Boua ni Sogoma : «Kôrô Président mon pays va mal et très mal et nous ne sommes pas loin d’une implosion que chacun de nous doit éviter et à tout prix et pour le Mali».

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Dans cette parution je voudrais me faire l’écho de tous ces hommes de la rue qui ne peuvent élever le niveau du débat de la situation actuelle et qui restent au seul niveau de contestation simple née de leurs propres constats : difficultés économiques, élections contestées, des images de personnalités que l’on a fait circuler sur les réseaux sociaux et qui s’opposent à nos mœurs, le problème scolaire, la situation des enseignants, le conflit au nord et au centre, les meurtres quotidiens perpétrés sur de paisibles populations, le chômage endémique de tous ces sortants de nos écoles et universités, les tracasseries aux postes de contrôle, la corruption à tous les niveaux et le mépris constant des pouvoirs publics envers les populations, etc.
J’ai eu l’impression que ce n’était plus le Mali que j’ai connu il y a presque 30 ans, comme tous ces reproches faits au Président de la République ont surgi maintenant et tout de suite. Et c’est cette image de chaos, du néant que l’on fait véhiculer sur les réseaux sociaux, dans les familles, dans les grin et partout au Mali et à l’extérieur.
Il y a déjà près d’un mois que nous n’avons pas de gouvernement, donc une inertie de toutes les institutions, de toute notre administration et partant de toute notre économie. Tout est désormais à terre, ce qui constitue une victoire pour le M5-RFP dont l’un des objectifs était de bloquer et de paralyser le pays. Cela, les opposants l’ont réussi ce qui laisse augurer qu’ils réussiront à faire aboutir toutes leurs revendications avec y compris votre propre démission dont ils restent sûrs de la faisabilité, de la possibilité.
Il y a eu un certain nombre d’erreurs dans la gestion de cette crise et qu’il sera désormais difficile de rattraper :
– Il s’agit de la nomination ou de la reconduction du Premier ministre aussitôt après sa démission. Ce n’est pas l’acte en tant que tel mais les circonstances dans lesquelles il s’est passé.
C’était, si je ne m’abuse, au début de la contestation du M5-RFP. Vous auriez pu ou dû attendre de comprendre ce que voulaient les opposants avec qui ils composent, le rapport des forces, leurs moyens et ceux qui étaient derrière eux, en analyser la faisabilité et la légitimité de leurs revendications, les décrypter avec la mouvance présidentielle, vos conseillers techniques et même occultes, vos services de renseignement, les leaders d’opinion, la classe politique dans une large majorité, vos partenaires et adversaires, bref tout ce peuple qui vous soutient ou qui vous a soutenu pendant la campagne présidentielle.
Je pense que fort de cette impressionnante moisson, vous auriez pris la décision qui s’imposait.
Personne y compris dans votre propre entourage n’a compris le sens de cette précipitation à reconduire le même Premier ministre qui ne pouvait être exempt des mêmes reproches à vous faits par l’opposition. Il est sans conteste comptable de votre gestion au même titre que beaucoup de ceux qui aujourd’hui ont pris la rue pour vous critiquer.
Vous auriez dû vous donner un temps de réflexion pour donner le nom de votre Premier ministre contre lequel je n’ai aucun reproche à faire, puisque je ne le connais pas.
Sa nomination a paru aux yeux des opposants comme une façon de les narguer, de les mépriser.
Il n’est toujours pas tard de corriger ce que j’appelle une erreur : faites démettre votre PM et demandez à la Cmas et au M5-RFP de vous proposer un Premier ministre de consensus, mais pas de pleins pouvoirs. Donnez-lui les moyens de constituer son gouvernement en prenant en compte l’ensemble des fils du pays qui ont de la compétence et de la probité morale pour conduire le destin de notre pays pour les trois années à venir. Ce sera une équipe de techniciens mais pas de politiciens qui auront sans doute le temps de se préparer pour accéder de façon légale et légitime au pouvoir en 2023
– La deuxième erreur à mon sens Kôrô Président, c’est la dissolution de la Cour constitutionnelle qui pose aujourd’hui le problème de la légitimité et de la constitutionnalité de l’acte que vous avez posé. N’étant pas juriste ou homme de droit, j’ai entendu par certaines personnes et dans des endroits assez informés qu’une institution ne peut faire dissoudre une autre. Et si cela est vrai la solution devrait être négociée par les magistrats de la Cour et les différents syndicats de la justice pour éviter ce bras de fer inéluctable qui s’installera inexorablement entre vous et la magistrature pour la désignation des trois nouveaux entrants à la Cour constitutionnelle.
C’est, je pense une des nombreuses imperfections de notre Constitution qui a montré ses limites et c’est ce qui vous posera problème aujourd’hui.
Manassa avait raison lorsqu’elle déclarait que personne ne pouvait la déboulonner de sa place y compris vous-même.
Les opposants parmi lesquels l’on compte d’éminents juristes et qui ont partagé certaines de vos équipes gouvernementales le savent si bien qu’ils poussent le bouchon au point de le faire tomber dans la bouteille.
Et depuis le grand rassemblement du 5 juin, ils ont clairement décliné leurs revendications parmi lesquelles la dissolution de la Cour constitutionnelle et vos conseillers qui sont spécialistes de la question devraient pouvoir attirer votre attention sur tous les contours de cette question et vous proposer la meilleure formule de règlement possible. L’ont-ils fait peut-être ? En tous les cas, la dissolution de la Cour constitutionnelle sera une épine dans votre pied qu’il faudrait extraire avec beaucoup de précautions et surtout de doigté.
La solution à mon avis devrait venir de Manassa elle-même. Elle devrait, pour le MALI, se démettre à la suite des premiers qui ont jeté l’éponge et dont je n’apprécie point le geste qu’ils ont posé. Pour faciliter la tâche au Président, ils devraient se concerter pour décider ensemble de quitter le navire sans aucun préjudice de leur honneur ou de leur intégrité morale.
Ils l’auraient fait pour le Mali pour qui aucun sacrifice n’est de trop. Manassa et les autres se sont, à juste titre et à raison agrippés au droit, à leur droit. Et maintenant ça coince pour tout le monde et personne ne peut prévoir l’issue de cette situation qui empire de jour en jour et aucun risque de quelle que nature que ce soit ne peut être écarté.
La situation ne profite à personne, ni au Président, ni à l’opposition, ni au simple citoyen qui paie le plus lourd tribut de ces troubles, lui qui est obligé de chercher sa pitance au jour le jour.
La troisième erreur à mon sens Kôrô Président c’est la réponse que vous avez donnée aux opposants le jour où vous les avez rencontrés en vos bureaux. C’est vous qui les avez appelés, vous devriez leur donner tout le temps qu’il faut pour discuter avec vous et sereinement. Vous ne devriez pas leur demander d’aller voir ou rencontrer la mouvance présidentielle comme seule réponse à leurs revendications.
Ils l’ont pris pour du mépris alors qu’il aurait simplement fallu les écouter et leur dire que vous allez prendre connaissance de leur mémorandum pour les inviter à une autre rencontre. Cela vous aurait donné encore une fois le temps de consulter et de requérir le maximum de points de vue avant de décider de quoi que ce soit. Et avant cette rencontre les opposants avaient renoncé à l’idée de votre démission, en ce moment-là il était toujours possible de trouver une solution qui arrangerait tout le monde.
La solution aujourd’hui me semble difficile à trouver surtout après l’échec de la médiation de la Cédéao.
La seule piste possible serait de retourner à l’imam Mahmoud Dicko qui n’a pas écarté toutes les solutions de compromis ou de compromission pour le Mali. Je l’ai entendu lors de leur deuxième grande marche où il a dit que lui il est un IMAM, donc un homme de Dieu et qu’il est aussi une personne âgée toutes choses qui lui confèrent une certaine sagesse, un certain discernement. J’ai aimé de lui ce discours et je crois encore qu’avec lui la solution peut être trouvée.
La dissolution de l’Assemblée nationale réclamée par le M5-RFP ne devrait pas poser problème à mon sens. Vous auriez pu le faire et souverainement pour le Mali. Car en réalité autant parmi vos admirateurs que vos adversaires personne n’a compris comment les résultats ont pu être changés du tout au tout et en l’espace de quelques heures.
Manassa a donné sa version des faits et son insistance à garder les résultats en l’état résulte de la nature même des délibérations de la Cour constitutionnelle et des prérogatives que lui confèrent la loi, le droit qui dit que les délibérations de la Cour constitutionnelle sont sans appel. Les contestataires parmi lesquels il y a de très bons juristes le savent et c’est pour vous pousser à la faute qu’ils exigent la dissolution de la même Cour. Il y a surtout le cas du jeune président de l’institution qui a choqué et qui a été l’un des facteurs détonateurs de toute la crise que nous connaissons aujourd’hui. Il y a d’autres députés dont l’élection qui a été aussi contestée notamment à Sikasso, au nord et ailleurs.
Il y a donc lieu de revoir notre Constitution qui semble obsolète dans certaines de ses dispositions et qu’il faudrait revisiter pour l’adapter au contexte actuel de la société malienne.
Vous auriez dû, selon la vox populi, appeler, les magistrats, les juges qui ont tranché pour mieux comprendre, même si par ailleurs on me parlera de la séparation des pouvoirs et de l’indépendance de la justice.
Tout cela est vrai, légal constitutionnel mais voilà où ça nous amène aujourd’hui. Les syndicats de magistrats s’arc-boutent sur leur position pour soutenir et leur consœur et les autres collègues qui n’ont jamais voulu démissionner. Ils refusent de désigner les trois des leurs qui doivent siéger dans la nouvelle Cour constitutionnelle.
Chacun campe sur sa position, les magistrats parce qu’ils ont raison et aussi par orgueil ne voudront pas céder.
Kôrô Président, je m’étonne de ce désert de militants et de sympathisants derrière un président que plus de 60 % de notre population ont élu il y a seulement deux ans.
Avec tout ce monde que j’ai vu derrière vous à votre élection j’ai craint à un certain moment un affrontement entre vos amis et vos adversaires car toutes les prémices d’une guerre civile étaient là. Heureusement que Dieu est encore avec le Mali.
C’est, je pense, que c’est cette majorité “minoritaire” présidentielle que vous auriez dû consulter sur toutes les questions que posait le mémorandum du M5-RFP pour lui donner une réponse qui vous engagerait à travers au moins le parti au pouvoir.
L’arrivée annoncée d’une autre délégation de haut niveau de la Cédéao ne pourra toujours pas résoudre le problème Mali. Le M5-RFP n’a désormais qu’une seule revendication votre démission et elle occulte tous les autres points de proposition de sortie de crise de l’instance sous-régionale. Leur porte-parole Dr. Choguel Maiga a clairement dit que la Cédéao veut imposer un président contre son peuple, il aurait dû dire contre le peuple M5 en lequel beaucoup d’autres Maliens ne se reconnaissent pas.
Il y a aussi votre manière de gérer la crise. Votre réaction vient toujours en retard. Pour le cas des enseignants vous avez dit que vous ne le saviez pas ; je me pose la question si on ne fait pas exprès autour de vous de vous cacher des choses, ce qui serait très grave pour le chef d’Etat que vous êtes. Ce qui signifie qu’il pourrait avoir un dysfonctionnement dans vos services de renseignements. Votre accord à satisfaire la revendication des enseignants, au lieu de baisser la tension, va susciter beaucoup de remous dans de nombreux secteurs dont les revendications avaient été mises en veilleuse faute de ressources disponibles.
Pour le mémorandum du M5-RFP, vous n’avez pas eu une analyse globale de la situation, vous avez accéder à certains points de leurs revendications au coup par coup, et ce qui a permis au M5 de monter les enchères, convaincu qu’il était de pouvoir aboutir à ses fins et les dirigeants l’ont clairement dit et c’est peut-être vous qui ne l’avez pas compris. Ils se voient déjà à Koulouba et rien ne peut désormais les arrêter dans leur élan d’y parvenir, à moins qu’un troisième larron ne se mêle à la danse ce qui n’est point souhaitable.
Quant aux opposants que je respecte et dont je respecte aussi le droit à manifester je leur dirai de placer le Mali au-dessus de tout. Et je me demande ce qu’ils proposeraient au peuple-martyr du Mali comme alternative pour nous sortir des manches de leur chemise un MALI TOUT NEUF et dans quel délai, car je sais que parmi leur directoire nombreux sont ceux d’entre eux qui ont participé à la gestion du pays avec ATT contre lequel ils se sont retournés, avec IBK qu’ils vouent aujourd’hui aux gémonies et renverront sûrement celui qu’ils voudront mettre à la place de IBK ?
Ils devraient pouvoir éviter à notre pays une nouvelle aventure. Si leur intention est de faire tomber IBK et de chercher la solution après, alors nous disons bonjour les dégâts. Heureusement que nous serons encore ensemble si Dieu nous prête longue vie pour apprécier. Et si le remplaçant ne nous donnera pas satisfaction au bout de quelques temps, nous serons encore là pour le chasser de Koulouba et alors notre pays sera désormais INGOUVERNABLE. Ayons raison gardée et ne rejetons pas tout, car au-delà de soi il y a le Mali que l’on ne peut sacrifier pour rien au monde.
Moi je suis d’accord que l’on casse tout pour tout reconstruire et avec des hommes nouveaux, neufs devrais-je dire dont les enfants ne seraient dans les meilleures universités canadiennes depuis des années ou ailleurs et dont nous allons auditer les biens avant et après leur passage au gouvernement.
Nous ferons l’audit de ces trente dernières années et l’histoire va nous l’imposer que l’on le veuille ou pas, si nous voulons rebâtir un MALI DU REVE DE NOS ENFANTS.
Je suis aussi d’accord qu’il faille faire une meilleure répartition des richesses du pays pour que chaque enfant puisse avoir sa part dans le bien commun.
Je dirai aussi au M5-RFP de mieux canaliser les marches qu’il organise et qui débordent causant de graves dommages aux populations, à leurs biens et je ne crois pas que les saccages et les vandalismes auxquels s’ajoute un banditisme effréné soient le but et la raison assignés à ces marches ? Car au lieu que la désobéissance civile touche ceux auxquels elle était destinée c’est plutôt les pauvres populations qui étaient en train d’en souffrir, toute chose qui ne pouvait que desservir son mouvement. Et je crois qu’il l’a compris et la trêve qu’il a décrétée le prouve à suffisance.
Je livre enfin mes conseils :
Au Président de la République je lui demande de rapprocher toujours ses conseillers, l’homme de la rue, les notabilités du pays, les grandes familles, les officiers supérieurs, toute la classe politique, les églises, les imams, les sociétés traditionnelles, les GRANDS MARABOUTS pour consultation et vous serez fort de leur avis pour trouver la solution à cet imbroglio qui durcit d’heure en heure. Car à nos portes, tout le monde l’oublie ou feint de le savoir, les jihadistes nous encerclent déjà et la situation qui prévaut leur est favorable et il suffit d’un rien pour que Bamako tombe dans leur escarcelle.Au M5-RFP, je leur conseillerai d’accepter la main tendue de toute la communauté internationale et d’éviter de tomber dans le jusqu’auboutisme, ce qui pourrait nous conduire à une situation dont personne ne peut mesurer les conséquences sur notre pays qui risque d’être en cessation de paiement dans quelques mois si les barrages et les incendies sur nos routes continuent.
Mettez donc le Mali au-dessus de tout et ensemble prions pour la survie de notre pays et la PAIX.
Qu’Allah bénisse le Mali !
Mamoutou KEITA
Producteur de spectacle

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1 commentaire

  1. S’il faut paraphraser MAMOUTOU KEITA, on dirait IBK EST INCOMPÉTENT À EXERCER LA HAUTE FONCTION.
    Il faut rappeler à notre respectueux producteur de spectacle que dans l’histoire du Mali contemporain,les MALIENS ont demandé la démission d’un seul président et après qu’il ait tiré sur la population pour qu’il affirme “Et si le remplaçant ne nous donnera pas satisfaction au bout de quelques temps,nous serons encore là pour le chasser de koulouba et alors notre pays sera désormais INGOUVERNABLE”
    LE PEUPLE MALIEN S’EST SOULEVÉ CONTRE UN SEUL PRÉSIDENT:MOUSSA TRAORÉ.
    Le deuxième c’est IBRAHIM BOUBACAR KEITA.
    Ils sont étonnamment très proches.
    MODIBO KEITA a été victime d’un coup d’État.
    Il faut préciser VICTIME pour souligner que les maliens n’ont pas demandé son départ, certains étaient certes mécontents de son choix idéologique,de son opposition à la puissance colonisatrice, mais n’étaient assez nombreux pour créer un soulèvement populaire.
    ALPHA OUMAR KONARE a donné le pouvoir après avoir organisé la seule coupe d’Afrique des nations du football au Mali.
    Pour signifier qu’il a cédé le pouvoir dans la liesse populaire et tous les maliens étaient fiers de leur pays.
    Il a su contenir les écarts de son premier ministre IBK en privilégiant les intérêts supérieurs de la nation,contunuer à faire confiance à d’autres cadres malgré la méfiance du président du parti au pouvoir.
    AMADOU TOUMANI TOURE aussi a été victime d’un coup d’État puisqu’aucun malien n’a demandé son départ.
    Aucun soulagement populaire n’a eu lieu malgré un mécontentement perceptible sur sa gestion du Nord.
    C’est après le coup d’État qu’on a découvert la nature de certains hommes politiques qui l’ont accompagné.
    TRÈS PEU ONT ASSUMÉ LEURS COLLABORATIONS AVEC ATT DURANT TOUT SON MANDAT À COMMENCER PAR IBK.
    Les maliens ne se soulèvent que s’ils constatent que le président en place ne dirige rien,ne pense qu’à sauvegarder les intérêts d’un clan.
    ILS NE SONT PAS BELLIQUEUX POUR QU’ON PENSE QU’ILS SE SOULÈVENT À CHAQUE MÉCONTENTEMENT.
    Ils ne sont pas aussi manipulables pour qu’on pense qu’à chaque mécontentement, ils vont demander la démission du président recommandée par des hommes politiques sanctionnés.
    C’est tellement vrai que MOUSSA TRAORÉ a dit que les maliens sont sans coeurs quand il a constaté que malgré les injustices de son régime, la population ne répondait jamais aux appels de ses opposants qu’il torturait,assassinait,à commencer par le père de l’indépendance.
    C’est quand les maliens ont commencé à souffrir des conséquences de la gestion clanique de MOUSSA TRAORÉ qu’ils n’ont pas hésité à sortir quand le constat a été fait que les élèves tombent des fusils de L’INCAPABLE.
    Pendant quatre jours,ils sont sortis pour demander sa démission.
    Après sept ans d’exercice du pouvoir, les maliens souffrent énormément des écarts criminels d’un clan autour du président IBK.
    Qu’ils sortent n’étonnent que ceux qui ramènent tout à l’affrontement majorité-opposition.
    Ce n’est pas les éléments qui animent l’opposition qui ont fait sortir les maliens, mais leurs souffrances créées par l’incompétence d’IBK à poser des actes dans le sens des intérêts supérieurs de la nation.
    Le souci de satisfaire les membres d’un clan au détriment des besoins d’une grande majorité de la population a crée des mécontents d’année en année.
    Il suffisait d’une occasion propice pour permettre à la population de montrer son ras le bol.
    En 1991,ça a été l’assassinat massif des élèves et étudiants.
    En 2020,l’injustice créée pendant les législatives.
    En 1991,des officiers supérieurs patriotes sont intervenus pour mettre fin à l’exercice du pouvoir d’un CLAN.
    Le contexte international ne permettant pas un coup de force, une mobilisation permanente et déterminée est nécessaire pour faire plier le CLAN IBK.
    En réalité, ce n’est ni la personne de MOUSSA TRAORÉ qui était visée, ni celle d’IBK actuellement, mais la gestion clanique qu’ils ont autorisée.
    LEURS FEMMES ONT IMPOSÉ LEURS VOLONTÉS.
    Personne ne peut contester qu’Ibk a écarté son parti au profil des personnes recommandées par sa femme.
    Même la nomination de BOUBOU CISSE premier ministre gardant sa fonction de ministre des finances ,reconduit malgré la contestation populaire porte la marque de la puissante AMINATA MAIGA.
    Après avoir détourné des sommes colossales, elle veut maintenant se couvrir.
    C’est pourquoi IBK n’arrive pas à se débarrasser ni de BOUBOU CISSE, ni de l’assemblée nationale pour continuer à faire bénéficier son fils de l’immunité parlementaire car elle sait qu’il ne peut plus revenir aux prochaines élections législatives.
    On demande soit l’abandon des prérogatives constitutionnelles, soit la démission pour empêcher AMINATA MAIGA d’agir.
    Ça ne concerne nullement IBK.
    Former un gouvernement d’union nationale avec IBK gardant toutes ses prérogatives, c’est permettre à AMINATA MAIGA d’empêcher ce gouvernement de travailler comme elle l’a fait pendant sept ans.
    Il faut ôter toute possibilité à la première dame d’agir.
    C’est l’objectif à atteindre, si on veut engager un processus pour un NOUVEAU MALI.
    OSER LUTTER,C’EST OSER VAINCRE!
    La lutte continue.

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