Séquestration de Bah N’Daw et Moctar Ouane : Le silence coupable de Choguel

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De sa nomination à nos jours, le justicier de la rue (désormais Premier ministre sous la transition) Choguel Kokala Maiga, est devenu amnésique, face à des situations sur lesquelles il bondissait quand il était sur le boulevard. Raison de plus pour les détracteurs des politiciens de se demander où est la place de la morale et de la cohérence dans cette affaire.

Au-delà des politiques, cette hybridation remet sur la table l’éternelle question sur la nature de l’homme moderne malien. Changer au gré de ses intérêts du moment est un vilain défaut. Malheureusement, l’homme providentiel de la rue ne fera pas exception. Puisque chacun à son tour chez le coiffeur, le temps est le meilleur juge. Une chose est sûre, les victimes d’aujourd’hui peuvent devenir des héros de demain et les pseudos héros d’aujourd’hui les victimes de demain. À méditer !

A. Diallo

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4 COMMENTAIRES

  1. Celui qui voit l’injustice mais refuse de parler devient coupable par son silence. Ni mogo min ye dugaw jigin to ye mogo su kan. I be u gen ka fo: “bo ne su kan!” Choguel pourrait etre mis en residence surveillee si ce batard de Goita arrive a faire un trosieme coup d’etat dans ce pays maudit et peuple de laches.

  2. Général, je trouve qu’on accuse Choguel à tort. Il n’a pas mis ces responsables aux arrêts, il n’a pas instruit à des gens de les garder, il n’est pas en charge directement des questions de défense et de sécurité. Je vous rappelle que c’est son employeur (actuel locataire de Koulouba) qui est responsable de leur sequestration. Pensez-vous que c’est si facile?

    • ikasanogo, je sais que ce n’est pas facile, mais un homme ou une femme de principe, s’il/elle n’est pas d’accord et qu’elle ne peut pas, par les pouvoirs qui sont devenus les siens, il/elle démissionne.
      Mon problème avec les colonels de Kati (on m’a dit de ne plus dire “petits” et par respect pour Papy et les tous les intervenants, j’arrête d’utiliser ce mot), mon problème donc avec les colonels, c’est le maintien sans procès de ces deux vieillards, surtout de Bah Ndaw en résidence surveillée, pour ne pas dire en prison. Tant qu’ils n’auront pas libérer Bah Ndaw ou le fait juger (que je ne connaissais ni d’Eve, j’aurais toujours du Mal à ne pas les appeler “petits colonels.” Je pourrais un jour être kuntji su et dafara su, mais je le ferai, et du milieu de ma bouche. Parce que je sais que si l’on continue sur cette lancée, on est foutu.
      Quand Bah Ndaw et ses compagnons d’armes avaient l’âge des petits colonels, personne n’a pu s’emparer d’un centimètre carré du territoire malien. Aujourd’hui, plus de 80 pour cent de ce territoire est occupé. Et vous voulez que je n’appelle pas “petits” ces jeunes colonels qui se la coulent douce à Bamako, pavanent à Farabougou pour démontrer que ce village est libéré tout en négociant par l’intermédiaires des diables émissaires avec les terroristes ? non et non!
      D’ailleurs je me souviens d’un certain capitaine Goïta, très peu disert, dans un village malien libéré… Mais ce n’est pas le Assimi. A l’époque, on ne devenait pas colonel à l’âge de 37 ans. C’était en 1985… Et ce dernier était un militaire, un vrai guerrier… Mais chut, j’ai besoin de ma langue pour quelque temps !

  3. Le silence de Choguel est scandaleux. Mais cela ne doit pas surprendre car son mentor est Moussa Traoré, le tueur de Modibo Keita, de Diby Silas Diarra, Kissima Doukara, Tiécoro Babagayogo et tant d’autres moins connus.
    Je disais que cet homme était un homme courageux, de décision, tout en étant pas d’accord avec lui. Je m’étais gourré, car s’il avait un tel courage, il se serait opposé aux colonels “captureurs” captateurs de vieillards sur la détention illégale de Bah Ndaw et Moctar Ouane.
    C’est un assoiffé de pouvoir. Il ne pourra rien faire changer dans ce pays. Il ne voulait que ce poste

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