La Police de l’Eau : Des mécanismes mis en place pour une gestion efficace des ressources en Eau

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Le PCA- GIRE (Projet Conjoint d’Appui à la Gestion Intégrée des ressources en Eau), en collaboration et la DNH (direction nationale de l’Hydraulique), après avoir validé le rapport provisoire de la stratégie de consolidation des clés, a regroupé tous les acteurs autour de l’eau pour l’adoption d’un plan de consolidation d’un mécanisme de coordination de la Police de l’Eau. C’était le weekend dernier, en présence du conseiller technique du ministre des mines, de l’Energie et de l’Eau, M. Drissa Samaké, du directeur de l’Hydraulique, M. Yaya Boubacar, à l’hôtel les Gourmandes, ACI 2000.

L’eau devient une denrée rare à cause du réchauffement climatique et elle constitue aujourd’hui, une véritable source de nombreux conflits. Ceci requiert donc une gestion plus rigoureuse de cette denrée qui s’amenuise de plus en plus. C’est pourquoi certains partenaires techniques et financiers comme les Royaumes des Pays Bas et de Suède ont accepté d’accompagner le Programme National Gire couvrant la période 2019-2020 assorti d’un premier plan opérationnel (2019-2022). Alors,  le directeur national de l’Hydraulique, Yaya Boubacar, a fait savoir qu’il s’agit pour les acteurs autour de l’eau de valider le rapport provisoire de capitalisation des acquis en matière de développement des CLE afin de disposer d’une stratégie de consolidation des CLE existants et futurs.  Pour sa part, le représentant du ministre a rappelé les différentes reformes que le secteur de l’eau a connues en matière de législation ces dernières décennies visant la mise en place d’une gestion plus durable et intégrée des ressources en eau. Et, pour ce faire, il a indiqué que le code de l’eau de 2002 constitue de nos jours, le cadre juridique de référence de gestion de l’eau au Mali. Cependant, selon lui, certaines insuffisances ont été constatées, notamment la prise en compte des orientations et des objectifs de gestion fondés sur la GIRE, d’où la nécessité d’engager une nouvelle loi dont le processus a démarré en 2016 avec une approche participative. Celle-ci a regroupé  les différents représentants des différentes catégories d’acteurs intervenant dans le secteur de l’eau, va-t-il indiquer.  Ainsi, selon le représentant du ministre, si les acteurs en 2017 ont validé un avant projet, ceci s’inscrit dans la perspective d’un développent durable. Il définit le statut des ressources en eau, en consacrant le domaine public hydraulique, ses diverses dépendances ainsi que ses règles de gestion autour de trois(3) axes, à savoir la protection quantitative, qualitative de l’eau et la protection des personnes et des biens contre les effets nuisibles de l’eau, en mettant un accent particulier sur la Police de l’Eau. Pour lui, la Police de l’eau est un des éléments importants de la GIRE pour faire respecter les dispositions de la loi en matière d’usage et de protection des ressources en eau à travers la prévention, la recherche, le constat et la sanction des infractions. Il a fait savoir qu’un corps de Police de l’Eau sera mis en place, en s’appuyant sur l’ensemble des agents assermentés des différents corps de police déjà existants. Selon lui, la question qu’il faut se poser maintenant est : quelle institution va assurer la coordination de ces corps pour mettre en place la fonction de Police de l’Eau ?

Fakara Faïnké

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