que la nostalgie d’une vache à lait pour eux et pas pour le Mali.
    Un président est, sans conteste, élu pour son pays et non pour sa famille peu importe la nature.
    Il y a quelques bons journalistes qui organisent les tables rondes à la hauteur des grands débats contrairement à ceux qui écrivent, ne sont que des girouettes et moins soucieux de l’état du pays.

    • CHEICK BRUNO A TOUT A FAIT DIT LA VÉRITÉ.

      PUIS DÉTROMPÉ – TOI, C’EST DIEU QUI A FAIT DE ATT UNE RÉFÉRENCE.

  5. ATT = IBK = ALPHA = SOUMI = M. SIDBE = MUTGA = BUBYE = leurs passés très sombres ne leurs permettent pas de gerer un Pays comme le Mali. C’est tout simplement une perte de temps pour les Maliens. Ils sont obligés de se soutenir mutuellement, c’est pourquoi tenir un procès au vrais sens du mot reste difficile au Mali. Les Français connaissent le coté faible de nos dirrigents, ils les reduisent en silence et les font chanter au bésoin.

  6. arretez de commenter ce qui n’est pas vrai. ibk, le pm et les ministres baby et camara étaient bien avec les convives. bruno est un journaliste malhonnete a l’image de directeur saouti. l’independant n’est plus credible depuis les departs de yaya sidibe, chahana takiou et alassane diarra.

  7. Laissons le temps au temps de faire le jugement:aucun vent n’est favorable à une navire sans direction.Aucune nation ne peut se construire en oubliant son passé.

  8. ATT n’est pas hautain et sait que le peuple a besoin de lui. IBK lui, pense que ce pouvoir lui est parvenu obligatoirement comme un héritage. Il ignore ce qu’est la souffrance d’un peuple et s’en fout de c que endure le peule.

    Pis, IBK boit de l’alcool et ne veut pas s’approcher des gens par peur de se faire sentir par les autres. ATT ne boir jamais et ne boira jamais…

    ATT, chaque jour que Dieu fait, ton nom se lave, Merci l’enfant béni de Soudoubaba…

  9. Mes amis regardez surtout ce qui est entrain d’être fait, et non le caractère d’un président. Moi, je pense plutôt qu’on doit parler sur le travail et la qualité d’un président et non sur l’humilité d’un président. D’accord, dans la vie l’humilité compte beaucoup, mais il ne faut pas être humain jusqu’à oublié le pays. Un pays n’est pas comme une famille, ni un village.

    D’accord, nous devons critiqué mais vraiment sur quelque chose qu’on doit critiquer.

    • CE N’EST PAS L’HUMILITE SEULEMENT ATT SENTAIT LE SOUFFLE DU PEUPLE.
      IMMAGINE LA CONSTRUCTION DES TROIS HOPITAUX CELUI DE SIKASSO DU MALI ET DE SEVARE TOUT LE MONDE SAVAIT ET CONNAISSAIT QUE CES BESOINS ETAIENT EVIDENTS ET REELS.
      ATT EST UN HOMME DE PAIX SURTOUT DE DIALOGUE.
      JE NE DIS PAS QUE TOUT CE QU’IL A FAIT ETAIT BIEN MAIS LE POSITIF L’EMPORTE SUR LE NEGATIF

  10. AVEC ATT TOUT LE PEUPLE SE RECONNAISSAIT EN LUI
    AVEC SON HUMILITÉ LÉGENDAIRE TOUT LE MONDE ÉTAIT A L’AISE AVEC LUI SAUF LES AIGRIS ET ÉGOÏSTES

  11. La météo politique 2015 du Mali

    Elle devrait être celle de tous les espoirs, mais hélas la très difficile année 2014, a plutôt été celle de tous les déboires sur le plan sécuritaire, politique, social et économique au Mali.

    Commencé sur les stigmates d’une junte arrogante et défunte, rattrapée par la machine judiciaire à cause de ses charniers à répétition, le régime IBK avait semblé quelque peu tenir le bon bout du renouveau d’un Mali qui bandait ses plaies au début de 2014 après une crise gravissime de deux ans.

    Mais par manque de vision du nouveau régime, il sombra très vite dans la légèreté de conseillers malavisés et malencontreux qui contribueront grandement à inverser les priorités du nouveau pouvoir eu égard aux défis qui se dressaient devant le peuple malien à la fin de la Transition politique Dioncounda-Diango en fin août 2013.

    Le régime IBK a cru en une offensive diplomatique pour résoudre la crise du nord du pays, mais malheureusement, il a confondu voyages et déplacements à la diplomatie.

    IBK et sa cour ont cru que la grandeur d’un pays et d’un régime politique venait de l’effet d’optique (nouvel avion, jets privés, motos de prestige, belles voitures et 4X4 de luxe, belles maisons de banlieues, discours fleuves et agitations belliqueuses) mais ils ont sous-estimé sinon oublié la situation financière et sécuritaire réelle du pays.

    D’importants contrats et marchés publics de plusieurs dizaines de milliards sont conclus en un temps record et avec une légèreté sans commune mesure alors qu’ils n’ont in fine eu aucun impact réel sur la capacité opérationnelle ni de l’armée ni de l’état du Mali.

    Pire ces choix politiques des dépenses publiques inopportunes et inconsidérées du régime IBK ont contribué largement à le fragiliser en détériorant ses relations avec ses principaux bailleurs de fonds, la société civile, les milieux professionnels (notamment l’UNTM) et l’opposition politique.

    Apparemment étonné par la tournure des événements, le régime IBK se recroqueville sur lui même et essaie tout seul comme un grand de s’occuper du brûlant dossier du nord du pays avec assises, initiatives de réconciliation et tentatives malheureuse de récupération armée de la ville Kidal alors qu’il n’avait pas vraiment préparé ni les services de renseignement ni l’armée pour cela.

    L’échec de cette imprudente audace politique et militaire d’un régime conduit par un gouvernement Mara presque novice, est à la mesure de l’amateurisme, de la précipitation et de l’agitation dont il nous a fait montre.

    Les difficiles négociations politiques d’Alger qui reprendront le mois prochain (janvier 2015) avec les groupes armés disparates du nord du Mali, tiennent leur source dans cet échec cuisant du régime IBK.

    Pourra-t-il se servir d’un échec militaire à Kidal en mai 2014, pour en faire un succès politique à Alger en janvier 2015 et mois suivants?

    C’est tout l’enjeu politique à l’orée du nouvel an dont il faut scruter à la loup pour un régime épuisé au bout d’une année de gouvernance chaotique faite de scandales financiers rocambolesques et de népotisme pur jus sentant à plein nez la grande corruption dans un pays en crise.

    Les partenaires financiers qui avaient dès les mois de mai et juin 2014 pris congé du pays avant d’y voir clair dans les nouvelles pratiques des finances publiques version régime IBK, sont revenus à la faveur de la budgétisation des dépenses extrabudgétaires abandamment surfacturées et mises à nues par deux rapports audits de la cour suprême et du vérificateur général.
    Mais les irrégularités constatées par les deux structures de contrôles financiers des deniers publics n’ont donné lieu qu’à peu de sanctions administratives, disciplinaires et pas encore pénales.

    Et les partenaires financiers qui sont pourtant revenus au pays contre promesses de sanctions ont aujourd’hui le sentiment que le régime IBK traîne les pieds avec les poursuites judiciaires des délinquants financiers et n’ont pas manqué de le dire au très médiatique ministre de la justice garde des sceaux, Mohamed Ali Bathily qui rétorqua “qu’il ne faut pas céder aux rumeurs”.

    Ce genre d’argumentations d’un ministre de la justice devant des faits avérés de surfacturations et de violations flagrantes des procédures des finances publiques suffiront-elles à calmer les ardeurs et les exigences des bailleurs de fonds du Mali, en 2015 qui regardent maintenant avec beaucoup plus d’insistance la gouvernance du régime IBK?

    L’insécurité revient au galop au nord du pays et les affrontements entre groupes armés débordent de la région de Kidal et s’étendent maintenant dans la région de Gao avec Bamba comme nouveau foyer de tensions.

    Pour reprendre la main sur les questions sécuritaires, le régime IBK annonce un plan de réformes des forces armées de 514 milliards sur 5 ans.

    Mais il ressemble plus à un plan de réforme retardataire qui aurait dû être conçu en septembre 2013 mais certainement pas en décembre 2014 car tant que la gouvernance financière du pays n’est pas améliorée, annoncer des chiffres à l’emporte-pièce est très loin de poser un véritable acte concret sur le plan sécuritaire dans un pays empreint au banditisme armé et financier.

    Il faut donc être capable et très vite de réformer et de financer l’armée sans détourner les fonds et de s’assurer que ce financement rapide donne une formation de qualité à de vrais soldats avec vocation et sens du service pour la nation, bien équipés et prêts aux combats victorieux au nord notre pays.

    Il y a donc un enjeu de temps record et un enjeu du sérieux du programme de réforme et de son application, le régime IBK en serait-il capable en 2015?

    Perdu dans ce micmac sécuritaire, fatigué par les caprices des groupes armés séparatistes du nord du pays, malmené par les bailleurs de fonds, le régime IBK essuie aussi des crises intestines.

    Moussa Mara, premier ministre du Mali, l’incarnation même de ces crises intestines, tantôt chouchouté par la majorité présidentielle quand il fut l’objet de motion de censure de l’opposition politique à l’assemblée nationale, tantôt décrié par cette même majorité par l’intermédiaire des ténors du RPM, en est réduit maintenant à des spéculations sur sa propre démission au détour d’un congrès de son propre parti, Yèlèma.

    Saura-t-il résister aux tumultes de la guerre de positionnement politique dans la majorité présidentielle et sous les feux de l’opposition, pour enfin mettre en pratique ses 72 pages de déclaration de politique générale en 2015 sinon en 2014 on n’a pratiquement rien vu de lui en tant que premier ministre si ce n’est une visite controversée à Kidal et une tentative malheureuse de justification de l’achat/location inopportun d’un avion Boeing 737 surfacturé pour le compte de la présidence du Mali.

    L’investissement public dans les écoles, les hôpitaux, les routes, les barrages, l’électricité bon marché, l’eau potable, l’emploi des jeunes, les télécommunications et les aménagements agricoles, le logement social, etc semble passé aux oubliettes du régime IBK en 2014.

    Les prix montent et les revenus des maliens stagnent ce qui n’arrange rien pour leur pouvoir d’achat et la cherté de la vie se fait sentir partout dans le pays en cette fin d’année 2014.

    Les 5500 milliards de financement annoncés par les services de communication de Koulouba à l’issue du voyage chinois d’IBK, mais jamais évoqués dans aucun communiqué de conseil des ministres et passés sous silence dans la loi des finances 2015, pourront-ils tout de même aider le gouvernement Mara à plus d’investissement public dans le pays, ne serait ce que donner de l’emploi aux jeunes maliens en 2015?

    Pour l’instant ce sont plutôt des stagiaires pour le compte du protocole de la république qui semble être la moisson du régime IBK en matière d’emploi des jeunes alors que de millions de jeunes maliens broient du noir dans nos villes et villages sans savoir de quoi serait fait demain.

    Je leur souhaite le meilleur pour 2015.

    En attendant toutes ses bonnes résolutions je souhaite une excellente année 2015 à toutes les maliennes et à tous les maliens de Kayes à Kidal que le nouvel an soit une année de prospérité, de santé, de paix et de réconciliation nationale pour tous les fils et toutes les filles de ce grand pays.

    Plein courage à vous tous!

    Que Dieu vous bénisse et que Dieu bénisse le Mali!

    Salute!

  12. L’un est ATT l’autre IBK….. Ils n’ont pas une seule lettre en commun.
    Autant l’un est humble et près du peuple autant l’autre est hautain et de plus en plus loin de son peuple….. IBK est bourgeois semble t il; il aime bien le dire à qui veut l’entendre et ATT est Soudou BABA…

    En réalité IBK ne sent plus en sécurité tant il est lui même conscient de ses égarements qui ont décontenancé plus d’un….malien.

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