Assemblée générale de la CARSYD, le samedi dernier au Centre Islamique : Les ressortissants et sympathisants de Dioila réunis autour des préoccupations du cercle

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Une vue des participants lors de l'assemblée
Une vue des participants lors de l’assemblée

C’est devant une foule des grands jours que le bureau de la coordination des associations de ressortissants et sympathisants du cercle de Dioila (CARSYD) a présenté son bilan au cours de l’assemblée générale ordinaire qui s’est tenue le samedi dernier au Centre Islamique de Hamdallaye. De nombreuses personnalités étaient présentes parmi lesquelles les honorables députés Mamadou Diarassouba, Bakary Fomba, Cheick Fantamady Traoré et Dr Oumar Mariko, le préfet du cercle, Dédéou Maïga, Adama Sangaré du ministère des Affaires étrangères et Bréhima Sinko Coulibaly, représentant le président d’honneur de la coordination. 

Après avoir remercié les participants pour leur présence massive à cette rencontre, le président actif de la CARSYD, Dassé Togola a introduit le débat en chargeant le secrétaire général Chiaka Sidibé de présenter le rapport d’activités du bureau au cours de l’année passée. De ce rapport nous retenons que plusieurs réalisations dans le cadre notamment du désenclavement du cercle, de la promotion de l’éducation et de la santé ont été faites. Cela grâce aux efforts des populations et des autorités locales mais aussi suite à l’implication des députés auprès des responsables nationaux. Les membres du bureau qui se sont succédé à la tribune ont tous salué cette forte implication des députés dans l’œuvre  de développement du cercle.

La promptitude par laquelle le député Diarassouba prend à bras-le corps les préoccupations des populations chaque fois qu’il est sollicité a été particulièrement saluée par le bureau de la coordination.

La coupe des arbres et l’enclavement décriés

Dans son intervention, le préfet Dédéou Maïga a mis l’accent sur la nécessité d’aller vers l’inter-collectivité, la coopération décentralisée et le partenariat qui demeurent des voies pour transcender certaines des difficultés actuelles qui se posent à la commune. Il a aussi invité les parents à inscrire leurs filles à l’école.

Quant au bureau, il compte organiser au cours de cette année un forum sur le développement du cercle, des consultations médicales gratuites ainsi que des journées culturelles pour faire découvrir les immenses ressources dont recèle le cercle.

Le budget de ces trois activités étant chiffré à un peu plus de 9 millions FCFA, le bureau a lancé un appel à la générosité des membres du CARSYD. Mais également aux contributions de 23 communes du cercle tout en misant aussi sur les recettes de vente des cartes de membre et les cotisations des adhérents.

Déforestation

Au chapitre des problèmes les plus pressants, certains intervenants ont pointé du doigt la déforestation qui est en train d’hypothéquer tous les efforts tendant à préserver notre patrimoine.

La coupe des arbres étant devenue une voie facile pour se faire de l’argent, un nombre toujours croissant de jeunes ont déserté les champs pour s’adonner à la coupe effrénée des arbres avec du matériel moderne pour en faire du charbon. Selon des intervenants, en salle ou dans les coulisses, sur les routes – d’ailleurs combien dégradées – de Dioila ce sont des dizaines de camions que l’on rencontre chargés de charbon issu de cette coupe irresponsable voire criminelle.

A se demander s’il existe encore un service des Eaux et Forêts au Mali? C’est dire qu’il faut mettre rapidement le holà à cette coupe abusive et sauvage de nos arbres pour en tirer du charbon de bois qui est ensuite vendu, à prix d’or, sur les principaux marchés et même dans les rues de la capitale.

L’autre préoccupation des populations du Banico est le désenclavement qui, dans l’esprit de maints intervenants, figure au premier rang des soucis. Le cercle a besoin d’être désenclavé à travers, par exemple, une route qui reliera Dioila à la route de Sikasso directement. Ce qui évitera de faire de longs détours en tentant de rejoindre cette partie du Mali voire des pays voisins.

Mamadou FOFANA

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