Mantchini Traoré, initiatrice de l’émission “l’instant thé” Une femme de défis au riche parcours professionnel

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L’initiative du Projet de l’émission téléréalité “L’instant Thé”, Mantchini Traoré, est tout simplement une femme engagée pour le développement socio-économique du Mali.

Le nom de cette dame vous dit sûrement quelque chose. Elle, c’est Morimoussou Traoré, plus connue sous le nom de Mantchini, très connue dans le domaine de la culture pour avoir apporté sa touche à la promotion de ce secteur. C’est elle qui est l’initiatrice du projet de l’émission téléréalité “L’Instant Thé” actuellement diffusée sur l’Ortm. Tout cela prouve à suffisance qu’elle est très engagée pour le développement socio-économique de son pays. Il s’agit, pour elle, d’apporter sa touche à l’édifice du Mali.

Mancthini Traoré est détentrice d’une maitrise en gestion d’entreprises de la Faculté des sciences juridiques et économiques du Mali depuis 2002, avant d’être conseillère commerciale à l’Agence de communication Publistar. Elle était chargée de l’élaboration de stratégies marketing, de la prospection et de la fidélisation de la clientèle. Après cette expérience, Mantchini s’est retrouvée à l’Association culturelle Donko Séko, comme Administratrice. Dans cet espace culturel, avec une compagnie de danse, elle a contribué à mettre en place une meilleure gestion des ressources humaines et l’organisation du festival de danse “Danse Bamako Danse” qui fait aujourd’hui une véritable fierté pour la promotion de la danse contemporaine au Mali, voire l’Afrique.

Considérée comme une femme très engagée, Mantchini  a également travaillé avec Alioune Ifra N’Diaye dans le cadre de son projet du Centre culturel Blonba GIE, entre mai 2006 et janvier 2009. Dans ce projet, elle était chargée de la coordination des projets et recherches de partenaires financiers, la gestion des ressources humaines, le suivi administratif et financier, ainsi que la production des créations théâtrales et programmes audiovisuels. De l’avis de tous les acteurs culturels, Mantchini a vraiment laissé un très bon souvenir au niveau de Blonba du jeune et ambitieux Alioune Ifra N’Diaye. “C’est très rare de voir une femme comme Mantchini Traoré, tellement qu’elle se bat comme les hommes. Elle essaye toujours de relever les défis. Raison pour laquelle, on dit très souvent que c’est une femme de défis. Elle aime surtout un travail bien fait. C’est pour vous dire qu’elle a de l’avenir. Si elle aime quelque chose, elle va jusqu’au bout et personne ne peut l’empêcher à atteindre ses objectifs, sauf le Bon Dieu” nous a confié l’un de ses proches. Après Blonba GIE, Mantchini s’est retrouvée à la Coopération Suisse sur le programme Culture, mais en tant que consultante. Là aussi, elle a apporté sa petite touche, notamment dans le cadre de l’évaluation du secteur de la culture dans la zone prioritaire d’intervention à Sikasso et Koutiala. Sans oublier l’appui à la construction d’une politique culturelle pour la zone et la représentation de la Coopération Suisse auprès des partenaires locaux. Elle fut responsable de la coordination de la Biennale africaine de la Photographie, communément appelée aussi “Les Rencontres de Bamako” entre mai et juin 2009.

De février 2010 à novembre 2012, Mantchini Traoré était responsable Appui technique aux opérateurs culturels à l’Unité de gestion Intégrée du Programme d’appui au développement économique et social de la Culture. C’est un projet financé par l’Union Européenne. Il s’agissait d’apporter un appui aux opérateurs culturels dans le montage, la mise en œuvre et le suivi de leurs projets, l’assistance technique du Délégué général de la Biennale de la photographie de Bamako 2011, ainsi que la création d’un système de monitoring et de développement des outils de contrôle, de suivi technique et financier pour tous les projets financés. Sans oublier aussi la coordination des responsables de développement culturel, le renforcement des capacités des opérateurs culturels et la création d’une plate-forme d’échanges des opérateurs culturels maliens.

De février à avril 2013, Mantchini a décidé de renforcer ses capacités à travers une formation professionnelle en entreprise en ingénierie culturelle au Bureau d’ingénierie “BICFL ” et Revue Noire à Paris, en France. Après cette formation, elle a été chargée de mission pour les arts visuels à l’Institut Français à Paris, où elle gérait la coordination et l’organisation de projets dans le cadre du programme Afrique et Caraïbes en créations; la coordination des activités de préparation et le suivi opérationnel des projets en lien avec tous les acteurs et opérateurs concernés. Elle avait aussi en charge l’élaboration, la gestion et le suivi de budgets, la rédaction de contrats et la gestion de la logistique dans le cadre des projets développés. Après, elle fut consultante indépendante en ingénierie culturelle, en tant qu’assistance technique pour l’organisation et la coordination des Rencontres de la Photographie de Bamako, entre décembre 2014 à août 2015. Avant d’être chargée de mission pour la relance des porteurs de projets à l’Institut Français, à Paris. Il s’agissait de la relance des bénéficiaires d’aide et du contrôle des pièces présentes aux dossiers et rapprochement des montants justifiés avec les acomptes éventuellement versés.

Depuis juillet 2016, Mantchini Traoré est chargée de projets Afrique et Caraïbes en créations à l’Institut Français, à Paris. Elle est en charge des projets danse et grands évènements.

                                                                 

A.B. HAÏDARA

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3 COMMENTAIRES

  1. Courage à toutes les femmes qui n’ont pas assimilé leur statut à autre que la réalisation de soi.

  2. Bravo, rien a dire sur son courage et détermination très profond que de vous souhaiter bonne continuation et merci pour être un éclat aussi pour le Mali.n’hésitez pas si je peut être utile,pour propulser votre recherche.

  3. Bravo MANTCHINI ! Courage ma sœur, nous sommes nombreux à être fiers de toi. On te souhaite longue vie et bonne chance. Encore bravo mais ce qui a attiré mon attention dans cet article est qu’on n’a dit nulle-part que tu es mariée.Tu sais, chez nous ici au MALI, quel que soit le parcours d’une femme, si elle n’est pas sous le couvert d’un mari….., c’est zéro !!

    Pour donner de la valeur à ta belle carrière, le mieux serait de trouver un mari. Pour cela, je voulais te dire que l’ami de feu mon grand père est disponible. Mr B DIARRA cherche femme car deux de ses épouses sont décédées (paix à leur âme), il ne lui reste qu’une et elle est vieille. Il a 92 ans mais très élégant et surtout très galant. Il n’est pas bon pour la danse mais il est vachement riche et solide. Vu son âge, n’ai pas besoin de te dire qu’il est en sursis. La danse n’étant pas le métier d’une femme mariée, je dirai à B. DIARRA de t’offrir un château et un bon piano qui va avec ta classe pour que tu puisses jouer “la veuve joyeuse” après lui quand il aura plié bagages. 😛

    Réfléchis vite à cette l’offre avant que le vieux ne rejoigne ses amis. 😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀

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