Bamako : La présence massive des Pakistanais dans les rues avec des téléphones à vendre suscite des interrogations

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Ils sont presque présents à tous les grands carrefours de la capitale Bamako, proposant des téléphones « contrefaits » des grandes marques comme Samsung, LG… à des prix défiant toute concurrence. Une situation qui vient renforcer l’anarchie existante aux abords des grandes artères de la ville des trois caïmans. Mais leur présence massive commence déjà à susciter des interrogations chez de nombreux Bamakois.

S’ils sont perçus comme de simples aventuriers ou commerçants par certains Bamakois, d’autres s’interrogent de plus en plus sur les vraies motivations de la présence massive de ces commerçants de la 25ème heure venus du Pakistan, base arrière de la nébuleuse terroriste, Al Qaïda.

Pour rappel, c’est dans ce pays que le chef d’Al Qaïda et principal auteur des attentats du 11 septembre 2001 aux USA, Ossama Ben Laden a été tué en 2011 dix ans après par les forces spéciales américaines dans la ville d’Abbotabad où il s’était refugié durant plusieurs années. Et c’est là également que Benazir Bhutto alors Premier ministre du Pakistan, fut assassinée en 2007 par les terroristes.

Question : jusqu’à quel niveau peut-on se fier à la bonne foi de ces nouveaux marchands de téléphones dans les rues de Bamako ? Est-ce des vrais marchands où des personnes déguisées ? Voilà autant de questions qui taraudent les esprits de nombreux Bamakois. Surtout que ces personnes rentrent et sortent du Mali comme ils veulent et circulent sans véritable contrôle.

Une chose est sûre : les autorités maliennes, déjà habituées à jouer au ‘’médecin après la mort’’ doivent prendre toutes les mesures idoines vue la situation de crise sécuritaire que le pays continue de traverser.

Interrogés, certains marchands nous ont confié qu’ils transitent par la Mauritanie (où ils s’approvisionnent probablement en téléphones contrefaits) pour venir prospérer au Mali.

Déconcertées par l’inaction des autorités vis-à-vis du phénomène, dans certaines communes du District de Bamako, certaines organisations de la société civile envisagent de monter au créneau pour dénoncer cette situation.

Lassina NIANGALY

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