Lutte contre la corruption au Mali : Les médias maliens à l’école de Transparency international

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Après la table-ronde tenue au Centre international de conférence de Bamako, sur la corruption en début de semaine dernière, le chef de délégation de Transparency International au Mali, Peter Eigen, en compagnie de Jan Falbusch, représentant-résident de la Friedrich Ebert Stiftung et de Peter Conze de Transparency International, était vendredi dernier face à la Presse à l’occasion d’une journée d’information intitulée «Média et lutte contre la corruption : best practices».

Pour le représentant-résident de la Friedrich Ebert Stiftung, le rôle des médias est essentiel dans la lutte contre la corruption. À ses dires, le rôle des médias est critique dans la promotion de la bonne gouvernance et l’éradication de la corruption. «Il ne consiste pas seulement en la conscientisation du public sur la corruption, ses causes, ses conséquences et les remèdes possibles, mais les médias font aussi des investigations et des reportages sur la prévalence de la corruption», a-t-il déclaré. À l’en croire, l’efficacité des médias dépend cependant de l’accès aux informations et de la liberté d’expression, mais aussi de l’environnement professionnel et de l’éthique des journalistes d’investigation.

Dans son intervention, le chef de la mission de Transparence International au Mali est revenu sur le rôle des médias dans la lutte contre la corruption et les actions de Transparence International au profit des médias. Il notera également que la mauvaise gouvernance est au cœur de la crise actuelle que notre pays traverse, du moins, selon le rapport d’une étude menée par la Friedrich Ebert Stifung sur l’étendue du territoire national, à l’exception de la ville de Kidal.

Le  même rapport relève que le secteur de la justice occupe la tête de peloton en matière de corruption au Mali : soit 88 %,  suivi de la police 86% ; l’école, 78%, la douane, 55%, la mairie, 54% etc. Ces enquêtes démontrent  que les services de l’Etat souffrent beaucoup du phénomène de la corruption. Il en ressort également que le Mali occupe la 127e place  en matière de corruption sur l’échelle mondiale. L’ONG estime par ailleurs que les médias peuvent contribuer à renverser cette tendance.

Le chef de délégation de Transparency International a profité de l’occasion pour féliciter et encourager les hommes et femmes des médias pour leurs regards critiques sur la réalité du pays.

Pour rappel, la Friedrich Ebert Stiftung est présente au Mali depuis presque 50 ans dans le cadre de la promotion de l’ancrage de la démocratie et de l’état de droit. Quant à Transparency international, elle est une organisation non gouvernementale internationale créée en 1993 et ayant pour principale vocation la lutte contre la corruption des gouvernements et institutions gouvernementales.

Alhousseini TOURE

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