Journée mondiale de lutte contre la peine de mort : Amnesty International s’oppose à l’application de la peine de mort en toutes circonstances

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Depuis 2003  les abolitionnistes mènent, le 10 octobre de chaque année, des actions partout dans le monde afin de sensibiliser l’opinion publique sur la peine de mort. Cette journée a été célébrée dans notre pays hier jeudi 11 octobre, par Amnesty Mali à son siège à Daoudabougou. La cérémonie était présidée par la vice-présidente de l’organisation, Mme Diallo Mariam Sow. Elle avait à ses côtés son directeur exécutif, Saloum D. Traoré.

Mme Diallo Mariam Sow

Selon Mme Diallo Mariam Sow, au cours des 10 dernières années, des progrès notables on été accomplis en vue d’abolir la peine de mort dans le monde. Des obstacles de taille restent à surmonter pour que la peine capitale soit aboli partout dans le monde.

Grace à la campagne menée par la coalition mondiale, 17 nouveaux pays ont décidé d’abolir la peine de mort pour tous les crimes. Et cela  complète le nombre des Etats qui ont abolie cette sentence à 140 pendant ces 10 dernières années. Mme Diallo a déclaré que “parmi les 140 pays qui ont aujourd’hui aboli la peine de mort en droit ou en pratique, figurent des Etats de toutes les grandes régions, religions, et cultures du monde, dotés de systèmes juridiques divers“.

Depuis 2003, chaque année, deux pays en moyenne abolissent le recours à la sentence capitale pour tous les crimes. Et au cours de la même période, 26 nouveaux Etats ont ratifié l’accord de l’ONU abolissant  la peine de mort a ajouté Mme Diallo. Elle a ajouté que “le deuxième protocole facultatif se rapportant au pacte international relatif aux droits civils et politiques visant à abolir la peine de mort, compte désormais 75 Etats membres ; le Benin et la Mongolie l’ont ratifié en 2012, tandis que Madagascar l’a récemment signé“. La vice-présidente a indiqué que d’autres pays maintiennent la peine de mort, mais ont introduit des réformes importantes en vue de réduire le nombre de crimes passibles de ce châtiment. Ce fut notamment le cas en 2011, de la Chine, de la Gambie et de Taiwan.

La Chine, qui se place sans conteste au premier rang mondial s’agissant du nombre de personnes exécutées, a aboli la peine capitale pour 13 infractions non violentes et dans  le cas où l’accusé a plus de 75 ans.

Cependant, force est de reconnaitre que les crimes supprimés n’étaient guère invoqués et que la Chine a parallèlement allongé sa liste des punis de la peine de mort. Amnesty Mali par la voie de sa vice-présidente, Diallo Mariam Sow s’oppose à l’application de la peine de mort sous toutes ses formes, sans exception. Et elle exhorte tous les pays du globe à adhérer aux normes internationales relatives à l’application de la peine de mort. Bien que les Etats qui procèdent encore à des exécutions se trouvent en minorité toujours décroissante, les homicides judiciaires se poursuivent à la même cadence.

Chaque année, un nombre inconnu de personnes est exécuté en Chine, de nombreux condamnés sont mis a mort dans les pays comme l’Iran, les Etats Unis d’Amérique, le Yémen et la Corée du Nord. Des pays comme le Botswana, le Japon et la Gambie pratiquent la peine de mort, a-t-elle conclu.

Cléophas Tyénou, stagiaire

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1 commentaire

  1. Abolir la peine de mort, c’est encourager les crimes sous toutes ses formes. Imaginez qu’un individu tue délibérément deux ou cinq personne!!! Et vous voulez que ce dernier aille dormir tranquillement en prison? alors que les proches des victimes continuent à se morfondre toute leur vie?
    Abolir la peine de mort, ce sera encourager les gens à se faire justice, car certains proches des victimes préféreront (et c’est logique) tuer l’assassin au lieu de l’amener en prison.
    Déjà au Mali il y a une grande propension à luncher les voleurs et autres criminels, car ils savent la justice n’est pas rendue comme la société le souhaite.
    Il faut que l’on cesse de faire le suivisme dernière les européens en avalant tout ce qu’ils nous amène.

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