Bénin-Mali du 3 juin: Le match du destin des Aigles

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Après le nul (1-1) de Bamako le 25 mars dernier, les Aigles du Mali se voient condamnés à la victoire sur le terrain des Ecureuils du Bénin. Ce qui est loin d’être une sinécure à Cotonou.

« Les Ecureuils ont empêché les Aigles de voler à Bamako. Nous allons leur briser définitivement les ailes à Cotonou », nous disait un médecin béninois lors de notre dernier séjour dans ce pays en avril dernier. Dans les maquis et les nombreux karaokés comme le VIP, les Béninois promettent « l’enfer » sportif aux Maliens ce week-end au Stade de l’Amitié de Cotonou.

Et l’équipe béninoise en conséquence a bien préparé cette échéance capitale dont le vaincu fera certainement son deuil de la qualification à « Ghana-2008 ». Ainsi, en avril dernier, les locaux béninois ont effectué un regroupement de deux semaines au Ghana qui sera le théâtre de la prochaine Coupe d’Afrique des nations. Ce qui devait permettre à l’encadrement technique de choisir dans ce lot les joueurs qui vont compléter le groupe des professionnels.

Au même moment, notre entraîneur s’était éclipsé de la scène sportive, histoire de faire oublier ses choix tactiques hasardeux et son manque de courage à l’aller. Ce n’est que la semaine dernière qu’il s’est manifesté pour donner la liste de l’équipe qui doit affronter les Ecureuils. Une liste sans surprise parce que en dehors de la convocation des attaquants Cheick Oumar Dabo et Mintou Doucouré (tous les deux évoluant dans le championnat algérien), il n’y a pas de bouleversement de taille sur la liste présentée à la presse mercredi dernier. On note simplement l’absence de Mamadou Diallo (FC Nantes) et de Soumaïla Coulibaly (Fribourg).

Second de son groupe 9 (avec 5 points) derrière les Eperviers du Togo (6 points), qui vont se déplacer en Sierra Leone, le Mali joue en partie à Cotonou son destin dans ces éliminatoires de la Can. Une défaite est interdite au groupe de Jean-François Jodar plus prompt à critiquer les journalistes qu’à coacher une sélection nationale de « vedettes ». On espère simplement qu’il a tiré tous les enseignements de l’aller évitant ainsi les errements tactiques qui nous ont coûté la victoire à domicile.

Aujourd’hui, il dispose de joueurs qui figurent parmi les meilleurs des championnats européens à l’image de Seydou Kéita, Frédéric Oumar Kanouté, Mahamadou Diarra et, dans une moindre mesure, Mohamed Lamine Sissoko. Mais, cela ne suffit plus pour impressionner nos adversaires dans ces éliminatoires. La précédente confrontation entre Aigles et Ecureuils l’a prouvé. Les Béninois ont évolué sans complexe devant nos stars qui ont passé les 90 minutes à se marcher sur les pieds au milieu et à l’attaque. Ils ont intérêt à retrouver leurs marques ce week-end à Cotonou.

Moussa Bolly

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