COVID 19 : Les mesures sociales d’IBK

5

Parmi les mesures sociales annoncées par le président de la République vendredi, la prise en charge des factures d’eau et d’électricité. Ce que les consommateurs vont payer.

Avec ses dizaines de bidons d’eau Mme Keita attend patiemment son tour à la borne fontaine du quartier. En attendant, la jeune passe ses salutations d’usage à son voisin Diarra. L’adresse du président est au cœur des échanges de la matinée. “Qu’est-ce que le président a dit hier soir à la télé”, s’interroge Diarra en bambara.  “Il a parlé de la gratuité de l’eau et électricité…”, répond sa voisine sans donner plus de détails sur cette annonce du président IBK. La nouvelle semble réjouir l’interlocuteur même si pour avoir un sceau d’eau du robinet dans son quartier à Sébénikoro relève du chemin la croix en cette période de canicule.

En effet, lors de sa troisième adresse à la nation sur le Covid-19, le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta a informé que “le gouvernement prendra en charge pour les mois d’avril et de mai 2020, des factures d’eau des catégories relevant des tranches dites sociales, c’est-à-dire les plus démunies”.

La nouvelle, aussi tôt rependue comme une trainée de poudre, a fait objet de plus de discussions et d’interrogation sur la toile. En ville, elle est différemment appréciée par les abonnés de la Société malienne de gestion de l’eau potable, pour ce qui concerne surtout les catégories relevant des tranches sociales”.

0 à 10 m3

Selon les explications données par la Société en charge de la gestion de l’eau potable, cette prise en charge concerne notamment les ménages qui sont dans la première tranche pour les branchements à domicile.  C’est à dire que les consommations allant de 0 à 10 m3/mois. Cette tranche est facturée à 113 F CFA HT le m3.

Toutefois la Somagep précise que toute consommation supérieure aux 10 m3 sera facturée. Il s’agit en particulier de la tranche 2 (11 à 50 m3 soit 301 F CFA HT le m3) et la tranche 3 (51 et + soit 512 F CFA HT le m3).

La prise en charge des factures d’eau rejoint plusieurs autres mesures sociales annoncées par IBK pour atténuer les impacts de la maladie sur la population. En sus de la gratuité des factures d’électricité des tranches sociales, l’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée sur les factures d’électricité et d’eau, de tous les consommateurs, pour les mois d’avril, mai et juin 2020 ; la distribution gratuite de céréales et de l’aliment bétail aux populations vulnérables touchées par le Covid-19 et la mise en place d’un fonds spécial de 100 milliards de nos francs pour les familles les plus vulnérables à l’échelle des 703 communes du Mali.

IBK a également annoncé la dotation du secteur privé d’un Fonds de Garantie de 20 milliards de F CFA destiné à garantir les besoins de financement des PME/PMI, des Systèmes financiers décentralisés, des industries et de certaines grandes entreprises affectées par la pandémie ; le payement d’une prime spéciale au personnel de santé mobilisé ainsi qu’aux éléments des forces de sécurité et de défense affectés à la surveillance du couvre-feu et des lieux d’attroupements éventuels.

Le montant global de ces mesures sociales est chiffré à près de 500 milliards de F CFA.

Kadiatou Mouyi Doumbia

Commentaires via Facebook :

5 COMMENTAIRES

  1. Le plus grand danger auquel nous faisons face c’est la propagation incontrôlable du covid-19. Je crois (en tant que spécialiste de la matière) qu’il y aurait déjà des milliers des cas d’infections au Mali. Les 144 cas etc.. officiellement rapportés ne seraient non seulement pas réels, mais un miracle épidémiologique au vu des facteurs de risque au Covid-19 qui écument le Mali de mode exponentiel. Il faut une déconstruction entière de la science au tour de cette maladie pour parvenir alors a expliquer pourquoi la propagation traine encore a une centaine des cas dans un pays où les gens n’ont pas adopté 5% du changement de comportement requis (distanciation sociale, port de masque, lavage de main, arrêt de regroupement aux mariages, baptêmes, funérailles, dans les sotramas, ).

    ..Les 13 décès représenteraient (dans mon analyse) au moins un millier de cas d’infection non identifiés. Nous n’avons pas de moyens pour maintenir les pas qu’il faut pour pouvoir produire de vraies données et donc savoir approximativement ce qui se passe avec le taux d’incidence et le niveau de prévalence de l’infection.

    Notre pays doit plutôt arrenter de suivre le système copier-coller et donc passer a une vitesse supérieure a un modèle local de prévention, de résistance et de traitement…. par exemple, couper les régions et donc déployer des programmes de tests massif de populations et ainsi qu’imposer localement de stricte regèles (port obligatoire de masques etc.., élimination absolue de regroupements sociaux etc..) …j’appelais ça dans l’un de mes posts “compartimentation des régions” … cela va transformer chaque région (Segou, Kayes, Sikasso etc..) en un petit pays physiquement indépendant… facile a gérer localement, isoler et contrôler en terme d’application de règles barrières et des testes aussi! Et ce genre d’actions nécessite d’être fait a temps sinon ça peut être trop tard.

    Réveillons -nous il n y a pas de cadeau ni le hasard dans la lutte contre le covid-19! Ce n’est pas seulement “une maladie des blancs” ! Ça déjà tué plus des afro-américains aux USA que les blancs dans plusieurs régions.

  2. Un confinement total doit être fait à Bamako et environs, et avec effet immédiat, pour 3 semaines!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! A la date d’hier, il y avait 144 cas confirmés, mais je mettrais ma main au feu qu’il y a plus du triple à Bamako!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  3. Je suis pauvre mais je voudrais vraiment aider dans la guerre contre le covid 19 d’une manière ou d’une autre si possible

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here