CNASAM : Du plomb dans les ailes ?

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Adama T Coulibaly
Adama T Coulibaly

Créé avec effervescence et enthousiasme pour soutenir nos équipes nationales à domicile aussi bien qu’à l’extérieur, le Congrès national des supporters des Aigles du Mali(CNASAM) peine aujourd’hui à remplir cette mission. Et pour cause…

Ce constat a été fait le dimanche dernier au stade du 26 mars à Yirimadio lors du match aller Mali-Mauritanie au compte des éliminatoires du CHAN. Contre toute attente, le Congrès national des supporters des Aigles du Mali (Cnasam) a brillé par son absence. Aucun de ses membres n’était présent dans les gradins pour supporter les Aigles locaux. Une situation qui a surpris plus d’un et qui ne pouvait passer inaperçue.

Joint au téléphone par nos soins, pour savoir les raisons de cette absence très remarquée au stade du 26 mars, le président du Cnasam Adama Coulibaly a avancé deux raisons fondamentales. La première raison est, selon lui, une question de choix, car, explique-t-il, ils ne sont pas obligés de participer à toutes les activités sportives. Comme seconde raison, le président du Cnasam justifie leur absence par le manque de moyens, car, poursuit-il, pour mobiliser les gens, il faut des moyens. Après ce constat, la question qui taraude les esprits est de savoir si le Cnasam était déjà à bout de souffle.

Pointant aussi du doigt la difficulté pour les associations des supporters à mobiliser les fonds  leur permettant d’aller supporter nos équipes nationales à domicile comme à l’extérieur, le président du Cnasam a évoqué l’absence des supporters maliens à la phase finale de la coupe du monde des juniors en Nouvelle Zélande, à l’Afrobasket masculin en Tunisie, à l’Afrobasket féminin à Yaoundé, aux jeux africains de Brazza, et présentement au Chili où se déroule la coupe du monde des cadets. Selon lui, aucune association ne bénéficie d’une subvention de l’Etat. À l’en croire, pour qu’une association puisse bénéficier de la subvention de l’Etat, il faut qu’elle soit déclarée d’utilité publique.

Fombus

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