Défense des droits des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali : Les syndicats du secteur se donnent la main

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Défense des droits des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali : Les syndicats du secteur se donnent la mainQui l’aurait cru ? Deux syndicats des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali qui se regardaient en chien de faïence, ont décidé de se donner la main pour la défense des droits de leurs adhérents. Le syndicat national des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali (SYNACOR-Mali) et la Coordination nationale des syndicats et associations des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali (CNSCRM), au cours d’une cérémonie officielle, à la gare routière de Faladié, le 14 octobre 2014, ont décidé de rendre public la convention d’actions, de revendications, de gestion communes des préoccupations des syndicats des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali.

Dans le cadre d’une synergie de partenariat durable et fécond, le SYNACOR-Mali et la CNSCRM, ont signé le 29 août 2014, la convention d’actions, de revendications, de gestion communes des préoccupations des syndicats des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali. Le document, jusque-là, méconnu du grand public, était le 14 octobre 2014, au centre d’une cérémonie officielle à la gare routière de Faladié.

Souleymane Diallo, secrétaire général de la CNSCRM, a mis l’accent sur les difficultés des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali. Il a salué l’initiative des deux syndicats qui augure des lendemains meilleurs pour les professionnels du secteur. « Unis nous déplacerons des montagnes, mais divisés, nous assisterons impuissants à l’absence de solutions à nos problèmes », a-t-il déclaré. Avant d’inviter tous les chauffeurs et conducteurs routiers du Mali, à s’investir pour que cette nouvelle union sacrée soit une réalité et le début de solutions à leurs problèmes.

Pour sa part, Bakaridjan Coulibaly, secrétaire général du SYNACOR-Mali, a indiqué qu’il était temps que les responsables syndicaux  laissent de côté leurs égos pour se donner la mains pour la prise en charge efficace des revendications des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali. «Depuis l’indépendance du Mali, il n’y a jamais eu un accord et une entente aussi parfait entre les chauffeurs et conducteurs routiers du Mali », a-t-il déclaré. Avant d’inviter tous les chauffeurs et conducteurs routiers du Mali à se mobiliser comme un seul homme pour soutenir cette initiative prometteuse.

L’initiative des deux syndicats a été saluée par les représentants des deux centrales syndicales du pays que sont : l’UNTM et la CSTM. Mallé de l’UNTM et Mme Assa Badiallo Soucko de la CSTM, ont estimé la conduite des deux syndicats du secteur du transport au Mali, est à saluer parce que contribue au renforcement de l’action syndicale. Mahamane Kounta, Président de la commission de vérification, est intervenu pour présenter les grandes lignes de la convention.

Il a, dans un préambule, rappelé la situation précaire des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali, avant de dénoncer  l’absence d’une convention collective. Il a aussi mis un accent particulier sur le fait que les tracasseries routières n’ont pas encore eu de solutions au Mali et dénoncé l’injustice sociale dont les chauffeurs sont victimes par le recrutement de chauffeurs étrangers dans les entreprises et autres usines.

Il dira que face à tous ces problèmes, les deux syndicats ont décidé de collaborer dans le cadre d’un partenariat inclusif, pour tout mettre en œuvre pour atteindre les objectifs communs que sont : l’amélioration des conditions de vie et de travail des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali, la formation et l’information des  chauffeurs et conducteurs routiers, la lutte permanente pour l’avènement d’une plus grande justice sociale et l’émancipation des chauffeurs et conducteurs routiers, la lutte constante pour l’adoption d’une convention entre l’INPS et les syndicats des chauffeurs et des conducteurs routiers et la protection des chauffeurs et conducteurs routiers par un contrat de travail entre eux et leurs employeurs garantissant leur emploi.

Assane Koné

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  1. Le transport public du Mali est une honte nationale. Commençons par ses chauffeurs qui n’ont rien de professionnel.
    – 1 Les taximen dont la plupart se drogue deviennent chauffeurs en quittant l’aire de lavage des véhicules. Employés dans ces lavages comme laveurs après leur arrivée du village, ils accumulent des fonds pour se payer un permis de conduire D et deviennent chauffeurs de taxis par la force des choses. Faites-vous une idée de ce type d’individu dans la circulation et dans l’entretien de son taxi.
    – 2 Les chauffeurs de SOTRAMA, beaucoup le devient à la place des SOTRAMA. A midi quand un SOTRAMA est rempli de passagers et que l’assistant du chauffeur (apprenti) est absent parc qu’il est allé manger. Son patron ne l’attend pas. Il voit un petit habitué de la place qui vendait de l’eau ou autre, pour sa patronne. Renvoyé par manque de recette, il vient comme d’habitude à la place en quête de quelque chose. Le chauffeur l’interpelle et le demande ce qu’il fait en ce moment, il lui dira rien. Il dira de monter pour supplier l’absent. Et quelque temps après, tu trouveras ce petit villageois vendeur à la sauvette devenir chauffeur de SOTRAMA, se défonçant avec de la drogue dure.
    – 3 Les syndicats routiers. Le parc d’auto du transport public est très vieillissant. Ils sont plus de plusieurs milliers de véhicules. Si tous les après-midi chaque véhicule du transport urbain et interurbain versait 1000 F dans un compte bancaire et s’ils sont mille, ils auront la somme rondelette d’ 1000 000 de F CFA par jour. Et en 100 jours, ils auront 100 millions de F CFA. Avec cette somme, quelle banque ne les aidera pas à moderniser leur parc auto ? Que les syndicats routiers forment ses chauffeurs à devenir des vrais professionnels. Qu’ils fassent un tour à Accra, Rabat… ils verront.

  2. La plus part des conducteurs de SOTRAMA et taxis sont des consommateurs stupéfiant, des alcooliques qui ne respectent pas le code de Route avec une complicité des policiers qui ne pense qu’a leur Mille Francs. Le changement ne doit être a tous les niveaux.

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