Une centaine de morts après l’attaque d’un village dogon dans le centre du Mali

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Le centre du Mali est une nouvelle fois endeuillé après une attaque meurtrière. Des hommes armés ont tué au moins 95 personnes dans le village dogon de Sobanekou, près de la ville de Sangha, dans le cercle de Bandiagara. Une action qui n’a pas encore été revendiquée.

Ce dimanche, lorsque les habitants du village de Sobanekou, situé dans le centre du Mali, ont entendu venir des hommes armés vers 17h, ils ont pensé dans un premier temps à des voleurs de bétail. Mais très rapidement, les civils ont été pris pour cible.

Coups de feu, des cases brûlées, de très nombreux corps sur le sol. Un élu de la localité, contacté par RFI, raconte le désastre : « Avec les militaires, on a dénombré 81 corps calcinés. Tout est à moitié calciné dans ce village de 300 habitants. On a même des témoignages qui disent que ce sont les Peuls qui sont venus. Ils ont encerclé le village et ils ont commencé à tirer. Quand les gens sont arrivés dans leurs maisons, ils ont mis le feu. »

Le bilan provisoire s’établit à 95 morts d’après un communiqué du gouvernement et 19 personnes sont portées disparues. Plusieurs animaux ont été abattus et des maisons incendiées, précise ce document. Les recherches de victimes se poursuivent dans ce village qui abrite environ 300 personnes. Pour le moment, à peine 50 habitants ont répondu présents.

Les violences dans le centre du Mali sont régulières. Le 23 mars dernier, le massacre d’Ogossagou avait provoqué une onde de choc. Le gouvernement avait alors annoncé le démantèlement des milices d’auto-défense et le démarrage d’un vaste programme de désarmement.

Par RFI Publié le 10-06-2019

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2 COMMENTAIRES

  1. Le Gouverneur de Mopti est le responsable de toute cette tuerie en masse dans sa Région. Depuis son arrivée à la tête de la 5ème Région, la zone a basculé dans l’honneur. Je ne suis pas le seul à le constater et je ne serai pas le dernier. Il a été informé en temps réel donc depuis le début de l’attaque et n’a pris aucune disposition pour la contrer. La distance entre Mopti et Sangha est à peu près de 100 KM à vol d’oiseau. Sobane est à moins de 7 km de Sangha dans la plaine du Séno. De 17 heures à 3 heures du matin, des peulhs venus de Diankabou, Singuemaran Sourindé, Binedama et Nawadjè aidés par leurs complices terroristes se sont donnés à coeur joie à rayer tout un village de la carte. C’est le village le plus excentré dans le “petit” Séno comme on le dit communement entre la falaise et la vallée de la rivière de Bamba-Kassa.
    La veille de la fête de l’Aïd El Fitr déjà dans la soirée, les complices terroristes ont reclamé au village de Diankabou peulh le prix (impôts)de leur engagement à leur côté pour combattre les Dogons. Cette nuit du 04 juin 2019, les terroristes mécontents de la lenteur des villageois peulh à honorer leur engagement (en espèce sonnante et trébuchante) ont tiré des armes automatiques en direction du village de Diankabou dogon. Le lendemain ce dernier village s’est plaint auprès du voisin Diankabou peulh. Ce dernier a dit les responsables sont des étrangers qui sont chez eux.

    Diankabou peulh est la principale base des opérations, Singuémaran est le camp d’entrainement où les mines sont fabriquées et Nawadjè le second camp d’entrainement. Toutes les attaques ciblées de dogons, des enlèvements et les tortures atroces sont planifiés à Singuemaran peulh où les terroristes ont droit de cité.

    Les populations des villages dogons situés le long vallée de la rivière de Bamba, de Diankabou dogon jusqu’à Madougou ont attiré l’attention des autorités de l’arrivée massive des terroristes en motos en provenance de la forêt de Sèrèmè, Sèrèmè et Balkèrè dans le No man’s land de la grande plaine du Séno située à l’est de la falaise de Bandiagara. Tous ces terroristes sont logés dans les villages de Diankabou peulh, Singuemaran peulh, Binedama et Nawadjè depuis le début du conflit en avril 2018. La Pick-up, elle, est arrivée à Singuemaran peulh par le couloir de Nawadjè en passant par Binedama le jour l’attaque évitant les villages dogons. Tous les peulhs de ces villages cités ont participé à la tuerie. Après leur forfait, ils se sont repliés dans lesdits villages.

    A l’attention des enquêteurs, ils effectuent leur descente nuitamment par tois couloirs : celui de la digue de Diankabou dogon pour Diankabou peulh, entre Anakila et Kindé pour Sourindé et Singuemaran et entre Koubome et Soye pour Singuémaran encore. Au jour d’aujourd’hui, après ce forfait, il est sûr et certain que la plupart d’entre les terroristes sont répartis dans leur base des forêts de Douentza. Les peulhs du Gondo peuvent vous guider n’ont pas en tant qu’aide mais en tant complices pour identifier les vrais têtes d’affiche et les repères des terroristes.

    Toutes autres pistes empruntées par les enquêteurs à sa tête le Gouverneur sont de fausses pistes pour endormir l’opinion nationale et internationale car le Gouverneur sait bien où se trouvent les vrais coupables. Il sait que c’est l’oeuvre de la milice peule de Diankabou. Déjà au niveau du bilan de façon flangrante il a voulu camouffler les faits en donnant le chiffre de 35 morts sur les ondes de l’ORTM et dans les colonnes de l’Essor. Jusqu’à ce jour le Gouvernement n’arrive à se décider à donner le vrai chiffre que tout le monde connaît qui est de 102 morts pour l’instant. Le bilan peut évoluer malheureusement à la hausse. Pourtant le Ministre de la communication, journaliste de son état, était de la partie au nom du Gouvernement. C’est trop grossier comme mensonge d’Etat à l’endroit de son opinion nationale. Pourquoi vouloir cacher la vérité en ce 21ème. Heureusement pour les dogons sans défenseurs, ils n’étaient pas seuls sur le terrain. Le bilan réel dépasse les deux cents (200) morts parce qu’en plus des trois cents (300) habitants du village, il faut aussi noter la présence de parents déplacés des premiers villages dogons brûlés dès le début du conflit (côté frontère burkinabé) en avril 2018. D’autres personnes n’ont pas repondu à l’appel.

    La milice peule de Diankabou et alliés des villages peulhs du Séno, elle même membre de l’Alliance pour le Salut du Sahel (ASS), est la seule responsable de la présente tuerie puisqu’elle en est le commanditaire. Me Assane Barry, la tête pensante, Babaly Bah, le bailleur et Sekou Barry le maire de Diankabou doivent être interpelés pour faire jaillir la vérité. Il n’ ya aucun amalgame là dessus. Depuis que ce maire a été élu après la dernière élection communale, les villages dogons et peulhs du Séno qui vivaient dans la paix et la quiétude absolues ont connu un début de violence.

    L’Armée est naïvement utilisée comme complice par ces bandits aux cols blancs. Aucune précaution n’est prise pour vérifier si les colis ne contiennent pas de métaux et autres engins. En effet, chaque fois que les cadres de Diankabou peulh convoient des vivres, il y a un regain de violence dans la zone. Les armes et les munitions sont dissimulées dans les vivres ainsi que des fûts de carburant. Des jeunes peulhs de la contrée demunis jusqu’alors sont tous en possession aujourd’hui de motos neuves avec le vol d’animaux.

    La tuerie du village Dogon de Sobane a été planifiée après les échecs d’autres tentatives de grande ampleur telles que les attaques des villages d’Anakila, Gondogourou, Coumbome, Endem, Kindé et Kobadiè tous dans la Commune Rurale de Diankabou frontalière de Sangha.

    Pour réussir leur coup, une campagne à l’échelle internationale a été orchestrée par Tapital Puulaku pour stigmatiser toute une communauté: les Dogons à travers Dana Ambassagou. Cette Association faîtière peule Tapital a versé dans les violences verbales, dans les invectives, dans la provocation, dans la calomnie… Aziz Diallo, son président qui pourtant connaît bien la nature belliqueuse et fourbe des peulhs du Macina a été utilisé pour internationaliser un conflit local. Des émissaires tels Aly Nouhoum Diallo, Me Assane Barry et autres hauts cadres de l’Administration et de la société civile ont été dépêchés dans tous les pays d’Afrique où vivent des peulhs pour mener des campagnes sordides d’intoxication afin de ternir la belle image mondialement reconnue du Dogon. Les arguments fallacieux avancés sont ceux-ci : les Dogons veulent exterminer les peulhs pour prendre leurs terres. Quelle abération! Certains religieux pas des moindres ont joué leur partition dans cette campagne.

    Dans la foulée des campagnes ont été organisées pour lever des fonds à travers tous les pays de la sou-région. La diaspora peulhe a pleinement joué son rôle pour diaboliser le Dogon. Aujourd’hui cet argent est en train de servir à payer les terroristes (les forces du mal) pour les aider à chasser les Dogons.
    Voilà, en moins de trois mois du drame d’Ogassagou (dont les vrais commanditaires sont connus de tout le monde), l’histoire rattrape les peulhs du Macina. Plus de 50 barbares se sont livrés à un vrai génocide en utilisant des méthodes les plus barbares: égorger, éventrer des nourrissons, des enfants, des femmes, des vieillards sans défense.
    Le chef de la MINUSMA a vu juste ce qui se passe au Centre. Pour Mahamat Saleh Annadif, c’est de lui qu’il s’agit a dit : ” ce drame (de Sobane) rappelle également et malheureusement que dans cette spirale de la violence, il n’y a pas les méchants d’un côté et les gentils de l’autre”.
    Les peulhs du Macina, en embarquant le monde entier dans leur grossier montage ont fait croire que ce sont les dogons qui sont les assassins et eux des agneaux sacrifiels. L’histoire vient de les rattraper avec leurs mensonges montés de toutes pièces.

    Les fumées de centaines de corps humains, d’animaux et de cases brûlées de Sobane sont là comme l’oeil de Caen pour les rappeler que le mensonge ne mène pas loin. Ils n’ont jamais pu proposer depuis le début du conflit aucune solution de sortie de crise donc ils espèrent gagner leur combat de conquête de territoire.
    L’idée de départ des peulhs du Macina depuis 2015 de soumettre les bambara et les bozo dans la zone inondée et de chasser les dogons du Séno dans la zone exondée, contrariée par l’inatendue réaction vigoureuse des Bambara et des dogons, n’est toujours pas abandonnée. Le cas de Sobane constitue en même temps un acte de vengeance pour laver tous les revers subis par eux depuis le déclenchement par eux du conflit mais aussi un test dans leur alliance avec les terroristes. L’ASS a été créée pour revendiquer un territoire (malgré qu’elle n’a pas de visage jusqu’à présent car la lâcheté est passée par là) et non pour lutter scontre les terroristes sinon comment comprendre leur alliance avec ces derniers.
    En conclusion, les naïfs bambara, sénoufo, bozo, dogon etc. l’apprendrons à leurs dépens sur la route de l’exode s’ils se laissent berner par les cris de victimisation des peulhs.

    Le Général français à la retraite Jean Bernard PINATEL l’a soutenu en mi-mai en disant que :”la situation du Mali ne se stabilisera que si Bamako consent à faire évoluer le statut de l’Azawad car les Touaregs et les Peulhs refuseront toujours de se soumettre aux noirs du sud”. Donc la partition du pays est un fait constant trahi de temps en temps par des racistes de l’espèce de PINATEL. Cela peut être aussi des signaux non officiels envoyés pour préparer une opinion nationale non avertie.
    Il y a d’autres sons de cloche qui se font entendre : négocier avec les terroristes. Cela participe à une campagne pour humilier le Gouvernement.

    Le Gouvernement doit faire tout pour changer le Gouverneur actuel de Mopti s’il veut réussir la reconciliation entre les communautés. Il est à la base de l’effritement de la cohésion sociale séculaire qui avait toujours caractérisée la population de cette partie du pays. En un mot, il n’est pas bon.

    Monsieur le Président, pour le salut de cete région, prenez toute votre responsabilté car il ne vous dit pas la vérité sur ce qui se passe dans la zone. Il ne faut pas non plus écouter les chants de sirène contraires. Il est possible qu’il soit couvert par une main invisible que vous ne connaissez pas. Votre pays est en train d’aller à vau-l’eau. La stabilisation du pays passe par le centre. Ressaisissez-vous! Le pays a besoin d’un sursaut national pour se débarrasser des forces du mal qui l’assaillent de tous les côtés.

  2. C’est les pays occidentaux (Paris ou Washington/New-York) résponsable de grands nombres de désordres qu’ils auraient dû s’en prendre!

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