Qui est qui ? A la découverte de Baba TOUNKARA, un philanthrope au service de la société

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Ils sont nombreux (hommes, femmes, jeunes)  à avoir passé une  grande partie de leur vie au service de la nation.  Ils se sont dévoués pour la cause de la patrie et les responsabilités qui leur ont été assignées. Certains par leurs faits et gestes,  ont su donner de l’espoir à beaucoup de personnes qui sombraient inéluctablement dans le désespoir. Dans la rubrique « qui est qui ? », nous partons à la rencontre de ces hommes au parcours exceptionnel dont le Mali en regorge ; beaucoup  qui sont pourtant loin des feux de projecteurs. Aujourd’hui, nous partons à la découverte de l’un d’entre eux, Baba TOUNKARA.

Qui est Baba TOUNKARA ?

Baba TOUNKARA, affectueusement appelé  PDG par les intimes,  est un natif de  San. C’est de là-bas qu’il entame son parcours scolaire, il y a environ cinquante ans. Après seulement quelques années à l’école, Il abandonna les bancs   pour faire face aux réalités de la  vie comme la plupart de ses contemporains. Une fois à Bamako, il ne baissa cependant pas  les bras et poursuivit sa formation en cours  de soir jusqu’à obtenir son BTS en transit. Autodidacte, homme plein d’initiatives et d’ambitions,   il parviendra malgré le chemin jalonné d’épreuves à s’imposer dans le transit en devenant  l’un des transiteurs les plus influents  au Mali, dans la sous région et en France.

Un homme d’affaire chevronné

Après plusieurs années  d’expériences accumulées et de savoir acquis dans le monde des affaires, TOUNKARA est aujourd’hui à la tête d’un holding, l’Union Internationale de Transport et Transite (UITT) en qualité de Président Directeur Général  avec une représentation non seulement dans cinq (5) pays de l’UEMOA (Mali, Guinée Conakry, Sénégal, Côte d’Ivoire et le  Burkina Faso)  mais aussi  en France.

Un notable à l’écoute de sa population

La cinquantaine passée, M. TOUNKARA est aussi le chef de quartier du secteur  de Kalabancoro-kôkô. Depuis son intronisation,  il est  au service de sa population en aidant les couches vulnérables à réussir leur ascension sociale par le financement des micros activités et des coopératives. Pour lui, la pauvreté est loin d’être une fatalité et avec un peu de volonté, on peut bien la combattre.

Conscient de  la place que la  jeunesse occupe dans le développement d’une nation, ce père de huit (8) enfants s’est donné comme principale mission d’aider les jeunes à réussir leur insertion socio-économique  afin de ne pas la laisser sombrer dans la délinquance et l’amour du gain facile. Malgré son agenda extrêmement chargé, monsieur TOUNKARA est un amoureux du ballon rond et pratique régulièrement les arts martiaux. L’amour qu’il a pour le football a poussé la jeunesse de Kalabancoro-Sikoro à lui confier le parrainage d’une coupe inter-quartier portant son nom et dont le lancement est prévu pour  ce  samedi 4 Novembre  2017.

Des hommes au cœur valeureux. Sans doute, il en existe et M. Baba TOUNKARA fait partie de ces hommes qui ont compris que la vie sans la compassion et la solidarité ne mérite pas d’être vécu. Amadingué Sagara

A la rencontre de la tradition : La perception de la mort et les pratiques funéraires en Pays Dogon/ Mali. (1ère partie)

Les pratiques culturelles traditionnelles, tout comme la perception de la mort et la célébration des funérailles selon les règles de la religion traditionnelle risquent fort de disparaître dans les prochaines décennies. L’interrogation que suscite cette situation est la suivante : comment sauver ce riche patrimoine culturel face l’invasion culturelle étrangère ?

C’est surtout pour promouvoir et protéger la culture dogon que nous avons mené une étude sur « la perception de la mort et les funérailles en Pays Dogon »

Depuis la création de l’humanité, l’Homme a toujours eu des réflexions  sur à la mort.

Tous les peuples civilisés ont cru à la survie de l’âme après la mort. Le peuple dogon en est un. Dans la cosmogonie dogon, la mort et la survie de l’âme occupent une place non négligeable.

Les Dogon ont réfléchi à leur manière sur la mort et la survie de l’âme après la mort. En Pays Dogon en général, la mort d’Homme occasionne des cérémonies funéraires qui font ressortir la notion de la mort chez les Dogon.

Notion de la mort chez les Dogon :

D’après le dictionnaire « le petit Larousse 2007 », la mort est la cessation complète et définitive de la vie.

Pour comprendre la définition donnée par les Dogon par rapport à la mort, il est nécessaire de savoir la définition qu’ils donnent à la vie.

Les Dogon définissent la vie comme étant une existence sur terre marquée par la fatigue, l’injustice, l’égoïsme et la haine. Ils le disent en ces termes : « Aduniya, ôgnié Lee wagnilèleekôluleeyaluye »

C’est par opposition  à cette définition de la vie que les Dogon définissent la mort comme étant un héritage paternel et maternel (yimi Ba kin Na kin) qui délivre l’Homme de la fatigue, de la haine, de l’injustice de l’égoïsme et le conduit progressivement vers un monde de repos éternel où règnent la paix et la justice.

Cette définition fait ressortir une double perception de la mort chez les Dogon :

-La mort, perçue comme un héritage paternel et maternel, constitue un Bien à hériter des parents tout comme les autres Biens. Pour les Dogon, les parents, après leur mort, laissent à leurs enfants tous leurs Biens y compris la mort qui est le dernier héritage, aussitôt on l’hérite, aussitôt on la laisse pour ses descendants.

L’analyse de cette première perception nous autorise à dire que pour les Dogon, logiquement, le père et la mère doivent mourir avant leurs progénitures. C’est ce qu’on appelle mourir de la mort naturelle. Cette mort naturelle provoquée par Dieu, marque la fin d’une vie bien remplie et bien accomplie, n’a rien à avoir avec les jeunes. Ainsi, les Hommes retournent chez Dieu par ordre d’arrivée sur terre.

Le décès des jeunes, des enfants ou des femmes enceintes n’est pas       considéré comme une mort naturelle, il est provoqué soit par les sorciers, soit par les ancêtres mécontents, soit par les diables, soit par les fétiches et peut être conjuré en faisant des sacrifices aux mânes des ancêtres ou en se protégeant contre les sorciers et les diables.

Dans la société traditionnelle dogon, quand une femme enceinte décède on dit qu’elle est allée avec les «inambe » (autel dédié aux femmes enceintes décédées ou bien les diables qui incarnent cet autel).Presque dans chaque contrée du Pays Dogon, il existe un autel des « inambe » géré par une famille dite « famille des inambe où des yaapilimu ». A suivre dans la prochaine ce que pensent les dogons de la mort d’une femme enceinte. Hamadou Ouologuem, Chercheur à l’Académie Malienne de Langues (AMALAN).

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