Dégradation de la situation sécuritaire au Mali : Les Maliens à l’unisson derrière les FAMa

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Face au danger du terrorisme et la menace séparatiste, les Maliens s’orientent vers l’union sacrée, afin de forger un front commun contre l’extrémisme religieux qui sévit dans notre pays, depuis 2012. Puisque la crise est cruellement sécuritaire, il y a lieu de consolider les remparts que constituent les forces de défense et de sécurité. A cet effet l’armée malienne qui paie un lourd tribut représente aujourd’hui le dénominateur de convergence des Maliens de toute obédience: société civile, classe politique et regroupements religieux.

Les plus optimistes veulent bien croire que l’union tant attendue des Maliens, de la classe politique, de la société civile et des religieux, pourrait ainsi commencer autour des Forces armées maliennes (FAMa).

Ce vendredi 15 novembre, à l’appel de l’opposition malienne, des milliers de Maliens vont sortir massivement pour soutenir l’armée malienne et revendiquer pour elle des outils de défense adaptés au contexte de guerre asymétrique. Les manifestants de l’opposition exigeront également, plus de transparence dans la gestion des fonds destinés à l’achat des armements, et un audit du budget de la loi d’orientation et de programmation militaire (LPM).

La recrudescence de l’insécurité, du fait du terrorisme malgré la présence au Mali des forces Barkhane, de la Minusma et de G5 Sahel, n’est pas compréhensible et les opposants lanceront un appel à la communauté internationale pour adapter le mandat de la Minusma, afin de permettre aux casques bleus de passer à l’offensive, au lieu d’attendre de subir des attaques terroristes.

A noter que ce meeting de l’opposition malienne survient au lendemain du Forum de Paris sur la paix tenu les 12 et 13 novembre, où les présidents africains, Ibrahim Boubacar Kéita du Mali, Idriss Deby Itno du Tchad et Mahamadou Issoufou du Niger ont largement revendiqué une posture offensive de la Minusma.

La mobilisation générale des Maliens pour soutenir leur armée ne s’arrête pas là, car ce dimanche 17 novembre, le Haut conseil islamique dirigé par Cherif Ousmane Madani Haïdara, tiendra un meeting au palais des sports de Bamako, pour s’indigner de la dégradation de la situation sécuritaire et dire halte à la tuerie des enfants maliens et étrangers au chevet du Mali.

Le vendredi 8 novembre, à l’appel des organisations de la société civile, des centaines de Maliens s’étaient rendus au monument de l’indépendance, pour apporter leur soutien à l’armée malienne, victime d’attaques meurtrières récurrentes, comme celles perpétrées le 1er novembre à Indélimane (Menaka), le 30 septembre à Boulkessi, et le 17 mars à Dioura (plus de 100 militaires maliens ont été tués).

B. Daou

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