Etendu, pieds et mains liés, au centre des fétiches sacrificiels : Le petit Madou ne mourra pas tout de même

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           Ne croyez pas à une défaillance de votre sens visuel, ce que vous allez lire en ce moment est bel et bien écrit noir sur blanc. L’histoire se déroule dans un quartier de la Commune VI.  De quoi s’agit-il alors?rn

                     Ce samedi 06 janvier 2007, personne ne se doutait de quelque chose, les activités reprenaient de plein pied après les tractations et la fatigue des fêtes de tabaski et du Saint Sylvestre. Face à ce tableau qui rentre dans le cours normal des choses, un détraqué, un maniaque, un vagabond doublé de criminel, préparait, avec sa petite bande, un acte cérémonial aussi odieux que les habitants de ce quartier de la Commune VI n’oublieraient de sitôt. En effet, le petit Madou, un garçonnet de moins de 5 ans, s’amusait à merveille avec son camarade d’âge quand, tout d’un coup, un type, approchant la trentaine, vînt interrompre les cris de joie que se partageaient les deux gamins. L’intrus essaya de ménager le petit Madou avant de l’emporter de force face au refus de ce dernier. Ce fou, on l’apprendra plus tard, s’appellerait Papou, décida alors d’emmener l’enfant dans une concession voisine avant de s’enfermer avec lui dans une chambre.

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    L’autre garçon, c’est à dire l’ami avec qui le petit Madou s’amusait, étonné par ce forcing du nommé Papou, confus face au fait que cet inconnu se fût enfermé dans une chambre avec son ami, courut alors alerter les parents de Madou. Ses mères et certaines voisines foncèrent alors vers la chambre dans laquelle le petit Madou était tenu prisonnier. Sans autre forme de procès, les femmes tapèrent à la porte, en vain. Alerté par le bruit de la porte mêlé aux cris des femmes, un homme passant décida alors d’aller savoir ce qui se passait. Quand on lui expliqua le problème, il s’adonna à la porte avec toute sa force, la serrure ne tarda pas à céder. Le petit monde convergea alors vers l’intérieur de la chambre. Et là, le spectacle était effrayant ! Fait abominable ou démonique, en tout cas, le petit Madou était étendu au milieu d’une dizaine de fétiches, mains et pieds liés par Papou et ses complices, une pièce d’argent enfoncée au fond de la gorge, un linceul à côté, et de la petite bande, un faux charlatan vociférait des formules incantatoires. On se saisit alors de la petite bande de Papou qui, avant tout lynchage, ne dû son salut qu’à l’arrivée inopinée de la police sur les lieux.

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    Quelqu’un avait pris le soin d’alerter le commissariat le plus proche. L’objectif visé par la bande d’assassins de Papou était de sacrifier le petit Madou à leurs fétiches. Le pourquoi, ils ne l’ont pas dit. Ils ont cependant été embarqués par le police avec tous leurs fétiches. D’après nos informations, le rite pré sacrificiel que la bande pratiquait sur la personne du petit Madou visait à lui aspirer tout son sang, à travers les fétiches, avant de l’achever, d’où la présence sur les lieux, de linceul. ET depuis le 06 janvier dernier, le petit Madou semble hypnotisé sous le choc des affres qu’il a vécues avec ces criminels en puissance qui méditent désormais sur leur soit derrière les barreaux.

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             Aux parents donc d’être vigilants, surtout en cette période préélectorale, car, des bandes du genre Papou, on en trouve un peu partout dans le District et environ.

    rnAdama S. DIALLO

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