Discrimination raciale : Des juristes africains renvoient les Etats incriminés aux textes fondamentaux

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L’Association des juristes africains (Aja) s’est jointe à la vague d’indignations, suite au meurtre, il y a quelques jours, de George Floyd, aux Etats-Unis d’Amérique.
Regrettant également l’affaire Adama Traoré survenue en France et des Africains vivant en Chine, l’Aja rappelle aux Etats incriminés les textes fondamentaux internationaux. Il s’agit, d’après le Pr. Ogo Seck et ses collègues, de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, entrée en vigueur le 4 janvier 1969 ; de la Charte des Nations Unies fondée sur les principes de la dignité et de l’égalité de tous les êtres humains ; de la Déclaration universelle des Droits de l’homme qui proclame que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droit ; de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, entre autres.
Ces juristes d’Afrique réclament, dans une déclaration parvenue à Seneweb, que «toutes les mesures nécessaires pour l’élimination rapide de toutes les formes et de toutes les manifestations de discrimination raciale et de nature à prévenir et combattre les doctrines et pratiques racistes (soient prises) afin de favoriser la bonne entente entre les races et d’édifier une communauté internationale affranchie de toutes les formes de ségrégation et de discrimination raciales».
Dans la foulée, l’Aja rappelle que «la coexistence des peuples réside dans le respect mutuel et qu’il faut respecter les hommes, tous les hommes, quelles que soit la race, la religion ou la couleur de la peau, conformément à l’esprit de la Déclaration universelle des Droits de l’homme».
«La coexistence pacifique entre les races est gage de la sécurité mondiale»
Aussi, ont-ils souligné, c’est dans le respect des droits des peuples que les nations du monde ont souscrit, par le passé, aux libertés et à la lutte contre toutes formes de racisme et de discrimination, que les juristes de tous les pays et de tous bords ont le droit et le devoir de rappeler à la communauté internationale.
«C’est partant du cas de l’apartheid de l’Afrique du Sud en 1987, que l’Aja a fondé son leadership dans le domaine des Droits de l’homme et de la démocratie en Afrique».
Ils lancent ainsi «un appel à tous les Africains d’Afrique, d’Amérique ou d’Europe à continuer à porter les valeurs culturelles positives propres au monde noir et que tous ces propos soient retirés par leur auteur, car pouvant inciter à la haine, la violence et que ces propos menacent la paix sociale», rappelant que «la coexistence pacifique entre les races est gage de la sécurité mondiale».

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