Finale de la Coupe du monde de football, U-17 : Le temps d’une électrocution

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Les Aiglonnets du Mali
Les Aiglonnets du Mali

C’est fini, la coupe du Monde de football des moins de 17 ans, sur la victoire non pas attendue du Nigéria, mais finalement sans grande surprise. 2-0, les deux buts acquis en l’espace de 3 minutes. Nos enfants, nos adorables enfants rentreront au bercail avec une fière moisson, une 2e place plus qu’honorable au regard du palmarès national de l’Indépendance à nos jours. Mais pour autant, il urge dans le feu de l’action d’en tirer le meilleur enseignement de ce qui apparaît désormais comme une électrocution. Les Aiglonets de Baye Bâ, n’auraient finalement résisté que le temps d’une mi- temps, la  première, pour tranquillement rendre les armes à leurs réels propriétaires. Pour y arriver puisque trop étant trop, il aura tout juste fallu aux champions du monde en titre, 3 minutes, quelques instants seulement après la reprise de la seconde partie du match, pour sonner la fin de la recréation. Deux ballons aidés en cela par les nôtres. A leur retour des vestiaires, les blancs du Mali, étaient
fatigués, anéantis, sans âme, totalement perdus sur le terrain.
L’intensité du jeu de la première partie, est passée par là. A croire que nos jeunes gens, à l’exception notable du Capitaine Danté, l’exemplaire Danté, l’infatigable Danté, l’inusable Danté et son inamovible dernier rempart. Le désormais prophète Samuel Diarra. Qu’il en soit chaleureusement remercié et sur ces glorieux faits d’armes tout au long de cette difficile et harassante compétition, la FIFA, l’instance mondiale du ballon rond a fait de lui, le meilleur d’entre tous. Samuel Diarra, meilleur gardien du mondial 2015 des U- 17.

Les mauvaises passes et la mauvaise occupation du terrain sont passées par là

Du début du tournoi de ce mondial, à la triste finale de dimanche soir, les Aiglonets qui reviendront sans aucun doute avec leur médaille d’argent, n’auront finalement payés que le prix de leur mauvaise tenue de balles. Les mauvaises passes et les très mauvais placements sur le terrain par rapport au ballon, comme si, il n’ y’avait personne sur le banc de touche. En plus, de cette calamité technique qu’étaient les mauvaises passes sur le terrain, les individualismes débridées et sans conviction. Nos jeunes gens, jusqu’à ce niveau  de la compétition, ne tenaient toujours pas correctement sur le terrain par rapport au ballon et au porteur de la balle.  Tout le temps qu’à durer le match, ils trouvaient toujours le moyen de se retrouver à deux sur un même ballon, des situations qui ne profitaient qu’à l’adversaire. Pour tout dire, ces Aiglonnets de ce dimanche là, avec un mauvais coaching, n’ont pas ménagé  leur faiblesse physique, oubliant qu’en face, presque dans tous les compartiments du jeu, ils avaient en face, de parfaits porteurs d’eau, de redoutables armoires à glace. Mais que dire, sinon que de leur dire au finish, merci, merci de nous avoir fait rêver. Aussi merci pour le sens hautement patriotique de la mission accomplie, merci de nous avoir décomplexer comme pour nous dire, que tout est possible pour cette nation qui, n’était jamais allée aussi loin et aussi fort dans une telle compétition depuis que nous tapons dans le ballon. Alors, jeunes gens, merci donc pour ces moments d’intense plaisir.

Sory de Motti

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