Grève dans les hôpitaux de Bamako et de Kati : Le mot d’ordre peu suivi au CHU du Point G

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Les hôpitaux de Bamako et de Kati sont en grève de dix jours depuis hier, jeudi 22 avril 2021. Les grévistes exigent entre autres des meilleures conditions de travail, doter les hôpitaux de Bamako et de Kati d’appareils adéquats en faveur de la satisfaction des besoins des malades et rehausser le plateau technique. Lors de ce premier jour de grève, au CHU du Point G, la grève « surprise » a été mal suivie. Tous les services ont fonctionné normalement et l’affluence était également au rendez-vous.

Le mouvement de grève lancé à l’initiative de Fousseyni Coulbaly, un syndicaliste qui n’est pas en odeur de sainteté, n’est pas du goût des travailleurs du Point G. Fousseyni Coulibaly qui se fait passer pour le secrétaire général du Syndicat National de la Santé, de l’Action Sociale et de la Promotion de la Famille (SNS-AS-PF), est en réalité suspendu du bureau pour 5 ans, selon les résolutions issues du 13e congrès dudit syndicat tenu du 21 au 2 décembre à Bamako. Il n’est donc plus habilité à signer un préavis de grève au nom du SNS-AS-PF. Dans une correspondance, en date du 20 décembre 2019, suite au dépôt d’un préavis de grève de trois jours à l’époque , le ministère du Dialogue social du travail et de la fonction publique, indiquait qu’il « n’existe qu’un seul syndicat national de la Santé, de l’action sociale et de la promotion de la famille (SNS-AS-PF) dont les démembrements sont les comités syndicaux au niveau de certains hôpitaux. » A cet effet, précise la correspondance, il appartient à M. Fousseyni Coulibaly, cosignataire de votre coordination, d’apporter la preuve juridique de la création d’un nouveau syndicat national de la santé et de l’action sociale et la promotion de la famille au niveau du Chu du Point G dont il est secrétaire général ». Non reconnu par les travailleurs, l’administration du Point G et le ministère de la santé, on peut bien se demander pour qui roule réellement Fousseyni Coulibay ?

M.D

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