Moustapha A. Djiro, président du MODEC : «Il faut se demander ce qu’on n’a pas encore fait pour son pays»

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Le moins que l’on puisse dire est que le Modec n’a pas voulu faire dans la dentelle afin d’apposer le cachet de la réussite à cette conférence-débat, portant sur la citoyenneté, à l’adresse des élèves et étudiants de Bamako.

Le Mouvement Devoirs du Citoyen (Modec), à ne pas confondre avec le parti Modec (Mouvement pour un destin commun), est apolitique et vise la promotion de la citoyenneté au sein de la société malienne afin de forger un nouveau type de Malien, plus apte à relever les défis du moment et ceux à venir.

Pour lier l’acte à la parole, le président du Modec, Moustapha Abdoulaye Djiro, et son bureau ont décidé d’engager leurs forces dans la formation citoyenne à la base. D’où le choix porté sur les élèves et étudiants. Pour ce faire, ils ont invité du beau monde pour non seulement servir de modèles de réussite citoyenne, mais aussi et surtout pour distiller des paroles fortes au juvénile auditoire du jour. Car la parole se doit d’être forte et puissante si elle est appelée à agir. Et elle le fut ce samedi après-midi au sein du complexe scolaire Rosey Abantara, local choisi pour abriter l’évènement.

D’abord avec le président du Conseil National de la Jeunesse (CNJ), Mohamed Salia Touré, qui, entre autres conseils puisés à la fontaine de feu Amadou Hampaté-bâ, demanda aux jeunes et adolescents de ne pas se jeter directement en politique sans passer par les quatre étapes préliminaires que sont : «la conscience de leurs forces et faiblesses; la performance acquise par assiduité aux cours et le sérieux dans les études; être contributifs en s’associant aux différentes initiatives citoyennes surtout dans un esprit de volontariat; et enfin aboutir à être productif pour soi, sa famille et son pays». A sa suite, le Dr Etienne Fakaba Sissoko et l’éminent et prolifique écrivain Robert Dissa ont, pour leur part, insisté sur le fait que les jeunes en général et les élèves et étudiants en particulier devraient tout faire pour mériter et rentabiliser les énormes dépenses engagées dans leur formation et éducation. Car, poursuivent-ils, ils doivent savoir que la famille et la nation en attendent remboursement.

Ce que rejoindra le président du Modec,  avant de préciser que «pour être un bon citoyen, il faut se demander ce qu’on n’a pas encore fait pour son pays. Et non pas ce que le pays n’a pas encore fait pour nous». Pour dire que le bon citoyen met ses devoirs envers son pays au-dessus des droits dont il est bénéficiaire. Mieux, au-dessus de toute autre considération.

Il est à noter que le Modec, créé depuis 2012, a déjà installé des bureaux dans les communes du district de Bamako, à Kolokani, Mopti et Ségou, pour l’intérieur du pays. Il est aussi représenté en France. Le mouvement vise la promotion de la citoyenneté à tous les échelons de la société malienne. Pour autant, un point d’honneur est porté à la formation citoyenne de la jeunesse qui représente près de 47% de la population malienne selon la Directrice Nationale de la Population du Mali qui a honoré l’évènement de sa présence.

Abdoulaye KONATE

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