Accusée à tort : La BIJ n’a fait que son travail !

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    Ne pouvant convaincre l’opinion que les ânes se nourrissent de poisson, grande est la tentation des marchands de vent de prendre la courte échelle en multipliant des accusations d’extorsion de fonds, de disparition d’argent, sans la moindre preuve à l’appui. Une stratégie trop connue et qui a va finir par user  toutes ses cordes.

    Ne perdons pas notre temps dans de stériles litanies nauséabondes ! Vendeurs et acheteurs de couscoussière savent tous qu’elle est trouée. Une disposition communautaire transposée dans le dispositif juridique malien par la loi n° 2018-038 du 27 juin 2018 portant loi uniforme relative à la répression du faux monnayage et des autres atteintes aux signes monétaires sur l’ensemble du territoire des Etats de l’Union monétaire ouest africain (UEMOA) stipule que « la perception d’une commission en contrepartie de la remise de signes monétaires émis par la BCEAO contres d’autres signes monétaires de son émission, est punie d’un emprisonnement d’un (01) à trois (03) ans et d’une amende d’un million (1.000.000) F CFA à trois millions (3.000.000) F CFA ».

    Dans une correspondance en date du 24 janvier 2018, la Direction nationale pour le Mali de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO) alertait le ministre de la Sécurité et de la Protection sociale sur la spéculation opérée sur les billets de banque de petites coupures. «Il y a lieu de noter que les opérations de change ( transactions impliquant les billets de banques étrangères et la monnaie nationale – exemple : transactions dollar contre CFA ou euro contre CFA) doivent être exécutées exclusivement par les banques et les établissements agréés de change manuel qui ont obtenu une autorisation par arrêté du ministre chargé des finances. Ces opérations, qui doivent avoir lieu dans des locaux convenablement aménagés à cet effet, sont assorties de commission».

    Accéder au paradis sans mourir !

    « En revanche, les opérations d’échange (transactions qui consistent à convertir les coupures en d’autres coupures de la même monnaie  – exemple : échange de billets de 10.000 FCFA contre des billets de 1.000 FCFA) ne doivent donner lieu à aucune perception de commission ». Voilà ce qui est clair comme le jour. Mais ce n’est pas tout. La banque centrale invitait le département de la sécurité à sévir « pour endiguer ce phénomène qui prend de l’ampleur dans notre pays et qui contribue à fragiliser la monnaie sous- régionale ».

    A moins de tenter de convaincre ses concitoyens que les ânes se nourrissent de poisson, il fort aise de comprendre que la Brigade d’investigation judiciaire (BIJ) est bel et bien dans son rôle. Comme leurs contradicteurs savent que sur ce terrain ils ne feront pas mouche, grande est la tentation de prendre la courte échelle en multipliant des accusations d’extorsion de fonds, de disparition d’argent, sans la moindre preuve à l’appui. Une stratégie trop rodée  et qui a va finir par user  toutes ses cordes. Parce qu’elle sert un objectif malsain : faire peur au commissaire divisionnaire Hamadoun Bilal Traoré qui a lancé ses hommes à l’assaut de la citadelle pour faire taire d’éventuelles actions à l’avenir, préjudiciables à leurs activités illicites.  Tantôt on a des billets de banques craquants, on veut accéder au paradis sans mourir, gagner son pain sans peine, on fait le pied de grue et à la fin de la journée le gousset est bien garni. Vouloir porter un coup fatal à de telle pratique ne peut s’apparenter à une promenade dominicale où l’on ne risque pas de prendre des coups.

    Ibrahim Yattara

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